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Descriptif

Second état du manuscrit de cette « Perspective cavalière », d'abord intitulée « Qu'à cela ne tienne », parue dans le n°5 de La Brèche en octobre 1963.

« Bas de plafond », l'impressionnisme et le fauvisme... pour ne rien dire du « dérisoire » Parnasse ! Dans cette « Perspective cavalière », d'abord intitulée « Qu'à cela ne tienne », parue dans le n°5 de La Brèche en octobre 1963, et qui donnera son titre à un recueil, Breton s'attache une fois encore à mettre en perspective l'aventure surréaliste, en faisant valoir sa cohérence interne et le continuum dans lequel elle s'inscrit depuis le romantisme. Ce qui l'amène nécessairement, dans un esprit qui n'est pas sans rappeler le premier Manifeste, à malmener quelque peu les écoles et mouvements qui viennent interrompre cette continuité.

Manuscrits autographes signés, Saint-Cirq-la-Popie, août 1963.
- 2 pages in-4° manuscrites, titrées, datées et signées à l'encre par André Breton, avec ratures et corrections constituant le second état de ce texte, relatif à l'histoire du développement du romantisme (de 1830 à 1870) ainsi qu'à l'histoire du surréalisme des quarante dernières années (1924 à 1963).

- 3 pages foliotées manuscrites, titrées et signées par Breton de l'état définitif de ce texte :
« Les mots "Vingt ans après" (que dire du double !) devant la sensibilité populaire comme on la façonne, retiennent beaucoup plus de la cape que de l'épée. [...]
» On est convenu de fixer en 1830 la première explosion romantique (réserve faite de certains phénomènes prémonitoires: Rousseau, Sade, Le Roman Noir, Novalis). [...]
» Quarante années plus tard, qu'en a-t-il été et qu'en est-il ? Hugo, tout compte fait, ne vacille pas trop... sur le seuil qu'il leur entrouvrait, Rimbaud se lève, en puissance de moyens jusqu'à lui insoupçonnables intéressant la vie dans son ensemble cependant que ce même seuil, Lautréamont l'aborde phrophétiquement à la mine, quitte à s'y fracasser. [...]
» Les énigmes les plus exigeantes, les plus propres à aiguillonner l'appétit de l'esprit, prennent alors les noms de Roussel, de Chirico et de Duchamp, d'une dizaine d'années moins âgés. Mais depuis lors ? L'approche de l'année 1964 impartit au surréalisme une marge équivalente à celle que postule la considération du romantisme en 1870. »
(Publié dans La Brèche, n°5, octobre 1963, pages 1 et 2)
Repris comme titre éponyme d'un recueil de textes d'André Breton par Marguerite Bonnet, Gallimard, 1970.

 Le premier état de « Perspective cavalière », sous le titre « Qu'à cela ne tienne ».

Bibliographie

- André Breton, « Pesrpective cavalière », La Brèche, n°5, octobre 1963, pages 1 et 2
- André Breton (dir. Marguerite Bonnet), « Pesrpective cavalière », in Pesrpective cavalière, Gallimard, 1970,  252 p. + 8 ill. hors texte.

Date de créationaoût-63
Date d'édition1963
Languesfrançais
NotesMs - encre noire
Vente Breton 2003Lot 2516
Mots-clés, ,
CatégoriesManuscrits d'André Breton
Série[Manuscrits d'AB] Manuscrits 1958-1966, [Revue] La Brèche
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100083230