La Collection

Accueil > Œuvres > [C'est seulement à vous que je puis recourir...]

[C'est seulement à vous que je puis recourir...]

Lettre datée de Saint-Cirq, le 18 juillet 1961

Correspondance

Auteur

Auteur André Breton
Personnes citées Jean Benoît, Julia, Mimi Parent
Destinataires Aube Breton-Elléouët, Yves Elléouët

Descriptif

Lettre d'André Breton à Yves Elléouët, datée de Saint-Cirq le 18 juillet 1961.

Transcription

St Cirq. le 18 juillet 1961

Yves cher,

C'est seulement à vous que je puis recourir. J'espère ne pas vous causer trop d'ennuis. Vous trouvez ci-joint une lettre qui me parvient ce matin de Suisse ainsi que l'épreuve qui l'accompagnait. J'ai répondu immédiatement par exprès que les couleurs sont très loin de celles de l'original: l'ensemble beaucoup trop bleuté, la nappe en réalité de tonalité blanche, le verre moins mauve, le pointillé du fond bien trop accusé.

Comme je ne puis prétendre, de mémoire, suggérer les corrections précises, je dis à André Rosselet que je m'adresse à vous, qui êtes parfaitement en mesure de l'éclairer. Le plus fâcheux est qu'il y a urgence puisqu'on doit tirer cette semaine. Il faudrait donc que vous lui écriviez tout de suite et par exprès.

Je pense que vous pouvez fort bien vous acquitter de cela tout seul. Si toutefois se présentait quelque difficulté, vous vous feriez assister de Mimi et Jean. Je sais que les techniciens de la reproduction en couleurs usent d'un langage convenu et très précis qui peut ne pas vous être familier. Au cas où vous penseriez que les mots risquent de ne pas suffire, puis-je vous demander d'indiquer les tons par des papiers colorés ? Les poires ne sont sûrement pas du vert qu'il faut. Le fruit rond en avant des deux autres me semble très loin du compte, lui aussi.

J'aurais grandement à cœur qu'il puisse être remédié à tout cela. Puis-je encore vous prier de me dire ce que vous avez fait ?

Merci, mon cher Yves.

La fête de St Cirq, qui prenait fin hier, a eu contre elle le vent, le froid, le noir et la pluie. Nous ne sommes même pas monté voir Julia et Aurélie (Bach) danser la « bourrée », où elles excellent.

Elisa a oublié de dire à Aube qu'Annie Grisel était fiancée à un certain Francis, originaire de Cajarc, qu'elle a dû connaître dans le groupe qui se formait à St Cirq.

À vous deux de tout cœur.

André

Merci, mon Aube chérie, de ton petit mot ce matin. Mimi et Jean sont des Amours.

Date de création18/07/1961
Adresse de destination
Notes bibliographiques2 pages in-4° Enveloppe non conservée
Lieu d'origine
Bibliothèque

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : Ms Ms 41363_156

Nombre de pages2
Crédit© Aube Breton, 2018
Référence19004988
Mots-clés, , , , ,
CatégoriesCorrespondance, Lettres d'André Breton
Série[Correspondance] Lettres à Aube
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000154
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée