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[Très rayonnante ta photographie équestre...]

Lettre datée de Saint-Cirq, le 3 septembre 1952

Correspondence

Author

Author André Breton
Letter to Aube Breton-Elléouët
People cited M. Bessac, Elisa Claro Breton, Uli, Louis Breton

Description

Lettre d'André Breton à sa fille Aube, le 3 septembre 1952.

 

Transcription

Mercredi 3 septembre 1952

Ma petite Aube chérie,

Très rayonnante ta photographie équestre : dommage seulement que tu aies les yeux fermés. Pour en finir avec le problème psychologique posé par ta rédaction, bien sûr je ne puis intérieurement te blâmer de ne vouloir dire que ce que tu penses et ressens : par malheur ce n'est pas tout à fait l'optique voulue dans les examens. Je reste persuadé qu'il y avait là une épreuve de décision, que ce que l'auteur de la question cherchait à scruter (c'est la première chose qu'en pareil cas il faille se demander puisque après tout l'essentiel est de « réussir »), c'était la faculté d'orientation dans l'avenir aussi bien que la volonté qui y présidait.

Nous jouissons des derniers beaux jours à St-Cirq et même Uli a retrouvé quelques poils. Entre sept et huit heures du matin Elisa et moi nous observons les préparatifs de départ des hirondelles ou, plus exactement, des martinets à ventre blanc qui se rassemblent par centaines sur les fils télégraphiques et exécutent comme à l’école des exercices très variés, commandés manifestement par certaines d’entre elles. On dirait qu’elles sont conscientes des périls qu’elles peuvent courir d’ici au Sénégal : finies les courses éperdues et les stridentes piailleries autour du clocher. Elles sont tout à coup d’une gravité extraordinaire.

T’ai-je dit que nous étions allés en voiture dans la forêt de Grésigne , à quelque 80 km d’ici, conduits par un architecte qui est entomologiste à ses heures pour y chercher des scarabées sous les mousses des talus. J’en ai rapporté de très beaux, notamment le chrysocarabus hispanus et le chrysocarabus splendens (je n’y puis rien, ils n’ont pas d’autre nom mais ce sont des splendeurs, le premier à corselet bleu et élytres groseille en flammes, le second tout entier lisse et vermeil).

L’affaire de Cabrerets n’a pas très sensiblement changé de tournure. Le conseil municipal de la ville, réuni le 24 août, « approuve la plainte déposée et la confirme au nom de la commune de Cabrerets , propriétaire de la grotte. Il demande à M. le Préfet du Lot de bien vouloir attirer l’attention de M. le ministre des Beaux-Arts sur le fait qu’une dégradation volontaire d’une œuvre classée tend à être présentée dans la presse sous l’apparence d’un geste courageux que tout “homme libre” peut et doit se permettre lorsque sa compétence artistique personnelle est en désaccord avec celle des experts et archéologues connus » (La Dépêche du Midi, 30 août).

Nous serons mardi soir à Lorient , samedi soir à Paris . Dis-nous, petit chéri, quand tu comptes revenir. Bien que je ne veuille en rien abréger tes vacances, je te recommande de ne pas attendre le dernier moment pour rentrer, surtout en raison de cet examen qui ne doit pas te trouver dans des conditions de trop grande désadaptation, n’est-ce pas ?

J’espère que Jacqueline est maintenant en très bonne santé.

Écris-nous, ma petite Aube, au moins à Lorient entre le 9 et le 13 août [= septembre] et d’ici là, je t’en prie, n’oublie pas de donner des nouvelles à ton grand-père.

Un petit cactus tonneau que nous avons ici dans un pot a donné une de ces dernières nuits une merveilleuse fleur blanche en étoile. C’était presque « la fleur du bal » et j’ai pensé à toi.

Je t’embrasse dans sa lumière.

André

 

Bibliography

André Breton (éd. Jean-Michel Goutier), Lettres à Aube, Paris, Gallimard, 2009, p. 71 à 73

Librairie Gallimard

Creation date03/09/1952
Postmarked date03/09/1952
Destination address
From / ProvenanceSaint-Cirq-Lapopie, Lot
Place of origin
Library

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : Ms Ms 41363_69

Copyright© Aube Breton, Gallimard 2009
Reference19004944
Keywords, , ,
CategoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Libraries, Correspondence, Letters from André Breton
SetLettres à Aube
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600101000109
relwmap_works_label (1)

See also

1 Work
 
False

Boîte de coléoptères

-
Collection d'insectes chassés et conservés par André Breton dans la forêt de la Grésigne, dans le Tarn.
Une image, une notice descriptive, une exposition, une bibliographie.

[Le mandat télégraphique est parti...]

Lettre datée de Saint-Cirq, le 15 août 1953

Correspondence

Author

Author André Breton
Letter to Aube Breton-Elléouët
People cited Dolfi Trost, Steinberg
Text by Elisa Claro Breton

Description

Lettre d'André Breton à sa fille Aube du 15 juin 1953, de Saint-Cirq-Lapopie.

Transcription

Mon petit chéri,

Le mandat télégraphique est parti dès l’arrivée de ta lettre : je croyais que tu ne pouvais louer que huit jours à l’avance. Il eût mille fois mieux valu te laisser l’argent à Paris , dans ces conditions. J’espère bien que ce soir, à ton retour du lycée, il ne sera pas encore trop tard pour que tu puisses retenir un coin. Dis-moi en tout cas comment tout s’est passé.

Je suis content que tu aies pu approcher Steinberg, sachant combien tu y tenais. Te voilà lancée dans les grandes réceptions, ce dont je me réjouis aussi.

Le temps, ici, est toujours misérable : pluie presque continuelle. Mais il y a un nid de mésanges, placé à hauteur d’homme, dans la façade principale de la maison. L’autre après-midi, tout au bord de la route qui mène à Crégols — où nous allions chasser le grand mars — nous avons aussi repéré un nid de merles garni d’œufs vert sombre pointillés. Les rossignols nous font une conduite ininterrompue le long des petits chemins escarpés qui mènent à la rivière.

Les ennuis style 1953 n’ont pas cessé pour autant. Voilà que je suis de nouveau convoqué mercredi par le juge d’instruction de Cahors « pour être entendu comme inculpé de dégradation de monuments historiques ». Je commence à le savoir ! J’ai grand-peine à ne pas prendre en grippe ce département où la plupart des gens sont à double face. Mon avocat ne donne pas signe de vie.

Reçu ce matin le fameux livre de Trost : Visible et invisible (je vais voir lequel de ces deux qualificatifs peut être retenu en ce qui concerne l’auteur). Écris-nous encore.

Je t’embrasse. 

André

 

Bibliography

André Breton (Jean-Michel Goutier éd.), Lettres à Aube, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 2009, p. 79-80

Librairie Gallimard

Creation date15/06/1953
Destination address
Bibliographical material

2 feuillets in-4°, papier à en-tête de l'Étoile scellée

From / ProvenanceSaint-Cirq-Lapopie, Lot
Place of origin
Library

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : Ms Ms 41363_76

Number of pages2
Copyright© Aube Breton, Gallimard 2009
Reference19004948
Keywords, , ,
CategoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Libraries, Correspondence, Letters from André Breton
SetLettres à Aube
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600101000120
relwmap_works_label (1)

[C'est vrai que j'ai tardé à t'écrire...]

Lettre datée de Paris, le 10 septembre 1953

Correspondence

Author

Author André Breton
Letter to Aube Breton-Elléouët
People cited Elisa Claro Breton, Lyka Guerpillon, François Guerpillon, Jacqueline Lamba, Huguette Lamba, Hervé Magny, Rosy, Louis Breton

Description

Lettre d'André Breton à sa fille Aube du 10 septembre 1953, de Paris .

Transcription

Paris, le 10 septembre 1953.

Petite Aube chérie,

C’est vrai que j’ai tardé à t’écrire mais le retour à Paris , tu sais…

Le mieux serait que tu reviennes le plus tôt possible, c’est-à-dire qu’au reçu de ma lettre tu ailles retenir ta place et que tu m’écrives aussitôt quand on peut t’attendre. Si nous devons nous rendre à Lorient par le train, Elisa restera à Paris (par mesure d’économie). François Guerpillon avait envisagé de nous conduire en voiture mais Lyka est malade et je doute que ce soit possible (en ce cas Elisa viendrait). Il avait été question aussi qu’Hervé Magny et sa femme nous emmènent, mais je ne sais quand ils doivent partir et n’ai pas même leur adresse. Ce qui est certain, c’est que j’estime indispensable que tu sois du voyage : il est, je crois, grand temps que tu revoies ton grand-père .

Naturellement nous sommes restés à St-Cirq jusqu’à complet épuisement des « fonds » et c’est même trop peu dire puisque j’ai dû emprunter à Péret et à Paalen . Comme, de plus, le chemin de fer est hors de prix, je continue à espérer qu’une autre solution s’offrira.

Toujours est-il que la réadaptation à Paris  — à ses exigences matérielles — n’est pas facile, facile…

Je n’ai fait qu’entrevoir Rosy de sa fenêtre ! elle est toujours très gracieuse et obligeante ; peut-être n’aime-t-elle pas répondre aux lettres.

Rien, ici, de bien nouveau à t’apprendre. Revu, au café, un certain nombre d’amis dont Toyen , Goldfayn , Legrand , Schuster , Benayoun , Bédouin . Péret ne rentre que dans une semaine ou deux. Mon nouveau livre La Clé des champs  vient de paraître. Elisa et moi nous proposons d’aller voir cet après-midi l’exposition des insectes au Muséum. Je ne me rappelle pas si nous en avions parlé.

St-Cirq a été très beau jusqu’au bout. Dommage seulement que tu n’y sois jamais.

Transmets, je te prie, nos pensées à Jacqueline et à Huguette . À bientôt, n’est-ce pas, mon Aube .

Je t’embrasse comme MA petite.

André

 

Bibliography

André Breton (Jean-Michel Goutier éd.), Lettres à Aube, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 2009, p. 83-84

Librairie Gallimard

Creation date10/09/1953
From / ProvenanceParis
Place of origin
Library

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : Ms Ms 41363_80

Copyright© Aube Breton, Gallimard 2009
Reference19004950
Keywords, ,
SetLettres à Aube
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600101000122
relwmap_works_label (1)

See also

5 Works
 
False

L'Art des fous, la clé des champs

-
André Breton

-

Ce texte manuscrit, qui sera repris dans Le Surréalisme et la peinture en 1965, paraît pendant l'hiver 1948-1949 dans Les Cahiers de la Pléiade n° 6.
Quatre images, une notice descriptive, une bibliographie.

[Breton's Manuscripts and Drawings] dossier Le Surréalisme et la peinture, [AB's Manuscripts] Miscellaneous Manuscripts

False

L'Art des fous, la clé des champs

-
André Breton

-

Tapuscrit de 1948 avec quelques corrections autographes d'André Breton destiné à Jean Dubuffet.
Quatre images, une description, un dossier, un musée, un lien.

Dossier L'Art brut

False

La Clé des champs

-
André Breton

Recueil de textes critiques écrits par André Breton entre 1936 et 1952, publié en août 1953 aux éditions du Sagittaire.

Trois images, une description, un lien.

False

La Clé des champs

-
André Breton

Recueil de textes d'André Breton, dont l'un co-écrit avec Léon Trotsky, accompagné de dessins de Joan Miró et publié en 1953 aux éditions du Sagittaire.
Trois images, une description à compléter, un lien.

False

La clé des champs

-
André Breton

-

Recueil de textes d'André Breton, dont l'un co-écrit avec Léon Trotsky, accompagné de dessins de Joan Miró et publié en 1953 aux éditions du Sagittaire.

Deux images, une exposition, une bibliographie.

[Exhibitions] 1991, boîte archives bleue, Beaubourg

 [Il fait trop froid, surtout le matin...]

Carte postale datée de Saint-Cirq, le 8 octobre 1956

Correspondence

Author

Author André Breton
Letter to Aube Breton-Elléouët
Person cited Yves Elléouët
Text by Elisa Claro Breton

Description

Carte postale d'André Breton à sa fille Aube, datée de Saint-Cirq-Lapopie le 8 octobre 1956.

 

Transcription

St Ciq, 8 oct. 1956.

Petit chéri, il fait trop froid, surtout le matin, et je crois que nous allons rentrer par le train de jeudi soir (pour être à Paris vendredi matin). Veux-tu que nous nous retrouvions au Musset et que nous rentrions dîner rue Fontaine avec Yves naturellement ? En cas d’impossibilité, téléphone-nous vendredi vers midi.

Te rappelles-tu la chenille verte que Liliane avait prélevée sur l’épaule de son père et qu’on avait mise dans la cage ? Elle a donné hier matin un papillon de nuit dont la tête et le corselet formaient un vrai grain de mimosa. Les ailes lilas. Je ne la trouve pas sur les livres. On l’a mis en liberté vers sept heures du soir mais il a attendu pour partir que la nuit soit complètement tombée.

Enfin ce matin le numéro de la revue !

Tendresses,
André

Baisers, Elisa

Bibliography

André Breton (Jean-Michel Goutier éd.), Lettres à Aube, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 2009, p. 107

Librairie Gallimard

Creation date08/10/1956
Postmarked datesd
Bibliographical material

carte postale en noir et blanc

From / ProvenanceSaint-Cirq-Lapopie, Lot
Place of origin
Library

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : Ms Ms 41363_194

Copyright© Aube Breton, Gallimard 2009
Reference19005014
Keywords, ,
CategoriesCorrespondence, Letters from André Breton
SetLettres à Aube
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600101000089
relwmap_works_label (1)

[Je voudrais sauter ces deux jours...]

Lettre datée de Saint-Cirq Lapopie, le 12 août 1958

Correspondence

Author

Author André Breton
Letter to Aube Breton-Elléouët, Yves Elléouët
People cited Elisa Claro Breton, Nora Mitrani, Jean Schuster, Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Louis Poirier, dit Julien Gracq

Description

Lettre d'André Breton à sa fille Aube et à son mari Yves Elléouët, le 12 août 1958.

 

Transcription

St-Cirq, le 12 août 1958

Petits enfants chéris,

Je voudrais sauter ces deux jours pour que vous soyez plus vite dans le train mais je sais qu’ils seront beaux aussi comme, quand on est petit, les derniers jours de classe.

Vos deux lettres, quoique postées à des heures différentes, s’étaient rejointes ce matin dans la main du facteur, comme il se devait.

Il ne fait pas trop beau depuis deux jours et je suis un peu inquiet pour le ciel que vous allez trouver en Bretagne mais je me dis aussi que la lumière, vous l’apporterez là-bas avec vous.

Les jours de Saint-Cirq n’ont pas d’histoire. Elisa s’amusera à raconter à Aube le tout menu des faits et gestes des uns et des autres. — Julien Gracq doit arriver à la fin de la semaine et Schuster , vers le même temps, me fera part de sa venue ou non.

On trouve, de-ci de-là, quelques belles agates et Nora elle-même (!) s’est un peu mise aux papillons. Tout compte fait, c’est à peu près ce que le village offre de mieux et d’unique comme distraction.

J’ai passé plusieurs soirées à lire à haute voix (pour Elisa et Nora l’Axël de Villiers . C’est extrêmement beau et je voudrais bien avoir votre sentiment là-dessus. Pourquoi ne l’emporteriez[-vous] pas en Bretagne, d’où une telle œuvre provient si purement ?

Mon petit chéri, désolé mais je ne puis envisager de t’expédier en temps utile ta malle de linge. Il serait extrêmement onéreux de l’expédier en « bagage non accompagné » (en raison de son poids) et je n’aurais pu envisager de l’acheminer que par le camionneur de Cahors (les frais étant calculés non plus ainsi au poids mais au mètre cube). Malheureusement, la maison est fermée pour « congés ». J’espère que ce linge ne vous manquera pas trop. Tu me diras ensuite que faire.

Ne manquez pas de me donner des nouvelles et votre adresse dès l’arrivée.

Je vous embrasse.

André

 

Bibliography

André Breton (Jean-Michel Goutier éd.), Lettres à Aube, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 2009, p. 118-119

Librairie Gallimard

Creation date12/08/1958
Postmarked date12/08/1958
Destination address
Bibliographical material

2 pages in-8°

Place of origin
Library

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : Ms Ms 41363_135

Number of pages2
Copyright© Aube Breton, Gallimard 2009
Reference19004977
Keywords, , ,
CategoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Libraries, Correspondence, Letters from André Breton
SetLettres à Aube
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600101000146
relwmap_works_label (1)

See also

2 Works
 
False

Axël

-
Auguste de Villiers de L'Isle-Adam

Drame inachevé de Villiers de L'Isle-Adam, édité par Pierre Mariel en 1960 aux éditions de la Colombe, à Paris.

Deux images, une notice descriptive, des liens.

False

Axël

-
Auguste de Villiers de L'Isle-Adam

Drame inachevé publié en 1890 par la maison Quantin à Paris.

Six images, une notice descriptive, un feuilletoir, des liens.

Trois papillons

Trois boîtes contenant chacune un papillon

Various Objects

Description

Suite de trois boîtes contenant des papillons

A - Cyrestix thyodamas N. India (les ailes de ce papillon ressemblent à une pierre nommée paesine en Italie).
B - Crenidomimas Concordia East Africa
C - Semioptila papilionaria E. Africa.
On y joint une planche lithographique du Dictionnaire. [catalogue de la vente, 2003]

Alternative labelsCollection de papillons
LanguagesFrench
Physical description7,2 x 10 cm (2 7/8 x 4 in.)
From / Provenancesl
Place of origin
Reference15386000
Breton Auction, 2003Lot 3132
Keywords
CategoriesAnimals, Natural and Found Objects
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100697790

44 coléoptères

Lot

Various Objects

Description

Boîte de quarante-quatre coléoptères provenant sans doute du Lot.

Boîte en carton et couvercle en plastique contenant 44 coléoptères. Moyenne : 1,5 x 1 cm. Localisation: sur le bureau. [Céline Breton, 2014]

 

Exposition

- Cahors, Musée de Cahors Henri-Martin, La Maison de verre, André Breton, initiateur découvreur, 20 septembre - 29 décembre 2014

 

L'application

L'application "Merveilles de l'Atelier" vous montre les objets et le bureau d'André Breton en 3D.

 

Creation datesd
LanguagesFrench
Physical descriptionCarton, coton, plastique
From / Provenancesl
Place of origin
Museum

BRT MOA166 (17) 2 (ancienne cote : 20029)

Method of acquisition and collectionDon Aube et Oona Elléouët à la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Paris, 2003, dépôt au Centre Pompidou, 2015
Size1,10 x 14,90 x 4,30 cm
Weight24,00 gr
Keywords, ,
CategoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Libraries, Animals, MNAM, centre Pompidou, Museums, Natural and Found Objects
ExhibitionAndré Breton, The House Of Glass
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100421310

See also

1 Work
 
False

11 coléoptères

-

Boîte de onze coléoptères dont un seul est noir. 
Une image, une notice descriptive, une bibliothèque, une exposition, un musée.

Boîte de cigales

Various Objects

Description

Seize espèces de cigales présentées sur épingles dans une boîte d'entomologie située sur le mur de l'atelier d'André Breton.

Les espèces de cigales ont été classées avec soin. Sous chaque insecte, une étiquette tapée à la machine indique :

Platypleura, sp? (7 specimens), Zaminara tympaneum (1 specimen), Tyrup Anoterpes Gigas (1 specimen), Cicadae exotique (4 specimens), Cryptotympana (2 specimens dont un Javana); l'une des étiquettes est illisible. Il ne s'agit pas de cigales communes en France.

Dans L'Amour fou, Breton évoque une « feuille [...] tel un grand as de pique sans base découpé dans l'aile des cigales. [....] Elle est belle et confondante comme la subjectivité humaine, telle qu'elle ressort plus ou moins hagarde des révolutions humaines. Elle est non moins belle, non moins inextirpable que cette volonté désespérée d’aujourdhui, qui peut être qualifiée de surréaliste aussi bien dans le domaine des sciences particulières que dans le domaine de la poésie et des arts, d’opérer à chaque instant la synthèse du rationnel et du réel, sans crainte de faire entrer dans le mot ”réel” tout ce qu’il peut contenir d’irrationnel jusqu’à nouvel ordre. » (André Breton, L'Amour fou, Pléiade II, p. 740-743) [site André Breton, 2015]

Creation datesd (avant 1939)
LanguagesFrench
Physical descriptionBoite, insectes
From / Provenancesl
Place of origin
Museum

Musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris : AM 2003-3(237)

Method of acquisition and collectionMusée national d'Art moderne, Centre Pompidou, dation André Breton, 2003
Size25,80 x 39,00 x 6,00 cm
CopyrightGeorges Meguerditchian/Centre Pompidou, MNAM-CC
ReferenceDation_237
Keywords, ,
CategoriesAnimals, MNAM, centre Pompidou, Museums, Natural and Found Objects
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100145140

See also

1 Work
 
False

Portraits d'André Breton rue Fontaine

-
Lo Kay

-
Quatre portraits photographiques d'André Breton rue Fontaine réalisés par Lo Kay vers 1939.
Quatre images, une notice descriptive à compléter.

[Photos d'objets] photos in the studio

Boîte de coléoptères

Tarn

Various Objects

Description

Collection d'insectes chassés et conservés par André Breton dans la forêt de la Grésigne, dans le Tarn.

Boîte rectangulaire en bois blanc, couverte d'un verre transparent, contenant diverses espèces de coléoptères collectées en forêt de la Grésigne regroupées de manière à former des zones colorées ou dispersées de façon à couvrir l'espace défini par des feuilles de papier beige découpées en forme de nuages avec, au centre, un fragment de carte routière figurant les environs de Montauban. [Musée de Cahors Henri-Martin, 2014]

 

Expositions

- Cahors, Musée de Cahors Henri-Martin, La Maison de verre, André Breton, initiateur découvreur, 20 septembre - 29 décembre 2014

- Montauban, musée Ingres, Rencontres d'art 2016, Esprit de famille, 14 avril - 12 juin 2016

 

Bibliography

- Musée de Cahors Henri-Martin, La Maison de verre André Breton initiateur découvreur, Paris, Éditions de l'Amateur, 2014, p. 115

- Paul Duchein (dir.), Rencontres d'art 2016, Esprit de famille, Montauban, musée Ingres, p.65

Creation datesd [circa 1950]
LanguagesFrench
Physical descriptionBois blanc, verre, papier beige, carte routière, insectes
27 x 39 x 6 cm
From / ProvenanceCollecte in situ
Place of origin
Size27,00 x 39,00 x 6,00 cm
Copyrightphoto Nelly Blaya, © MCHM
Keywords, ,
CategoriesAnimals, Natural and Found Objects
ExhibitionAndré Breton, The House Of Glass
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100829460
relwmap_works_label (1)

See also

1 Work
 
False

[Très rayonnante ta photographie équestre...]

-
André Breton

-

Lettre d'André Breton à sa fille Aube, le 3 septembre 1952.

Trois images, une notice descriptive, une transcription, une bibliographie, une bibliothèque, des liens.

Lettres à Aube

Caterpillar breeding box made of wood and wire-netting

Sculpture

Author

By (artist) Yves Elléouët, Charles Estienne, Adrien Dax, Marie Cerminova, dite Toyen

Description

Caterpillar breeding box, made of wood and wire-netting, with four panels painted by Dax, Elléouët, Estienne, and Toyen.

Wire-netting bought at the Deyrolle store on rue du Bac.

"Don't you find it outrageous that man should care so little about the butterfly? Shouldn't the description of a plant accompany that of the caterpillar or the larva that more or less chooses to live on it? Isn’t the plant’s connection with such animals as significant as its connection with an inflorescent plant, for example? But the mania to classify tends to overshadow all real paths to knowledge. I fear that natural philosophy hasn’t advanced since Hegel…" André Breton, August 1941, View, New York. (Entretiens, Gallimard, 1952, p. 227)

LanguagesFrench
Physical descriptionH. : 27,5 cm., P. : 25 cm., L : 37 cm. (H. : 10 7/8 x L. : 14 5/8 x 9 7/8 in.), sd
Copyright© ADAGP, Paris, 2005.
Breton Auction, 2003Lot 4003
Keywords, ,
CategoriesFine Art, Sculpture
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100705310

See also

1 Work
 
False

André Breton, Benjamin Péret, Yves Elléouët et Charles Estienne à Saint-Cirq-Lapopie

-
non identifié

Photographie prise vers 1952, à la fenêtre.
Une image, une notice descriptive à compléter.

Boîte de papillons, scarabées et autres animaux naturalisés

Various Objects

Description

Boîte de papillons, insectes, oiseaux, reptiles et amphibiens naturalisés, placée sous le globe des oiseaux, le long du mur de l'atelier d'André Breton.

Bois, papillons, scarabées, criquets, mygale, oiseaux, serpent et amphibiens naturalisés épinglés dans une boîte (fond et couvercle; rangées de trois tiroirs à deux caissons; loquets et poignées des côtés en fer forgé).

28 x 44,5 x 9,5 cm

Creation dateXXe siècle
LanguagesFrench
Physical descriptionBois, papillons, oiseaux, scarabées, criquets, mygale, serpent, amphibiens
From / Provenancesl
Place of origin
Museum

Musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris : AM 2003-3(231)

Method of acquisition and collectionMusée national d'Art moderne, Centre Pompidou, dation André Breton, 2003
CopyrightGeorges Meguerditchian/Centre Pompidou, MNAM-CCI
ReferenceDation_231
Keywords, ,
CategoriesAnimals, MNAM, centre Pompidou, Museums, Natural and Found Objects
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100460000

11 coléoptères

Lot

Various Objects

Description

Boîte de onze coléoptères dont un seul est noir.

Boîte en plastique contenant onze coléoptères sur du coton : dix vert mordoré, un noir.
Moyenne : 3 à 3,5 cm de longueur. Localisation : sur le bureau. [Céline Breton, 2014]

 

Exposition

- Cahors, Musée de Cahors Henri-Martin, La Maison de verre, André Breton, initiateur découvreur, 20 septembre - 29 décembre 2014

 

Bibliography

- Musée de Cahors Henri-Martin, La Maison de verre André Breton initiateur découvreur, Paris, Éditions de l'Amateur, 2014, rep. p. 63

 

L'application

L'application "Merveilles de l'Atelier" vous montre les objets et le bureau d'André Breton en 3D.

 

Alternative labelsBoîte de 11 coléoptères
Creation datesd [circa 1950]
LanguagesFrench
Physical descriptionCarton, coton, plastique
From / Provenancesl
Place of origin
Museum

à venir

Library

BRT MOA166 (17) 1 (ancienne cote : 20029x3)

Method of acquisition and collectionDon Aube et Oona Elléouët à la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Paris, 2003, dépôt au Centre Pompidou, 2015
Size12,70 x 2,20 x 10,50 cm
Weight18,00 gr
Copyrightphoto Alban Couturier, © MCHM/AAAB
Keywords, ,
CategoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Libraries, Animals, MNAM, centre Pompidou, Museums, Natural and Found Objects
ExhibitionAndré Breton, The House Of Glass
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100196050

See also

1 Work
 
False

44 coléoptères

-

Boîte de quarante-quatre coléoptères provenant sans doute du Lot.

Une image, une notice descriptive, une bibliothèque, une exposition, un musée.

Boîte de flugores

Boîte de fulgores

Various Objects

Description

Boîte d'entomologie contenant vingt fulgores

Collection de vingt fulgores, épinglés mais non étiquetés, dans une boîte vitrée.

Bibliography

Bibliographie : Paris, Musée national d'Art moderne / Centre Georges-Pompidou, André Breton, La Beauté convulsive, 1991, illustré p. 73 (photo montrant André Breton assis dans son atelier, vers 1939, sur le mur on aperçoit - parmi d'autres - l'emboîtage ici présenté).

Alternative labelsPapillons de nuit
LanguagesFrench
Physical description26 x 39 cm (10 1/4 x 15 3/8 in.)
From / Provenancesl
Place of origin
Method of acquisition and collectionMusée national d'Art moderne, Centre Pompidou, dation André Breton, 2003
Breton Auction, 2003Lot 3133
Keywords, , ,
CategoriesAnimals, MNAM, centre Pompidou, Museums, Natural and Found Objects
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100267480

See also

1 Work
 
False

Portraits d'André Breton rue Fontaine

-
Lo Kay

-
Quatre portraits photographiques d'André Breton rue Fontaine réalisés par Lo Kay vers 1939.
Quatre images, une notice descriptive à compléter.

[Photos d'objets] photos in the studio

2 Comments
 

bonjour ce ne sont pas des papillons de nuit mais des Fulgores (ordre des hémiptères) cdlt

sylvain delmas

05/04/2012

Merci à Sylvie Delmas pour ce commentaire. Oui, ce sont bien des Fulgores, dont on peut avoir quelques images sur cette page : http://aramel.free.fr/INSECTES10-8bis.shtml

webmaster

15/04/2012

Description

Cahier élaboré par André Breton de 58 pages de documents et de coupures de presse datés de Port-au-Prince et de Fort-de-France, 1945-1946.

Dossier de presse (des plus abondants) et souvenirs officiels : signée de Henri Seyrig, la lettre de mission de « M. et Mme André Breton » en Haïti atteste le caractère officiel d'un voyage qui est aussi une occasion de revoir Pierre Mabille, en poste comme attaché culturel à Port-au-Prince depuis le mois de juin 1945. Il est d'ailleurs probable que l'ami de Breton soit à l'origine de cette invitation, avec le professeur Laugier, connu avant-guerre, retrouvé à New York, et qui dirige alors les Relations culturelles au ministère des Affaires étrangères. Breton est chargé de « donner des conférences et établir des relations avec les milieux intellectuels ». [site Atelier André Breton, 2005]

Cahier de documents et de coupures de presses, Port au Prince et Fort de France, 1945 - 1946.
- Dossier de documents et de coupures de presse titrés par Breton dans un cahier in-4° relatif aux visites d'André Breton à Port-au-Prince et Fort-de-France (58 pages).

Sont contrecollés avec les coupures de presse et les cartons d'invitation :
- le catalogue d'exposition de Wifredo Lam à Port-au-Prince de janvier à février 1946 comportant un texte de Breton, une photographie originale représentant Breton et Granell (6,8 x 6 cm).
- 2 photographies originales d'un banquet représentant Magloire-Saint-Aude à coté de Breton.
- Une photographie originale représentant André Breton fumant la pipe (17 x 12 cm)
- 3 photographies originales représentant Pierre Mabille et André Breton (9 x 14 cm).
- Une photographie originale d'un mur sur lequel est contrecollée l'affiche de la conférence de Breton (18 x 12, 5 cm).
- L'affiche originale de la conférence de Breton à Fort-de-France (46 x 60 cm).
- 4 photographies originales du gouffre d'Absalon, sur 3 des photographies figurent André Breton (13 x 8 cm).
- Copie d'une lettre du président de la République dominicaine Raphaël L. Trugillo au président d'Haïti Élie Lescot (in-folio imprimé recto verso).
- 4 cartes postales d'Haïti.
- 6 cartes postales d'Haïti (Port-au Prince).
- Un exemplaire de l'édition spéciale du journal La Ruche de Port au Prince du mardi 1er janvier 1946, rendant hommage d'André Breton et à son discours au club Savoy [catalogue de la vente, 2003 et site André Breton, 2014, pour les dates]

On trouve, dans ce cahier de 100 pages dont 58 sont ici reproduites, outre deux numéros de La Ruche, journal d'opposition dont le numéro spécial de janvier 1946 fut interdit, on trouve des coupures de presse d'Haïti Journal, L'Information, Le Soir (journal droitier), Le Nouvelliste, La Phalange, La Nacion, Minoria, La Opinion, une correspondance du Figaro. [site André Breton, 2014]

Sont joints non contrecollés dans le cahier :
- Une lettre tapuscrite d'ordre de mission de l'Ambassade de France pour Monsieur et Madame André Breton, chargé de mission (2 pages in-4°).
- Une lettre autographe d'André Breton de New York, datée du 3 avril 1946 (1/2 page in-4°) : « Il restait que je m'étais trouvé pris dans les remous de la crise haïtienne et j'avais eu beau me réclamer aussitôt de la belle sentence de Toussaint l'Ouverture : "Je suis incapable de servir d'instrument et de jouet aux hommes", d'aucuns n'avaient montré aucun scrupule à user de moi contre mon gré. Tout cela serait moins compréhensible venant d'un autre lieu qu'Haïti où tout ce qui arrive au jour est fallacieux ; à la transparence des bulles à la surface d'un étang. Le véritable ressort d'un pays est dans le tambour vaudou, qui mêle le sentiment d'une détresse sans limite d'une espérance forcenée. » [catalogue de la vente, 2003]

Creation datejanvier - février 1946
LanguagesFrench
Physical descriptionImpr - cahier de photos, de cartes postales, de lettres et de coupures de presses
Place of origin
Breton Auction, 2003Lot 2260
Keywords, , , , , , , , ,
Set[Albums] Scrapbooks, [AB's Manuscripts] Haïti
ExhibitionSérie de conférences en Haïti
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100917970
relwmap_works_label (1)

See also

2 Works
 
False

Discours au "Savoy" (Port-au-Prince)

-
André Breton

-
Manuscrit d'un discours donné le 7 décembre 1945 au banquet du club Savoy dont le texte sera publié dans le journal La Ruche le 14.
Trois images, une notice descriptive, une bibliographie, une collection.

[AB's Manuscripts] Haïti

False

Interview (Haïti-journal)

-
André Breton

-
Manuscrit d'un entretien d'André Breton avec René Bélance qui sera publié dans Haïti-Journal daté des 12 et 13 décembre 1945.
Quatre images, une notice descriptive, une bibliographie, une collection.

[Manuscrits d'AB] Entretiens 1913-1952, [AB's Manuscripts] Haïti

Loupe

États-Unis

Various Objects

Author

Designed by Atco

Description

Loupe avec manche en bois noir et bague métallique.

Ce modèle de loupe est reproduit en page 28 du livre Beautés du monde invisible qui met en valeur l'évolution des outils (de la loupe au microscope) dans l'observation de la nature, que ce soit les insectes, les minéraux ou les végétaux.
Modèle américain, inscriptions « ATCO » « États-Unis », dont le verre est cerné d'une bande métallique de 1,8 cm de largeur. Manche en bois de 9,4 cm de longeur. Localisation : sur le bureau. [Céline Breton, Laurent Guillaut 2014]

 

Exposition

- Cahors, Musée de Cahors Henri-Martin, La Maison de verre, André Breton, initiateur découvreur, 20 septembre - 29 décembre 2014

 

Bibliography

- Collectif, Beautés du monde invisible, Paris, Larousse, 1960, rep. p. 28.

 

Creation datesd
LanguagesFrench
Physical descriptionVerre, bois, métal
From / Provenancesl
Place of origin
Museum

BRT MOA 166 (33) (ancienne cote : 20026)

Method of acquisition and collectionDon Aube et Oona Elléouët à la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Paris, 2003, dépôt au Centre Pompidou, 2015
Size23,50 x 11,60 x 1,80 cm
Weight279,00 gr
Keywords, ,
CategoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Libraries, MNAM, centre Pompidou, Museums, Decorative Arts
ExhibitionAndré Breton, The House Of Glass
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100770190

See also

2 Works
 
False

Loupe sur pied

-

Loupe sur pied et verre de loupe non monté.
Une image, une notice descriptive, une bibliothèque, une exposition, un musée.

False

Tranche de jaspe glissée dans un livre

-

Pierre paesine d'Italie glissée dans le livre Beauté du monde invisible.

Une image, une notice descriptive, une bibliothèque, une exposition, un musée..

Loupe sur pied

États-Unis

Various Objects

Description

Loupe sur pied et verre de loupe non monté.

Grande loupe à verre convexe bleuté et monté sur un pied en fonte, accompagnée d'un verre de loupe non monté, incolore et bombé sur les deux faces. [Céline Breton, 2014]

 

Exposition

- Cahors, Musée de Cahors Henri-Martin, La Maison de verre, André Breton, initiateur découvreur, 20 septembre - 29 décembre 2014

 

Creation datesd
LanguagesFrench
Physical descriptionVerre, fonte et anneau de fixation en laiton.
Diamètre du verre : 1,5 x 9,7 cm.
Poids du verre : 143 gr.
From / Provenancesl
Place of origin
Museum

BRT MOA 166 (32) 1-2 (ancienne cote : BRT 5329 - 2/2)

Method of acquisition and collectionDon Aube et Oona Elléouët à la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Paris, 2003, dépôt au Centre Pompidou, 2015
Size32,70 x 11,00 x 16,00 cm
Weight2 000,00 gr
Keywords, ,
CategoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Libraries, MNAM, centre Pompidou, Museums, Decorative Arts
ExhibitionAndré Breton, The House Of Glass
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100500650

See also

1 Work
 
False

Loupe

-

Loupe avec manche en bois noir et bague métallique.
Pas d'image, une notice descriptive, une bibliothèque, une exposition, une bibliographie, un musée.

The Wall

Various Objects

Author

Author André Breton
Text by Didier Ottinger

Description

‘Isn’t the real significance of a work, not the meaning we think we give it, but the meaning it is likely to take in relation to what surrounds it?’1

A carved whale bone, a box of mumified cicadas, an Egyptian amulet, a Tatanua mask, a fossilized sea-urchin, a painting by Joan Miró, a Mayan doll, pebbles from the bed of a river, a painting by Francis Picabia, an Iriquois mask, a box of butterflies… André Breton’s collection, selected according to a bizarre whim, a paradoxical order, combines personal memories with the respect due to occult powers, the laws of magnetism or the vagaries of chance. André Breton’s ‘wall’ challenges the modern art museum, like the still warm heart of a high energy reactor.

 

I. A selfportrait

Breton’s ‘wall’ as we know it dates from after World War II. There are no documents to record its existence in the fourth floor appartment at 42 rue Fontaine in the 9th arrondissement, where the poet had moved to on 1 January 1922. The first photographs record Alain Jouffroy’s visit to Breton in 1960.2 The photos were taken by Sabine Weiss in the third floor appartment in the same building, which Breton had moved to in 1949, a move explained by Breton’s need to find an extra bedroom for his daughter Aube arriving from the United States.

These first photographs of the ‘wall’ are evidence of its mobility. The Papua New Guinea shields are missing, while Picabia’s painting (Le Double Monde, 1929) hangs to the right of Miró’s Tête (1927). The dating of certain objects confirms that the composition of the ‘wall’ dates from the mid-1950s at the earliest. The paintings by Jean Degottex (Pollen noir) on the upper part of the wall and René Duvillier (Fleur d’écume) date from 1955. A pebble (Souvenir du paradis terrestre) is dated 1953 by Breton himself.

The objects composing the ‘wall’ map Breton’s travels. Jacqueline Lamba recalls that in 1938, at the end of their stay in Mexico, her luggage was crammed with masks, pottery, decorated frames, dolls, whistles, ex-votos, sugar skulls, wooden boxes, and other Mexican popular art objects acquired by Breton. In the United States during the war years, another of his travelling companions, Claude Lévi-Strauss, recalls that they would frequent the antique shop of Julius Carlebach, a specialist in primitive art objects, Katchina dolls, Eskimo masks and sculptures from the North Pacific Coast.3

The ‘wall’ encapsulates the history of surrealism. The three paintings dominating the wall recall the three artistic phases of the movement: Picabia’s Le Double Monde (1919) recalls its dadaist ‘prehistory’ ; Miró, described by Breton in 1925 as ‘the most surrealist of us all’4, represents its flowering; while Degottex’s Pollen noir (1955) marks the renewal of automatism in postwar surrealist painting.

Those familiar with surrealism and its images are sure to look for the woman hidden in this forest of symbols and objects. In its geometric centre they will find a photograph of Elisa, the last of Breton’s companions.

Those interested in genealogy will enjoy comparing the descriptions of Breton’s studio with his descriptions of Guillaume Apollinaire’s lair: ‘You tack between bookshelves, rows of African and Oceania fetishes, paintings of the most revolutionary kind, like a sailing ship driven by a strong wind towards the adventurous horizons of the mind’.5

As if echoing these words, James Lord has described André Breton’s studio as follows : ‘I have rarely found myself in such an extraordinary place. The room is quite large with a high window at one end. It is stuffed with an astonishing assortment of objects, paintings, sculptures, montages, etc. I have never seen so many things piled up in such a restricted space. And yet, what is most surprising is that it forms a harmonious whole’.6

 

II. Construction as manifesto

In the third issue of Révolution surréaliste7, Pierre Naville states that surrealist painting could not exist, since everything about it contradicts the revolutionary and collective values of the movement. Painting is doomed to perpetuate the myth of the genius and egotistical creation. Its material nature restricts it to private use, predisposes it to becoming the fetishised object of all sorts of speculations. André Breton, keen to defuse the violence of Naville’s attacks, embarked on the writing of Surréalisme et la peinture in order to refute his arguments. Beyond their immediate target (painting) Naville’s attacks expressed surrealism’s enduring suspicion towards the modern western conception of the work of art as represented by painting. The repeated calls for a collective form of art, the supposed model of non-european art, perpetuates the suspicion introduced by Naville. Its repercussions are still present in Breton’s ‘wall’, which becomes a subversive gesture, a critical counterpoint to the current values of our museums. Thanks to the complex and highly ambiguous term ‘magic’, Breton has summed up his critical and programmatic project, aimed at a new definition of the work of art. Because of the recurrent use of the term by Breton in the postwar years he was accused many times of witchcraft and constantly suspected of obscurantism. These accusations bypassed the fact that, for Breton himself, L’Art magique was highly problematic. It took several years between his first drafts and the final publication of the work (co-written with Gérard Legrand), during which time he wrestled with the term ‘magic’ which he wanted to use for its critical dimension, its dialectical opposition to a form of rationalism considered stifling, while wishing to dispel any link to superstition. Breton’s attitude towards this form of ‘magic’ is clarified by an anecdote. In 1934 he presented to Roger Caillois the case of Mexican ‘jumping beans’. The beans leapt wildly around the table. The reactions triggered by this spectacle reflected clearly distinct positions. Caillois, adopting a ‘scientific’ attitude, suggested the beans should be dissected. Breton, preferring to enjoy the mystery rather than dissipating it by looking for a cause, was resolutely opposed to dissecting the beans. Finally, Caillois reproached Breton for choosing the ‘option of intuition, poetry, art – and their privileges’.8 Such divergent points of view led to an irreparable break between the two men.

Was it necessary to get to this point? The difficulties faced by Breton when he was writing his Art magique suggest a subtle approach to the problem. For him ‘magic’ has got a simple ‘use value’, it is a polemical tool with many facets. A work acquires a ‘magical’ dimension when its meaning dominates, exceeds and opposes its ‘formal’ dimension, its realisation as a ‘beautiful’ object. The ‘magical’ work is neither particularly ‘beautiful’ nor ‘true’. Evoking the obects and works which he brings together in his work, Breton states: ‘Considered as aesthetic objects these works present very variable qualities’.9 While the museum promotes ‘unique’ and authentic works of art, Breton does not hesitate to integrate into his ‘wall’ tourist knick-knacks. 10

While the museum celebrates the cult of the individual and the solitary genius, or the avant-garde’s fearless questioning of traditional values, ‘magic’ art defends the merits of collective action and poetry. If the term was not liable to misunderstanding (including for surrealism itself), the term ‘religious’ would readily replace ‘magic’ to qualify the art promoted by André Breton. Modern art is identified with a secular process, with a formalist approach which leads to the autonomous work of art. On the contrary, ‘magic art’ turns the work into a bridge between the different elements of a unified cosmos. Declaring that ‘we are in touch with every part of the universe’, Novalis (quoted by Breton) defines the function of art as linking things with each other in order to assert a belief in the continuity of the world. Breton dreams his ‘wall’ as a microcosm and weaves a cloth of complex meanings and harmonies. The aim of Breton’s collecting activity is to hunt down works and objects capable of linking the real and the imaginary, leading him for example to collect stones from the bed of the River Lot and transform them into a « Souvenir du paradis terrestre ».

The magical work is also ‘religious’ insofar as, like the ‘naïve’ and the ‘madman’, the sorcerer or the shaman, it draws from a common source of universal values.

In the context of the museum, that temple of culture, the ‘wall’ celebrates the virtues of ignorance and madness. A painting by the Douanier Rousseau (Nature morte aux cerises, ca 1907) is symptomatically placed in the exact centre of the wall. In L’Art magique, Breton praises ‘the “simplicity” of [the Douanier] Rousseau, a simplicity which protected him against the prohibitions on which we commonly model ourselves, and transformed him into the primitive “son of the sun” that Rimbaud and Lautréamont had hoped to find at the cost of a radical revolt and that Gauguin – perhaps more naively – had gone in search of in the Polynesian Islands’.11

The ‘naive’, the ‘madman’ or the shaman bring back from their exploration of the depths ‘shared by all men’12 a poetry which they share with their community in the form of myth. For André Breton this mythical quest was the main objective of postwar surrealism. After the New York exhibition (First Papers of Surrealism, 1942), the exhibition he curated in 1947 at the Maeght Gallery in Paris was organised around a room with twelve ‘altars’ dedicated to ‘a being, a category of beings or an object likely to be endowed with mythical life’.

Among the objects collected by Breton, those from Oceania best embody the qualities of ‘magic’ art: an unfettered creation, a ‘collective’ and mythical art. Promoted as art that ‘opens the sluice-gates of our emotions’13, Oceanic art is, par excellence, associated with ‘the marvelous, with all it entails of surprise and splendour, and a dazzling view of something other than what we know, which the visual arts have never revealed with the same success’.14 The great number of Oceanic objects on the wall (79) testify to their importance within the surrealist poetic pantheon.

The preponderance of ‘primitive’, Oceanic. Amerindian and African works on the wall is the sign of a radical questioning of the aesthetic and cultural values of the modern western world. The caricatural image to which certain individuals have all too often reduced Breton, does not take into account the rhetorical, dialectical dimension of his poetic or political models. The excesses and blindness to which he may have yielded, sometimes complicitously, were proportional to the forces he wanted to fight.

If the ‘wall’, by its form and its content, appears so irrepressibly opposed to the founding values of western culture, it is because never had the forces of cultural imperialism and those of the stupefying of the masses through degenerate consumer culture, appeared as threatening as in postwar France when Breton created the wall.

‘The development of civilisation and constant technical progress have been unable to totally eradicate from the human soul the hope of resolving the enigma of the world and redirect to its advantage the forces which govern it’.15 In the decades to come, the historical perspective of André Breton’s ‘wall’ will remind us that it was contemporary with colonial wars, the invention of television and the supermarket.

 

III. The wall as a magnetic field

André Breton developed his conception of the image in Signe ascendant, written in 1947. He repeatedly voiced his aversion for the word donc [therefore], which he referred to as that ‘most detestable word’. Donc implies a consequence, leading to a conclusion, the most effective lubricant of an argument. Donc fills the void that separates one work from the next on the walls of a museum, filling the space between an object and those surrounding it. In a museum each work heralds the next one. The donc which connects them is one of filiation and genealogy (works of the same artist, stylistic school or movement…). Work after work the museum unrolls its long ribbon of History, legitimised by its ‘scientificity’. André Breton rejects such a vision of art, which tends to transform works into documents illustrating the stages in a ‘progression’. The ‘wall’ is the stinging denial of such a conception of art. Against science it promotes the arbitrary nature of poetry. At the heart of the temple of donc, it promotes comme [like], ‘the most exciting word we have’, declared Breton in Signe ascendant.16

The surrealist comme challenges its everyday meaning. Rather than a means of comparison, it underlines difference and disparity. It is the agent of a polarisation of the terms and object which it brings together. It magnetises the space crossed by a shower of sparks, the electric arc of a relationship which defies rationality.

A bosom like a cabinet, teeth like a flock of sheep. (Note: examples taken from quotations used by Breton to illustrate his poetic use of comme. ‘Ta gorge triomphante est une belle armoire’, by Charles Baudelaire ; ‘Tes dents sont comme un troupeau de brebis remontant du lavoir’, Song of Songs.)

The first ‘spark’ of comme dates from 1913. In the April issue of his journal Nord-Sud, Pierre Reverdy recorded an exchange he had just had with Breton : ‘The image is a pure creation of the mind. It cannot be created from a comparison but from the bringing together of two more or less distant realities. The more distant and just the relations between the two realities brought together, the more powerful the image – the more emotive power and poetic reality it will have’.17

Six years later, the image of the ‘spark’ is used by Paul Valéry responding to Breton’s gift of Mont de piété : ‘Monsieur V […] is surprisingly pleased with your anthology, who would have thought so? Is he becoming mad like the young men of Littérature ? But believe it or not, he is very much at ease between Mallarmé and Rimbaud, the two poles of your universe. It’s because of comparisons. He sees himself closing the chain of electricity, and points his loaded finger towards the other body, in the expectation of sparks’.18

André Breton takes up the image of the ‘spark’ in a text written in 1921 for the exhibition of Max Ernst’s collages (at the Sans Pareil bookshop in Paris). For him the collages possess the ‘marvelous quality […] of bringing together two distant realities, and producing a spark’.19

This sparkling quality is characteristic of surrealist works. The works of Giorgio De Chirico were among the first to explode in a shower of sparks.20 Juxtaposing the emblematic forms of classical culture (arcades, roman buildings) with the symbols of modernity (locomotives, stations…), or fusing disparate objects (a rubber glove and the copy of an antique sculpture in Chant d’amour), his paintings create ‘certain unexpected combinations which awaken in us a new feeling of joy and surprises’.21 Les Champs magnétiques also resemble electric arc generators. Written jointly by André Breton and Philippe Soupault, the text juxtaposes incoherent sentences, the meeting of two subjective voices, challenging the lightning conductor of reason.

Again in 1965, at the exhibition L’Écart absolu, Breton tracks down the appearance of this spark : ‘harmony of opposing tensions… like those of the arc and the lyre according to Heraclitus. Poetry occurs when the mind throws a bridge between extremes through analogy’.22

‘Spark’, ‘absolute disparity’, these are the only laws that Breton’s ‘wall’ obeys. Its chance organisation vies with a poetic necessity that can only be arbitrary. Similarities and differences transform the ‘wall’ into a vast magnetic field.

A giant’s bone, the fragments of a mummy, a two-headed cat, bezoars, a sea-cucumber, a pebble, vases, engravings, a thermometer, sixeen miniature paintings… compose the cabinet of curiosities of Pierre Borel (1620-1671), a doctor from Castres. Similar collections existed throughout Europe in the 16th and 17th centuries, in ‘hundreds, if not thousands’. 23 They testify to the emergence of occult knowledge within official culture, of a popular science until then controlled by the Church’s authority. Christophe Pomian reminds us that ‘cabinets of curiosities’ are named less after the nature of the objects they contain than after the ‘science’ which determined their content and meaning. Popular science weaves together a network of analogies, correspondences and similarities between all things, allowing us to pass from the visible to the invisible, turning the cabinet of curiosities into a miniature world in which each object is related to others according to affinities of origin, matter, or structure. Rationalism was to condemn the ephemeral age of ‘curiosity’. Montaigne saw it as ‘everywhere depraved’24, while for Pascal, ‘curiosity is mere vanity’.25 Descartes fought it in the name of ‘Method’, that of rational knowledge. In his Recherche de la vérité, he set up a dialogue between the follower of ‘curiosity’ and that of the new science. Epistemon, representing the former, is keen on ‘human machines, ghosts, illusions, in a word all the marvelous effects linked to magic’.26 Eudoxus represents modern science in its Cartesian version. The arguments they exchange oppose the rule and the arbitrary, the banal and the strange, certainty and doubt, rationality and passion.

The opposition between science and ‘curiosity’ prefigures the dialogue between Breton’s ‘wall’ and the modern art museum. The similarity of Breton’s studio with the Kunst und Wunderkammer is based on the bizarre, underlining the links with doubt (assumed non-knowledge) and passion.

As shown above, the caution with which Breton treats the notion ‘magic’ proves to what extent his appeal to irrational powers is to be considered as a rhetorical device. His ‘cabinet of curiosities’ has nothing of Pierre Borel’s microcosm. A creation of the modern age, Breton’s ‘wall’ has had to renounce its cosmological dream in favour of a subjective exploration which has become the Holy Grail of the modern artist. Marcel Duchamp is a pioneer here. His Boîte-en-valise or ‘portable museum’ prefigures the modern ‘curiosity of the self’. Its disparate contents (a miniature urinal, a typewriter cover, drawings, a window covered in glossy leather panels…) mark the transformation of the Wunderkammer from a cosmological to a subjective dimension. Following Joseph Cornell, a new generation of artists have created their egotistical museums. Traveling in Italy in 1952, Robert Rauschenberg assembled his Thirty Scatole Personali (Thirty personal boxes), filled with animal bones, insects, feathers, stones, shells, twigs, mirrors, clock parts, creating a miniature autobiographical world. At the end of the 1950s George Brecht placed in the compartments of his Cabinet (1959) a magnifying glass, two porcelain cups, a yo-yo, a bottle filled with pink liquid, a bell, an egg cup, a miniature statue of liberty… Daniel Spoerri was the first to create this new type of ‘cabinet’ or museum which was to proliferate. In 1977 he exhibited his first ‘Sentimental Museum’ at the Pompidou Centre, a museum ‘of fetishistic art relics, a gallery displaying objects as witnesses of the history of art’. It included among other objects, ‘Brancusi’s nail clippers, Ingres’s violin, Edith Piaf’s dress, or Aristide Bruant’s hat as seen in Lautrec’s lithograph, the newspaper hat worn by Severini to paint…’27 The Musée sentimental, like Breton’s studio, claims to be a critique of the scientific pretensions of the modern museum : ‘It does not organise objects scientifically, but interweaves the stories linked to it in a round of images, visions and speculations as presented in myth, popular stories and legends […] Such primitive, atavistic traits seem totally irrelevant to scientific thought. But Daniel Spoerri’s Sentimental Museums, like Harald Szeemann’s Museums of Obsession, are based on good reasons, demonstrating that on the one hand modern scientific and rational thought is not as free from fetishism as it would wish to be […] and on the other hand that it is just as functional to use objects as fetishes, relics or amulets, as to consider them from a technical perspective’.28 The antimuseum of postwar avantgardes is the deliberately derisory temple of a subjective position which overturns the contested values of the modern art museum. The Musée sentimental is contemporary with the international development of modern art museums, with a ‘darwinian’ history of art, progressive and formalist, that tends to become dogma.

His ‘fetish’ objects struggle against the fetishization of works complicit with the financial speculation of which they are the object. Fantasy, the arbitrary of egotism against ‘technique’, against the scientific model which governs the modern museum. The Musées sentimentaux testify to the critical relevance today of André Breton’s ‘wall’.

© Didier Ottinger, translation Elza Adamowicz

 

1.A. Breton, « La confession dédaigneuse », in Les Pas perdus, Œuvres complètes (OC), Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », tome 1, 1988, p. 198.
2. A. Jouffroy, « La collection d’André Breton », L’Œil, n° 10, octobre 1955, p. 32-39.
3. Mark Polizzotti, André Breton, Paris, Gallimard, 1999, p. 575.
4. A. Breton, Le Surréalisme et la peinture, Paris, Gallimard, 1965, p. 37.
5. A. Breton, Entretien radiophonique (1952) ; quoted by R.-C. Giraud, « André Breton, collectionneur », Jardin des arts, n° 67, mai 1960, p. 33.
6. J. Lord, Notes inédites pour Giacometti ; quoted by M. Polizzotti, op. cit., p. 705.
7. La Révolution surréaliste, n° 3, 15 avril 1925, p. 27.
8. R. Caillois, Lettre à André Breton, 27 décembre 1934, in Approches de l’imaginaire, Paris, Gallimard, 1974, p. 35.
9. A. Breton, L’Art magique, Paris, Éditions Phébus, 1991, p. 63.
10. Cl. Lévi-Strauss, interview with M. Polizzotti : ‘Breton had an instinct about objects he loved, and he sometimes made me appreciate things I otherwise wouldn’t have seen or appreciated. We once came upon an object that had obviously been made to be sold to whites; to my mind it had no cultural function, and therefore was not interesting. But Breton stopped short in amazement, and after a while I, too, understood that it was nonetheless very beautiful. He wasn’t a purist, or trained; but because of this he saw things that I didn’t’; quoted in M. Polizzotti, op. cit., p. 575.
11. A. Breton, L’Art magique, op. cit., p. 76.
12. A. Breton, « Flagrant délit », in La Clef des champs, OC, tome III, 1999, p. 261.
13. A. Breton, « Océanie », in La Clef des champs, OC, tome III, op. cit., p. 837.
14. Ibid., p. 838.
15. A. Breton, L’Art magique, op. cit., p. 61.
16. A. Breton, « Signe ascendant », in La Clef des champs, OC, tome III, op. cit., p. 768.
17. UA source of the ‘spark’ that Breton would come back to in Manifeste du surréalisme, when he states that ‘the value of the image depends on the beauty of the spark obtained’, OC, vol I, op. cit., p. 337-338.
18. Comment by Paul Valéry (26 juillet 1919) ; quoted in A. Breton, « Notes et variantes », OC, tome I, op. cit., p. 1093.
19. A. Breton, « Max Ernst », in Les Pas perdus, OC, tome I, op. cit., p. 245-246.
20. Breton possibly discovered Giorgio De Chirico’s paintings at the 1912-1913 Salon d’automne or Salon des Indépendants, or at the Paul Guillaume Gallery which showed works by the artist as early as 1914. In any case he saw a large number of paintings by de Chirico in Guillaume Apollinaire’s appartment which he frequented from 10 May 1916. (See : Chronology by Marguerite Bonnet, OC, tome I, p. XXV).
21. G. De Chirico, « La révélation », manuscript from the Paul Éluard collection, 1911-1912.
22. Quel ouvrage ? p. 444.
23. Krzysztof Pomian, Collectionneurs, amateurs et curieux : Paris, Venise : XVIe-XVIIIe siècle, Paris, Gallimard, 1987, p. 64.
24. Ibid., p. 77.
25. Ibid.
26. Ibid., p. 79.
27. A[ndré] K[amber], J[acqueline B[esson], « Le musée sentimental de Bâle », exhibition catalogue, Petit Musée sentimental autour de Daniel Spoerri, Paris, Musée national d’art moderne-Centre Georges Pompidou, 6 mars-6 mai 1990.
28. Bazon Brock, « Qu’est-ce que le Musée sentimental », ibid., p. 71.

André Breton, le Mur

Le Mur vu par Didier Ottinger


Collections Modernes - Andre Breton, Mur de... par centrepompidou

LanguagesFrench
Physical description

Assemblage d'objets et d'œuvres divers

From / ProvenanceProvenances variées
Place of origin
Museum

Musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris : Inv AM 2003-3

Method of acquisition and collectionMusée national d'Art moderne, Centre Pompidou, dation André Breton, 2003
Copyright© ADAGP, RMN centre Pompidou pour le Mur
ReferenceDation_2003
Keywords, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,
CategoriesAfrique, Native Americans, Precolumbian Art, Folk Art, Etnographical Art, Australie, Fine Art, British Columbia, Europe, Inuit Yup'ik Art, MNAM, centre Pompidou, Oceanian Art, Museums, Melanesian Art, Objets magiques, Decorative Arts, Oceanian, Ppolynesian, Melanesian Art, Polynesian Art, Sculpture, Hopi and Zuni, Modern Paintings, Graphics, Objects by André Breton
Set[Exhibitions] 1936, galerie Charles Ratton
Exhibition1936, Exposition surréaliste d’objets, galerie Charles Ratton
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100228260
relwmap_works_label (1)
relwmap_events_labels (1)

Portraits d'André Breton rue Fontaine

Photograph

Author

Person cited André Breton
By (photographer) Lo Kay

Description

Quatre portraits photographiques d'André Breton rue Fontaine réalisés par Lo Kay en 1939.

Annotation manuscrite de la date au dos de chaque tirage : 1939 (images des dos manquantes).

Creation date1939
LanguagesFrench
Physical description9 x 6,5 cm (chaque) (3 9/16 x 2 9/16 in.) - quatre tirages contact
Size9,00 x 6,50 cm
Copyright© Lo Kay
Reference4065000
Breton Auction, 2003Lot 5433
Keywords, , ,
Categories1931-1939
Set[Photos d'objets] photos in the studio
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100696440

See also

6 Works
 
False

Boîte de cigales

-

Boîte de naturaliste située sur le mur de l'atelier d'André Breton.
Une image, une notice descriptive, un musée, un lien.

False

Boîte de flugores

-

Boîte de naturaliste avec fulgores
Une image, une description à compléter

False

Nature morte aux cerises (Les Myositis)

-
Henri, dit le Douanier Rousseau

Huile du Douanier Rousseau placée sur le mur de l'atelier d'André Breton.

False

Objet d'aliéné

-
non identifié

-

Objet d'art brut acquis à Paris en 1929 lors d'une exposition d'art aliéné.

Une image, une notice descriptive, une bibliographie, des expositions, un musée.

[Exhibitions] 1991, boîte archives bleue, Beaubourg

False

Outsider Art Object

-
non identifié

-
Object bought in Paris in 1929 during an exhibition of outsider art.

[Exhibitions] 1965-1966, L'écart absolu

False

Portrait d'André Breton rue Fontaine

-
Lo Kay

Portrait photographique d'André Breton rue Fontaine réalisé par Lo Kay en 1939.
Une image, une notice descriptive à compléter.

Récréations tirées de l'histoire naturelle

Tome premier - De la classe des insectes

Book

Author

Author Gottlieb Tobias Wilhelm
Translated by Fret des Landres

Description

 Fort in-12, demi-basane, plats cartonnés, dos titré or.

Tome I de la classe des insectes, traduit de l'allemand par M. Wilhelm, ministre de la parole de Dieu à Augsbourg et traducteur du "Socrate rustique".

47 planches dont 46 rehaussées en couleurs à la main (reliure usagée). Exemplaire d'André Breton portant son ex-libris dessiné par Salvador Dali.

Bibliographical materialBasle, Henry Haag, 1798.
Date of publication 1798
Publicationfirst publication
LanguagesFrench
Reference9276000
Keywords, ,
CategoriesBooks, poems, fiction, non-fiction
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100226851