La Collection

Accueil > Œuvres > Djerzinski, président de la Tcheka

Djerzinski, président de la Tcheka

Manuscrit

Auteur

Auteur Pierre de Massot
Personnes citées Dzerjinski, Pierre de Massot, Moïse Salomonvitch Ouritzki

Descriptif

Manuscrit autographe signé de Pierre de Massot et daté de juillet 1926. Paru dans le numéro 8 de La Révolution Surréaliste.

Juillet 1926; dans un contexte marqué par la tentation renaissante de faire route commune avec le P.C., Pierre de Massot célèbre la Russie des Soviets dans une nécrologie vibrante d'émotion, consacrée au président de la Tchéka; texte torturé, donc, qui se donne du mal pour célébrer la pureté du chef de la police... on songe aux ennuis de Roger Vaillant à la même époque, quand, journaliste, il fait l'apologie du préfet de police Chiappe. Le monde, en ces années 1920, a encore ses bons et ses méchants... [Site Atelier André Breton 2005]

Manuscrit autographe signé, juillet 1926.
« Voici, hélas, qu'au ciel le plus lointain un astre cesse à jamais de dispenser sa lumière ! La terre là-bas s'obscurcit un peu et déjà les pets immondes rampent, qui dans l'ombre se tueraient. Avec Dzeriyinski disparaît la figure le moins connue mais la plus pure de la Russie des Soviets. » [catalogue de la vente, 2003]

 

Transcription

Djerzinski,
Président de la Tchéka
---
Voici, hélas, qu’au ciel le plus lointain, un astre cesse à jamais de dispenser sa lumière ! la terre là-bas s’obscurcit un peu et déjà les bêtes
immondes rampent qui dans l’ombre se terraient.
Avec Dzerjinski, disparaît la figure la moins connue mais la plus pure de la Russie des Soviets. Ce que les journaux bourgeois vomissent
sur sa dépouille aujourd’hui pour la salir n’est point calomnie, je vous le jure, et qu’on ne parle pas d’exagération ! Les misérables petits
papiers français qui osent imprimer ce nom maudit sont tous bien au dessous de la vérité. Car Dzerjinski fut par excellence l’Impitoyable
et personne à ses yeux ne trouvait grâce qui ne se donnait tout entier et pour toujours à la cause révolutionnaire. Ne comptons pas ses victimes, à ce bourreau, leurs charognes me font horreur ! S’il ne répugna pas à assumer le rôle qu’il haïssait le plus jadis, rôle qui risque à coup sûr de s’attirer le mépris général, si cet incorruptible se fit en un mot " bas policier " pour le salut du monde, croyez que je trouve en
ce renoncement de quoi surexciter mes motifs d’admiration.
Dzerjinski connaissait-il l’apophtegme de l’admirable Saint-Just, qu’il appliqua mieux que quiconque :

« Soyez inflexibles, c’est l’indulgence qui est féroce. » Sa tâche n’est point achevée, et il meurt… Qui pourrait désormais se targuer d’être implacable ? qui osera

prendre une telle place ? Moïse Salomonvitch Ouritzki n’est plus, qui ne pardonnait pas ?…
Les yeux fixés sur ces exemples, je ne demande rien, au jour de notre Révolution, que d’être à la hauteur de tels sacrifices.
Pierre  de Massot (21 juillet 26)

 

Bibliographie

- André Breton (dir.), La Révolution Surréaliste, n°8, 8 décembre 1926, p. 15.
Date de créationjuillet 1926
Languesfrançais
NotesMs - encre noire
Nombre de pages2
Référence365000
Vente Breton 2003Lot 1130
Mots-clés
CatégoriesManuscrits, Manuscrits des membres du groupe
Série[Revue] La Révolution surréaliste
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100802360

Notice reliée à :

2 Œuvres
 
False

Les Aruspices Le Fer et la rouille

-
Michel Leiris

-
Manuscrit autographe signé de Michel Leiris paru dans le numéro 8 de La Révolution Surréaliste en décembre 1926.
Quatre images, une notice descriptive, une bibliographie.

[Revue] La Révolution surréaliste

False

Dossier Gegenbach : Retraite à Solesmes (4) — deux lettres et ex-voto

-
Manuscrit autographe signé de Jean Genbach — alias Gengenbach — paru dans le numéro 8 de La Révolution Surréaliste.

[Revue] La Révolution surréaliste