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Descriptif

Manuscrit autographe signé d'Adrien Dax daté du 21 janvier 1952 et relatif à Albert Camus et à L'Homme révolté.

Suite à la parution de L'Homme révolté d'Albert Camus, les surréalistes lancent un volume de réflexions critiques qui s'attaque aussi bien au refus de la révolution chez Camus qu'à la dimension métaphysique de sa conception de la révolte. Adrien Dax, ici, donne avec ces « Vessies et lanternes de la révolte » une réflexion sur les relations entre la révolte et l'art. [site Atelier André Breton, 2005]

Manuscrit autographe signé, 21 janvier 1952.
- 9 pages in-4° foliotées, manuscrit autographe titré, daté et signé à l'encre par Adrien Dax de ce texte de critique relatif à la parution de L'Homme révolté d'Albert Camus.
« On comprend qu'après ce déploiement de pompes funèbres Camus ne tarde pas à obliquer vers la fiction romanesque où, incontestablement, il est plus à son aise. Ici, les mensonges de l'art sont permis et il est admis que ce qui n'a pas été vécu peut toujours se raconter. » [catalogue de la vente, 2003]

Cet article d’Adrien Dax s’ajoute à quatre autres que rassemble Benjamin Péret en juin 1952 dans Révolte sur mesure, le numéro de revue consacré à L’Homme révolté ; il s’y trouve aux pages 29-38 (voir Mélusine). Le titre de l’article emprunte déjà une tournure caustique : en faisant allusion à l’expression « Prendre des vessies pour des lanternes », il sous-entend que Camus se trompe lourdement en matière de révolte tout en se prenant très au sérieux. Quant au corps de l’article, il réfute essentiellement le quatrième des cinq chapitres de L’Homme révolté : « Révolte et art ». Dans une perspective philosophique et esthétique, il s’en prend à la conception camusienne des rapports entre, d’une part, la révolte et la révolution, et, d’autre part, l’art et la poésie. En fin de compte, affirme-t-il, Camus devrait se rabattre sur le genre romanesque, qui lui réussit mieux que l’essai, parce que le mensonge (de la fiction) y est roi et, du coup, pallie l’ignorance… [wiki de Sophie Bastien, juin 2017]

 

La Rue, numéro publié en ligne sur Mélusine

La polémique Breton-Camus au sujet de L’Homme révolté a fait long feu. Elle s'était poursuivie dans plusieurs livraisons de l’hebdomadaire Arts à partir du 12 octobre 1951. Mais ce que l’on connait moins, c’est ce numéro spécial du périodique La Rue, confié aux surréalistes, réfutant les arguments d’Albert Camus sur la révolte, notamment à propos de Lautréamont. Il a été scanné en mode image par Lucrezia Mazzei, doctorante à l’Université de Bari (où elle prépare une thèse, sous la direction de M. le Professeur Bruno Pompili, sur le Surréalisme de la seconde après-guerre mondiale), mis en mode texte par Henri Béhar, et révisé par leurs soins conjoints.

Mise en ligne : Sophie Béhar
Éditeur responsable : Henri Béhar

Révolte sur mesure, PDF

Malgré quelques coquilles, une ressource utile à qui s'intéresse à l'affaire Camus.

Date de création20-janv.-52
Notes bibliographiques

Ms - 9 pages in-4° - Encre noire

Date d'édition1950
Languesfrançais
Référence1398000
Vente Breton 2003Lot 2354
Mots-clés, ,
CatégoriesManuscrits, Manuscrits des membres du groupe
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100221100