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[M. Van Hecke reçoit...]

Lettre du 19 juin 1929

Correspondance

Auteur

Auteur Albert Valentin
Personnes citées Louis Aragon, Emmanuel Berl, D. H. Lawrence, André  Malraux, Pierre Naville, André Thirion, R. Van Hecke, Raymond Queneau

Descriptif

Lettre manuscrite d'Albert Valentin à André Breton, datée du 19 juin 1929 et comprenant une copie tapuscrite de correspondance.

Dossier Berl et Malraux, suite : après les insultes à leur endroit publiées dans l'article de tête de la livraison « spécial surréalisme en 1929 » de la revue belge Variétés, les deux écrivains répliquent par des demandes d'insertion adressées au directeur de la revue belge, Van Hecke. Albert Valentin, ami de Breton et Thirion, leur communique discrètement les lettres, et ils pourront répondre à ces réponses... l'ensemble (quatre lettres en tout) étant publié dans la livraison du 15 août 1929.

Lettre autographe et tapuscrit, 19 juin 1929.
- 1 page 1/4 in-4° manuscrites à l'encre noire de Albert Valentin d'une lettre à André Breton relative à l'Affaire Malraux, Berl et Thirion que Thirion leur consacre, du 19 juin 1929.
- 1 page in-4° tapuscrite reproduisant 2 lettres adressées au directeur de la revue Variétés, M. Van Hecke, et signées André Malraux et Emmanuel Berl. Albert Valentin remercie également Breton de l'avoir défendu, ainsi qu'Aragon, dans le procès qu'on lui a intenté pour avoir publié dans un numéro de Variétés un fragment de « Au soleil de minuit ». [catalogue de la vente, 2003]

 

Date de création19-juin-29
Languesfrançais
NotesMs et Ts - encre noire
Référence223000
Vente Breton 2003Lot 2145
Mots-clés, ,
CatégoriesLettres à André Breton
Série[Revue] Variétés
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100831490

[Je regrette infiniment...]

Lettre datée de Barcelone, le 24 décembre 1932

Correspondance

Auteur

Auteur Joan Miró
Personnes citées Pierre Colle, René Crevel, Paul Éluard, Benjamin Péret
Destinataire André Breton

Descriptif

Lettre de Joan Miró à André Breton, datée de Barcelone le 24 décembre 1932.

2 pages in-12, lettre autographe datée de «Barcelone 24 décembre 1932» et signée à l'encre par Joan Miró à André Breton dans laquelle il le félicite pour son dernier livre, Les Vases communicants, et lui demande un article pour une exposition à la galerie Colle (enveloppe conservée).

La lettre de Joan Miró est encartée dans l'exemplaire signé du recueil de Lise Hirtz et de Miró intitulé Il était une petite pie. [catalogue de la vente, 2003]

 

Date de création24/12/1932
Date du cachet de la Poste24/12/1932
Adresse de destination
Notes bibliographiques1 feuillet in-8°, enveloppe conservée
Languesfrançais
Notes

Ms - encre bleue

Lieu d'origine
Nombre de pages2
Crédit© ADAGP, Paris, 2019.
Référence7035000
Vente Breton 2003Lot 924
Mots-clés, , ,
CatégoriesCorrespondance, Lettres à André Breton
Série[correspondance] Les Vases communicants
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000343
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Il était une petite pie

-
Lise Deharme, parfois dite Lise Hirtz

Recueil de chansons de Lise Deharme, illustré par Miro, publié à très petit nombre en 1928 par la galerie Jeanne Bucher. Accompagné d'une lettre de 1932 de Miró à Breton.

Quatre images, une notice descriptive, un lien.

[Le tenant de vous je n’ai pu me résoudre...]

Lettre datée de New York, le 3 juillet 1942

Correspondance

Auteur

Auteur André Breton
Personnes citées Louis Jacques Napoléon Bertrand, dit Aloysius Bertrand, Arthur Rimbaud, Denis de Rougemont, Jacques Vaché, Guillaume Apollinaire, Charles Cros
Destinataire Alexis Léger, dit Saint-John Perse

Descriptif

Lettre d'André Breton à Saint-John Perse, le 3 juillet 1942, sans adresse, de New York.

Lettre manuscrite autographe sur papier à en-tête VVV - A magazine of Art and Discovery - To create and to change to become.

Les poèmes de Saint-John Perse Éloges et Exil sont cités dans la lettre, tout comme la revue VVV que dirige André Breton. [site André Breton, 2019]

 

Transcription

New York 3 juillet 1942

Très cher Monsieur,

le tenant de vous je n’ai pu me résoudre à placer cet exemplaire de Poetry parmi d’autres magazines ou même en bien meilleure place depuis que j’ai si peu de livres parmi ceux qui ne pouvaient m’abandonner, Bertrand, Rimbaud, Cros ou Apollinaire. Il demeure dans son enveloppe sur ma table pour que je le découvre sous une des plus belles écritures dans lesquelles j’ai pu rêver de voir se composer les lettre de mon nom. J’ai gardé de la jeunesse ce sens des choses si rares qu’elles transgressent leur catégorie apparente pour se fondre dans celle des talismans. Durant l’autre guerre un de mes plus obsédants désirs ne fut-il pas d’obtenir de mon plus grand ami d’alors et de toujours, Jacques Vaché, qu’il transposât, dans une des mystérieuses aquarelles dont il avait le secret, certains des plus hauts et des plus troublants accents d’Éloges dont une copie manuscrite ne me quittait pas - jusque dans les boues de la Côte du Poivre. Vous savez sûrement que ce qui a pu être situé ainsi l’a été une fois pour toutes, demeure tout à fait inaltérable. Mais si Exil m’atteint en 1942, c’est chargé de bien d’autres émotions encore, du parfum des Antilles où je me trouvais pour la première fois il y a un an et plus encore de la nostalgie de ce beau langage - le seul, celui qui tend uniquement vers le beau - dont on est ici entièrement sevré.

Je vous adresse cette semaine même le premier numéro de VVV, dans le grand espoir que vous consentirez à "ouvrir" le suivant d’un de vos poèmes.

J’écoute souvent me parler de vous Denis de Rougemont qui me laisse croire que je pourrai vous rencontrer quelque jour avec lui. Je garde quelque crainte superstitieuse à l’idée d’user de votre temps ; puisse cependant l’exil à ce seul égard m’être propice.Comme je suis depuis trois mois "announcer" à la B.B.C., en remplissant le questionnaire d’usage qui doit permettre mon entrée dans le "Civil Service" je me suis permis de donner votre nom en référence.

Je vous prie d’excuser cette grande liberté mais comment ne me flatterais-je pas de l’espoir de votre estime et même de votre sympathie.

Croyez, je vous prie, à mes sentiments d’admiration et d’affection profonds.

André Breton

 

Bibliographie

Henri Béhar (éd.), « Surréaliste à distance », Europe, nov.-déc. 1995, n° 799-800, pp. 59-84.

Date de création03/07/1942
Languesfrançais
Notes

Lettre manuscrite autographe sur papier à en-tête VVV- A magazine of Art and Discovery - To create and to change to become.

Lieu d'origine
Bibliothèque

Fondation Saint-John Perse : Breton (André) L

Vente Breton 2003
Mots-clés, , ,
CatégoriesCorrespondance, Fondation Saint-John Perse, Lettres d'André Breton
Série[Correspondance] Breton - Saint-John Perse
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000720
Lieu d'origine

Notice reliée à :

2 Œuvres
 
False

Exil

-
Alexis Léger, dit Saint-John Perse

Poème publié aux Lettres françaises à Paris en 1942.

Deux images, une notice descriptive, un lien, une bibliothèque.

False

VVV

-

Collection complète de cette revue sans périodicité dirigée par André Breton, David Hare, Marcel Duchamp et Max Ernst.
21 images à venir, une longue notice descriptive, une exposition, une bibliographie.

[Revue] VVV

[Depuis votre départ...]

Lettre datée de Washington, le 21 septembre 1947

Correspondance

Auteur

Auteur Alexis Léger, dit Saint-John Perse
Personnes citées Gaston Gallimard, Maria Martins, dite Maria, Denis de Rougemont
Destinataire André Breton

Descriptif

Lettre de Saint-John Perse datée de Washington, le 21 septembre 1947 et adressée à André Breton chez Gallimard.

Enveloppe par avion adressée aux éditions Gallimard, réexpédiée  : 42 rue Fontaine Paris IXe.

Lettre insérée dans l'exemplaire de Vents de Breton. [site André Breton, 2019]

 

Transcription

Washington 3120 R. Street. N. W., 21 septembre 1947

Cher Ami,

Depuis votre départ de ce pays, où il est si absurde que nous n’ayons pu nous voir, j’ai bien souvent tenté d’avoir de vos nouvelles.

J’aurais voulu savoir quelque chose de vous-même, de votre action et de votre œuvre, des ressources nouvelles que vous trouvez dans le milieu que vous animez. Je vous le dis simplement, ne me laissez pas perdre tout contact avec vous. Je suis sans liens avec la vie de Paris et n’ai même plus le hublot de nos revues littéraires.

En dépit des conditions actuelles — et peut-être en raison même de ces conditions — je suis heureux pour vous que vous puissiez vivre à Paris. Certaines difficultés pour vous ne sont qu’un aiguillon. Je comprends bien en tout cas que votre place ne puisse être ailleurs, en ce moment. Vous y avez des obligations et d’abord celles qui vous lient à l’action autant qu’à la création littéraire. Et je trouve très justifié, sur ce plan intégral, votre souci humain de ne point dissocier la chose intellectuelle de la chose sociale.

Mais je pense aussi à d’autres difficultés, plus matérielles et immédiates, que vous avez à résoudre quotidiennement — celles-là même qui me tiennent seules encore loin de France. Puissent-elles, pour vous et les vôtres, ne pas trop entamer votre liberté d’esprit.

Si en quoi que ce soit d’ordre pratique, et même sur l’humble plan des commodités ménagères, je pouvais faire quoi que ce soit ici pour vous faciliter, de loin, la solution de quelqu’un de ces petits problèmes, dites-le moi, je vous prie, et je m’y emploierais bien volontiers, malgré mon peu de sens pratique. S’il y a quelque chose d’autre à ménager pour vous auprès d’amis, vous me le direz aussi.

La dernière fois que j’ai eu encore de vos nouvelles, c’est par Rougemont, en Amérique (juin dernier). Il m’a parlé de votre Fourier. J’aimerais le lire. Faites-le moi lire.

J’ai publié, sous le titre Vents , un long poème chez Gallimard. Je ne pense pas qu’il y ait eu de service de presse, ni même d’auteur, en raison du prix de cette publication (plus luxueuse que je ne l’eusse souhaitée). Mais vous êtes un des rares amis que j’aie voulu, personnellement atteindre. Si vous n’avez pas eu votre exemplaire, conformément aux assurances que j’ai reçues, réclamez-le de ma part chez l’éditeur.

J’ai d’autres œuvres en train ; mais retrouverai-je le goût de les publier ? Ma solitude est si totale et mon éloignement tel, que je n’y perçois, naturellement, aucun écho. Je ne sais absolument rien de nos milieux littéraires. Je n’imagine d’ailleurs pas, à l’heure actuelle, qui pourrait encore s’intéresser à des écrits de ce genre ; et je ne vois pas non plus qui pourrait encore témoigner en leur faveur.

Je vous souhaite en bonne santé, cher Ami, et maître de vos plus libres mouvements. Je connais votre intégrité de nature et sais qu’elle n’est pas prête aux compromis du jour.

J’espère revoir bientôt notre amie Maria Martins retour du Brésil. Elle me donnera peut-être de vos nouvelles.

Croyez que je mets dans l’expression de mon amitié une bien sincère pensée.

Alexis Léger

 

Bibliographie

Henri Béhar (éd.), « Surréaliste à distance », Europe, nov.-déc. 1995, n° 799-800, pp. 59-84.

Date de création21/9/1947
Adresse de destination
Languesfrançais
Lieu d'origine
Bibliothèque

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : BRT C 2667

Nombre de pages3
Référence19002328
Vente Breton 2003Lot 1011
Mots-clés, ,
CatégoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Correspondance, Lettres à André Breton
Série[Correspondance] Breton - Saint-John Perse
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000727
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Vents

-
Alexis Léger, dit Saint-John Perse

Poème de Saint-John Perse, publié en 1946 chez Gallimard.

Deux images, une notice descriptive, un lien,une bibliothèque.

Descriptif

Lettre d'André Breton à Saint-John Perse, datée de Paris le 30 septembre 1947, et adressée à Washington.

 

Transcription

Paris, 30 septembre 1947

Très Cher ALexis Léger,

Votre lettre m’émeut profondément. Le jour même où elle me parvenait, je venais encore de songer à vous devant l’annonce d’un essai intitulé Saint-John Perse, poète de gloire à paraître dans un prochain numéro de Critique. Cette revue, que dirige Georges Bataille, est des seules qui méritent d’être suivies de vous et je me suis réjoui que le texte promis porte la signature de Justin Saget, qui vient par ailleurs de publier de très remarquables pages sur Jarry (en postface à un poème très hermétique, L’Autre Alceste, enfoui dans La Revue blanche de 1896 et en commentaire aux Jours et les Nuits, dans le dernier numéro (61) de Fontaine). Saget me paraît être le jeune critique le plus pénétrant d’aujourd’hui et il est juste que ce soit lui qui se montre préoccupé de vous. Je commence par vous dire cela tant j’ai hâte de dissiper l’idée que vous pouvez avoir que vos œuvres ont perdu de leur écho, quand c’est objectivement le contraire qui est vrai.

J’écris à Paulhan pour lui demander, s’il est temps encore, de me réserver cet exemplaire de Vents auquel votre lettre me fait encore attacher plus grand prix. On m’a, naturellement, dépouillé pendant la guerre d’un certain nombre d’ouvrages que je ne regrette pas tous mais, parmi ceux dont j’ai vraiment couru constater la perte, figurent malheureusement Éloges (ce n’était pas l’originale) et un grand papier d’Anabase entre les pages duquel j’avais glissé une lettre à laquelle je tenais tant, et que vous m’aviez écrite en 1923. Vous n’avez jamais écrit que pour appeler la ferveur : soyez sûr que celle‑ci survit, sans doute plus rare mais d’autant plus jalouse, aux temps que nous traversons.

Ces temps n’en semblent pas moins de plus en plus mauvais et bien dérisoires apparaissent, à certaines heures les efforts des hommes, très isolés, qui voudraient empêcher que le monde se scinde en deux blocs, que leur heurt précipitera en quelle poussière. À cet égard il faut bien reconnaître qu’ici la situation empire chaque jour et que la passion partisane rend l’immense majorité de plus en plus indifférente à l’avenir humain, considéré dans sa réalité. Les uns s’hypnotisent sur les dangers que l’expansion américaine fait courir aux valeurs traditionnelles de l’Europe, les autres s’affolent à l’idée des exactions multiples dont le régime russe fait de plus en plus son ordinaire. Dans la prise de position qui s’ensuit, le sens de la mesure commence à faire absolument défaut, sans parler (chez la plupart) de la bonne foi. Les staliniens entretiennent, avec un succès confondant, un certain nombre de hantises dans les milieux de gauche, à commencer par l’imminence d’un coup de force « de Gaulle » toujours annoncé pour la fin du mois courant. Il est difficile de se faire une idée des forces déjà recrutées par le R.P.F. mais il semble bien qu’une telle aventure ne doive pas être tentée de sitôt. Sur le plan, plus aisément contrôlable, de la libre expression, les menaces sont beaucoup plus concrètes. Si la véritable « terreur » qu’à mon arrivée en France faisaient régner les Aragon et autres a fait long feu, la plupart des intellectuels se cantonnent encore dans une réserve prudente, pour ne pas avoir à payer personnellement trop cher les frais d’une occupation éventuelle. Je cherche actuellement à décider Max-Pol Fouchet, qui dirige Fontaine, à promouvoir une déclaration de principes que nous puissions signer, lui et moi, et que nous appellerions à signer des hommes tels que Paulhan, Camus, Bataille, Patri, Malraux (en dépit de son activité présente aux côtés de de Gaulle, mais ses propos non publics apportent quelque apaisement), Rougemont bien sûr, etc. Je ne désespère pas d’y parvenir et je crois que ceci apporterait quelque clarté. On en a grand besoin : vous savez sans doute que la radio de Moscou, au cours d’une dizaine d’émissions, s’en est prise formellement à Matisse, à Picasso et, après eux, à tous ceux qui pourraient encore poursuivre en art des recherches techniques. Le très malencontreux débat institué, notamment par Sartre, autour de la littérature «engagée», a d’ailleurs fait le jeu des pires obscurantistes. Aragon, au retour d’un voyage « triomphal » en U.R.S.S. et dans l’Europe de l’Est, et qui en rapporte manifestement des instructions précises, jette un peu de lest du côté Matisse-Picasso (dont la dénonciation ferait ici trop mauvais effet dans les milieux intellectuels) mais c’est aussitôt pour passer à de véritables sommations : le mieux est que je vous découpe son article de L’Humanité.

Puisque vous voulez bien vous intéresser à ce qui me concerne plus personnellement, j’ajouterai que le temps écoulé depuis mon retour ne m’a pas laissé libre de m’exprimer avec quelque ampleur. J’ai dû faire face à cette situation inattendue : l’élargissement considérable de l’audience faite aux idées «surréalistes» entraînant une interrogation et une attente de directives à la fois très pressantes et très diffuses, de la part d’éléments très jeunes dont je continue à ne savoir trop que faire (cela se fût aisément filtré par le moyen d’une revue mais les éditeurs sont restés jusqu’ici velléitaires), la très irritante agitation entretenue journellement autour de mes faits et gestes par une clique disposant de grands moyens et n’éprouvant, en outre, aucun scrupule à en passer par les pires (je crois devoir vous en faire grâce, mais ce sont vraiment les pires). Il est difficile de dire jusqu’à quand cela durera. Je n’envisage guère que de m’absenter cet hiver de Paris, pour tenter d’échapper à cette persécution tour à tour aimable et détestable.

Que n’êtes-vous cependant à Paris. Naturellement je me perds en conjectures sur les raisons qui vous empêchent d’y être. Mais je me surprends à penser (un peu mystiquement) parfois qu’il dépend de l’absence d’une lumière, là devant tel numéro, pour que la rue soit sombre et plus inquiétante.

Je suis tout à votre disposition pour vous faire adresser telles publications qu’il pourrait vous être agréable de lire ou de feuilleter : pour les périodiques, par exemple, Critique, La Revue internationale, Fontaine, Les Cahiers de la Pléiade (je crois qu’on peut aisément s’en tenir là). Les ouvrages récents, en langue française, qui m’ont le plus frappé sont Heureux les Pacifiques, par « Raymond Abellio [pseudonyme de Georges Soulès] » (les staliniens dénoncent, sous ce pseudonyme, un prétendu milicien mais rien n’est moins sûr : il s’agit d’un roman auquel a été, je crois, attribué le « Grand prix de la critique » — je ne sais quelle est votre tolérance du côté de ce genre d’écrits, la mienne n’est pas grande, mais cet ouvrage donne l’impression de dominer la situation actuelle, ce qui n’est pas «facile») et Sens-plastique, par Malcolm de Chazal, énorme recueil d’aphorismes qui arrive inexplicablement de Port-Louis (île Maurice), The general Printing Stationary Co, Ed., d’intérêt assez strictement poétique mais qui, en dépit de monumentales scories, semble la somme de tout ce qui se peut réaliser sur le plan de « l’analogie universelle » (à ce propos je vous adresse par même courrier l’Ode à Charles Fourier : les « surréalistes révolutionnaires » y ont répondu par un poème collectif d’une ligne, l’Ode à Marx que voici : « U.R.S.S. capitale Moscou »). Aux deux ouvrages que je citais pourrait s’adjoindre, sur le plan critique, La Symbolique de Rimbaud, par Jacques Gengoux, qui m’a paru apporter la seule clé valable pour cette œuvre, bien que l’auteur soit un jeune jésuite et que je reste sur la plus complète défensive à son égard.

Mais je m’effraie un peu au tournant de cette page : si j’ai quelque peu lassé votre attention, songez que c’était pour solliciter un peu plus votre présence ici, parmi ceux dont les raisons d’être encore sont fonction de messages tels que le vôtre, et qui, plus que de bien d’autres choses, souffriraient de le voir interrompu.

André Breton

 

Bibliographie

Henri Béhar (éd.), « Surréaliste à distance », Europe, nov.-déc. 1995, n° 799-800, pp. 59-84.

Date de création30/09/1947
Adresse de destination
Languesfrançais
Lieu d'origine
Bibliothèque

Fondation Saint-John Perse : Breton (André) L

Mots-clés, ,
CatégoriesCorrespondance, Lettres d'André Breton
Série[Correspondance] Breton - Saint-John Perse
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000728
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée

 [Je viens augmenter...]

Lettre datée du 7 février 1948

Correspondance

Auteur

Auteur Sarane Alexandrian
Personnes citées Elisa Claro Breton, Henri Pichette, Stanislas Rodanski, Claude Tarnaud
Destinataire André Breton

Descriptif

Lettre de Sarane Alexandrian à André Breton datée du 7 février 1948.

Lettre insérée par André Breton dans son exemplaire de Victor Brauner, l'illuminateur de Sarane Alexandrian. [catalogue de la vente, 2003 ; site André Breton, 2019]

Date de création07/02/1948
Date du cachet de la Poste07/02/1948
Adresse de destination
Notes bibliographiques

4 pages in-4°

Languesfrançais
Notes

Ms - encre verte

Lieu d'origine
Nombre de pages4
Référence8312000
Vente Breton 2003Lot 117
Mots-clés, , , , ,
CatégoriesCorrespondance, Lettres à André Breton
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000241
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Victor Brauner, l'illuminateur

-
Sarane Alexandrian
Victor Brauner

Étude sur Victor Brauner publiée en 1954 aux Cahiers d'Art à Paris.

Quatre images, une notice descriptive,  un lien.

[Je m'en veux...]

Lettre datée de Washington, le 3 mars 1948

Correspondance

Auteur

Auteur Alexis Léger, dit Saint-John Perse
Personnes citées Charles Fourier, Revue Fontaine, Georges Bataille, Max-Pol Fouchet
Destinataire André Breton

Descriptif

Lettre de Saint-John Perse à André Breton, datée de Washington le 3 mars 1948, et adressée à Paris.

Lettre insérée dans l'exemplaire d'Anabase de Breton.

Expédiée par M. Alexis Léger, 2800, Woodley Road. N. W., Washington, à M. André Breton, 42, rue Fontaine Paris IXe.

Ré­expédiée à : Shady Rock, Route des Pins, Antibes. [site André Breton, 2019]

 

Transcription

Washington, 2800 Woodley Road N. W.,

3 mars 1948

Cher Ami,

je m’en veux — ce ne sont pas des mots — d’avoir cédé encore à un si long silence. Vous n’aurez pas su combien j’ai été sensible à vos dernières communications : le prix que j’ai attaché à votre Fourier, le prix que j’ai attaché au ton de votre lettre.

C’est une étrange chose, cette amitié, dernière venue, qui a pris pour moi son sens propre à l’heure même où je prenais en toutes choses tant d’écart, et dont la signification semble s’accroître pour moi de tout ce qui lui a été refusé. Car notre long séjour du même côté de l’eau n’a pas plus favorisé nos rencontres que mes nombreuses années de servitude parisienne. Il y a des malices du sort qui ressemblent singulièrement à des prédilections, et j’évoque souvent à New York, du fond de quelque chambre d’hôtel, cette sonnerie de téléphone qui répondait chez vous dans le vide, un jour où je vous appelais et où vous étiez, soudain, à l’autre bout de l’Amérique (dans quelque Nevada). Mais je ne suis pas assez abstrait pour en prendre mon parti, et parce que je vous tiens, contrairement à votre légende, pour aussi humain que j’entends l’être moi-même, je veux vous avoir dit combien me touche encore l’amical son de voix qu’il y avait dans votre lettre.

Oui, j’ai aimé votre Ode à Fourier. Rien de plus inattendu, à tous points de vue. Et on ne la relit pas sans une certaine émotion. Vous aurez seul donné la vraie commémoration de 48 — la plus noble en tout cas, sinon la plus orthodoxe. Poétiquement, il y a là une vraie gageure, et que vous pouviez seul tenir : tenir face à vous-même, sans nul autre souci. Il est bien et il est beau de pouvoir intégrer pareille matière dans le lyrisme, et de l’y engager avec cette grande allure de simplicité, qui engendre encore un plus haut d’autorité. Vous avez trouvé une nouvelle forme, un nouveau ton d’incantation intellectuelle, dont l’efficacité va d’autant plus loin qu’elle est plus inapparente. Émouvante et dédaigneuse supercherie de la familiarité ! Au fond, il y a une insolence de la simplicité, de la véritable simplicité — la plus déconcertante — dont il faudrait bien pétrir un jour une nouvelle caste intellectuelle.

Faut-il ajouter qu’une œuvre aussi vôtre ne laisse point d’ouvrir, en cours de route, les plus beaux carrefours aux fuites de l’esprit — à ses transgressions ?

Merci aussi pour l’envoi du Manifeste que j’ai lu avec intérêt. Probité morale et probité d’esprit y suivent la même rigueur logique.

L’analyse que vous me faisiez de la situation n’a cessé de trouver sa justification de fait, dans l’évolution nationale aussi bien qu’internationale.

Vous vous étonniez de mon attardement à l’étranger. Aucune autre raison, certes ! que les raisons d’ordre matériel. Je ne veux plus de fonctions publiques (qui me renverrraient d’ailleurs à l’étranger) et je n’ai aucun moyen de subsister par moi-même à Paris. Je n’y ai non plus aucun logement, encore que j’y aie tous les miens. Le triste est que je n’entrevois guère quand pourra s’élucider cette situation matérielle — purement matérielle.

Je vous sais infiniment gré de tout ce que vous voulez bien me dire de l’activité et de la création littéraire à l’heure actuelle. J’attacherai toujours du prix à votre appréciation. Nos exigences sont les mêmes. Vos dernières indications restent seules valables pour moi.

Oui, j’aimerais bien recevoir Critique et La Revue Internationale, la première surtout, mais je ne saurais comment m’en acquitter en ce moment. Pour Fontaine et Les Cahiers de la Pléiade, le service m’en est déjà assuré.

Mais plus encore, Cher Ami, je veux vous remercier — et je le fais de tout cœur — de l’amicale sollicitude que vous voulez bien me témoigner, en ce qui me concerne personnellement. Les mots que vous me dites, pour réamorcer en moi l’intérêt littéraire, vous les dites si gentiment, qu’ils gardent en moi leur résonance humaine. Il ne m’arrive pas souvent de céder à ce libre mouvement qui est, pour vous, ma plus sincère réponse. Croyez, tout simplement, à tout ce que je mets dans ma poignée de main.

Je n’ai jamais rien su, pour ma part, de cet article que vous me disiez avoir vu annoncer dans Critique. Si l’auteur a pensé à me l’envoyer, il ne m’est jamais parvenu. À l’occasion, si vous jugiez qu’il en vaille la peine, demandez à Georges Bataille de me l’envoyer. (Sur la foi de ce que vous m’avez écrit de Critique, j’en ai parlé de mon mieux dans différents milieux, et deux abonnements ont été aussitôt souscrits sous mes yeux (Huntington Cairns et Elliott Colemann) ; d’autres suivront. Mais vous pouvez signaler à Bataille qu’on ne sait comment procéder ici pour s’abonner : les Maisons de New York refusent les souscriptions et les deux amis dont je vous parle ont dû écrire à un correspondant privé à Paris. Les grandes Bibliothèques publiques et les Universités qui seraient friandes d’une telle Revue, se laissent décourager par cette petite complication pratique. Seule, à ma connaissance, la Bibliothèque de New York recevrait déjà Critique — mais là je ne suis pour rien. Je crois que Bataille ferait bien d’envoyer à toutes ces Institutions, directement, une petite notice avec toutes indications pratiques. Au surplus, les services du Quai d’Orsay et de l’Attaché Culturel à New York devraient être en situation de lui faciliter les choses).

Le Directeur de la Revue Fontaine m’a annoncé la préparation d’un numéro spécial dont il voudrait me consacrer l’hommage. Il ne m’a pas encore demandé le texte inédit que je dois donner à cette occasion. J’ignore donc la date réservée à ce numéro, et l’état actuel de sa préparation. Je ne sais pas davantage sur quelles contributions il pourra compter. Ces voix sans doute me seront étrangères — intellectuellement peut-être autant qu’humainement. (Et comment en serait-il autrement, vu le cours extérieur de ma vie ?) De vous, Cher Ami, j’aimerais un témoignage : parce que je sais qu’il aurait pour moi sa signification propre et son prix ; parce que je sais aussi que cette solidarité publique me plairait, à l’heure même où tant de bassesse, de pauvreté et de lâcheté reflue contre tout ce que l’on vous doit. Au surplus, mes préoccupations, mes exigences et mes vœux ont de toujours été, sur l’essentiel, plus proches des vôtres qu’on ne le croit (mes œuvres perdues l’eussent mieux montré.)

Je vous exprime aussi simplement mon vœu, parce que je vous le dois, d’homme à homme, et parce que vous êtes de ceux qui sont de taille à témoigner. Mais ceci dit, je comprendrais aussi simplement tout ce qui pourrait s’opposer à la réalisation de ce vœu. Rien que de libre ne peut être souhaité de vous. Si vous ne pouvez donner quelques pages à Max-Pol Fouchet, gardez seulement, de mon regret, la mesure de cette libre franchise que j’aimerais toujours partager avec vous.

Donnez-moi encore de vos nouvelles. J’essaie parfois d’imaginer toutes les difficultés que l’heure actuelle peut opposer, en France, à l’activité littéraire, ou seulement à la vie quotidienne, d’un écrivain de votre classe. Je n’appréhende que trop pour vous, parmi tant de problèmes matériels qui seraient pour moi-même insolubles ou harrassants [sic], tout ce contre quoi vous avez à défendre un peu de liberté d’esprit — ou seulement un peu de temps. J’aimerais apprendre de vous que vous parvenez tout de même, dans tout cela, à faire place au très grand luxe du poète. Puissiez-vous, du moins, être affranchi de préoccupations pour ceux qui vous sont proches.

De ce côté du monde, où vous n’avez pu non plus respirer librement, vous avez laissé une très vivante figure. Mais je ne pense pas que vous gardiez, de l’Amérique, plus qu’un souvenir planétaire.

Encore une attentive et bien amicale pensée, que j’aimerais un jour partager avec vous, de vive voix, en France.

Alexis Léger

 

Bibliographie

Henri Béhar (éd.), « Surréaliste à distance », Europe, nov.-déc. 1995, n° 799-800, pp. 59-84.

Date de création3/3/1948
Adresse de destination
Languesfrançais
Lieu d'origine
Bibliothèque

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : BRT 2668

Nombre de pages7
Référence19002330
Vente Breton 2003Lot 1011
Mots-clés, ,
CatégoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Correspondance, Lettres à André Breton
Série[Correspondance] Breton - Saint-John Perse
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000729
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Anabase

-
Alexis Léger, dit Saint-John Perse

Recueil de poèmes publié chez Brentano's à New York en 1945.

Deux images, une notice descriptive, une bibliothèque, un lien.

[C'est vrai que je commençais à être inquiet...]

Lettre datée de Paris, le 22 juillet 1954

Correspondance

Auteur

Auteur André Breton
Personnes citées Nicole Bienaimé, Edmond Bomsel, Elisa Claro Breton, Sandra Calder-Davidson, François-René de Chateaubriand, Eugène Ionesco, Aimé Patri, Louis Breton, Léon Trotsky
Destinataire Aube Breton-Elléouët

Descriptif

Lettre d'André Breton à sa fille Aube, de Paris, le 22 juillet 1954.  

 

Transcription

Paris, le 22 juillet 1954

Ma petite Aube chérie,

C’est vrai que je commençais à être très inquiet : huit jours ou presque sans nouvelles et je n’avais même pas ton adresse. Deux heures environ après ton départ ont sonné Nicole et une autre — noire — de tes amies dont je ne retrouve pas le nom. Il paraît que tu leur avais donné rendez-vous et Nicole , en particulier, semblait très déçue.

Je n’arrive pas, même après ta lettre, à bien me représenter ce lieu de Saché  ; tu ferais bien de m’en adresser deux ou trois cartes postales, que je voie si c’est montagneux, ombragé, mouillé, fleuri. Tu ne me donnes guère idée que des intérieurs mais tout cela m’a l’air bien beau et Elisa m’assure, après ta lettre en anglais, que tu ne peux être que très heureuse.

Ici pas grande éclaircie : le livre toujours aussi peu entrepris, le pastel pas encore vendu, l’argent introuvable, les perspectives… n’en parlons pas. Le Dr Hunwald, que Patri m’a délégué, m’a prescrit un examen de sang (numération globulaire, etc.). Je vais voir ce qu’il pense des résultats cet après-midi.

Bomsel  m’a rapporté ton passeport prolongé.

Nous nous sommes décidés lundi soir à aller voir la pièce de Ionesco : Victimes du devoir : comme la précédente très belle mais très terrible, avec grands cauchemars à la clé. Une dizaine de spectateurs en tout et pour tout.

On a un peu joué avant-hier à constituer, pour Médium , des sortes de cartes postales du genre — amélioré de celles qu’on édite à l’occasion de l’émission d’un timbre : timbre de Chateaubriand, par exemple, sur une vue de Combourg, tampon commémoratif de la poste. Nous avons choisi à part une cinquantaine de portraits, autant de paysages et de scènes pouvant servir de fond, autant d’objets susceptibles de servir d’emblèmes, autant de courtes inscriptions destinées au tampon et tiré le tout au sort. L’ensemble des résultats est très surprenant. Exemple : Trotsky .  — Deux tigres jouant avec un pneu. — Un battant de cloche. — Inscription : « Cette heure est à moi. » Septembre 1936. (À cette date la guerre d’Espagne commençait.) Cet assemblage est le premier qui s’est présenté.

Petit chéri, je voudrais bien ne pas t’ennuyer avec des recommandations mais, je t’en prie, n’oublie pas ce que nous avons dit avant ton départ pour l’emploi régulier de deux à trois heures chaque jour. C’est plus important que jamais : ne tourne pas le dos à ta vie à venir, comprends-le bien.

Dès que je vais pouvoir — pardon — je t’enverrai des sous mais c’est de ce côté pire que jamais. C’est dire !

As-tu écrit à ton grand-père  ?

Tous mes plus tendres baisers. Et mes compliments à Sandra.

André

 

 

Bibliographie

André Breton (Jean-Michel Goutier éd.), Lettres à Aube, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 2009, p. 84 à 87

Librairie Gallimard

Date de création22/07/1954
Date du cachet de la Posteillisible
Adresse de destination
ProvenanceParis
Lieu d'origine
Bibliothèque

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : Ms Ms 41363_82

Crédit© Aube Breton, Gallimard 2009
Référence19004951
Mots-clés, , ,
CatégoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Bibliothèques, Correspondance, Lettres d'André Breton
Série[Correspondance] Lettres à Aube
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000123
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée

[Voici le texte pour la revue...]

Lettre datée de Rio, le 19 janvier 1956

Auteur

Auteur Benjamin Péret
Personnes citées Elisa Claro Breton, Aube Breton-Elléouët, Fawcett Percival Harrisson
Destinataire André Breton

Descriptif

Lettre de Benjamin Péret à André Breton, datée de Rio, le 19 janvier 1956 et encartée dans Un art à l'état brut, de Karel Kupka.

Une lettre autographe signée de Benjamin Péret située et datée Rio de Janeiro 19 janvier 1956 relative aux Indiens du Brésil (1 page in-12) est encartée dans l'exemplaire d'Un art à l'état brut. [catalogue de la vente, 2003]

 

Bibliographie

André Breton, Benjamin Péret (éd. Gérard Roche), Correspondance, 1920-1959, Paris, Gallimard, 2017, p. 375-376.

 

Date de création19/01/1956
Notes bibliographiques

1 page in-12

Languesfrançais
Notes

Ms - Encre bleue - Enveloppe non conservée

Lieu d'origine
Bibliothèque

Bibliothèque municipale de Nantes : Ms 3498

Nombre de pages1
Référence9097000
Vente Breton 2003Lot 223
Mots-clés, , ,
CatégoriesBibliothèque municipale de Nantes, Lettres à André Breton
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000309
Lieu d'origine

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Un art à l'état brut

-
Karel Kupka

Ouvrage du peintre et anthropologue Karel Kupka avec un texte d'André Breton intitulé « Main première », édité à Lausanne en 1962, truffé d'une lettre de Péret.

Trois images, une notice descriptive, une bibliothèque.

[Je suis vraiment confus…]

Lettre de Biarritz, le 15 juillet [1957]

Correspondance

Auteur

Auteur José Pierre
Personnes citées Heinrich von Kleist, Lancelot Lengyel, Wolfgang Paalen, Marthe Robert, Maria Wimmer
Destinataire André Breton

Descriptif

Lettre de José Pierre à André Breton, datée du 15 juillet.

Correspondance autour de la revue du Surréalisme, même, ce qui permet de dater l'ensemble de ces lettres de 1956-1959. [site Atelier André Breton, 2005]

Lettre du 15 juillet [1957], enveloppe non conservée.
Lettre de José Pierre évoquant un article sur Kleist : « Je ne vois comme illustrations que cette photo d'une actrice allemande dans Penthésilée dont il fut jadis question dans Médium... » [site André Breton, 2018]

 

Date de création20/07/1957
ProvenanceBiarritz, France
Lieu d'origine
Nombre de pages1
Référence268275
Mots-clés, , ,
CatégoriesCorrespondance, Lettres à André Breton
Série[Archives] Le surréalisme, même
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000039
Lieu d'origine

Descriptif

Lettre d'André Breton à sa fille Aube, de Paris , le 4 juillet 1958.

Transcription

Paris , le 4 juillet 1958

Petit chéri,

Je me doute bien que, par certain côté, ce Landifer doit te faire l’effet d’un rêve assez fâcheux puisqu’il te sépare d’Yves au profit de cette pléiade de petits enfants. Heureusement c’est pour peu de jours et j’espère que tu vas trouver quelque légère compensation dans leur gentillesse et aussi dans la nature. En examinant la carte du Maine-et-Loire, je découvre que malheureusement Baugé n’est pas si près de St-Florent-le-Vieil (à soixante-dix kilomètres environ). Je n’en vais pas moins écrire quelques mots à Julien Gracq pour qu’il trouve un peu moyen de te promener dans cette province qu’il aime, autant qu’Yves la Basse-Bretagne (il n’y a d’ailleurs pas opposition). Il avait projeté de vous retrouver à Paimpont à la fin d’août et il va être déçu d’apprendre qu’on a déjà obliqué. Sauf imprévu, nous quitterons Paris jeudi prochain de bonne heure avec Joyce  et son mari qui nous conduiront en voiture et continueront ensuite vers la Camargue où ils veulent se chercher une résidence pour le mois d’août.

Yves a téléphoné avant-hier soir. Pas besoin de te dire qu’il avait l’air rudement seul, quoique Mme Marcelle Elléouët  lui tienne compagnie.

Peu de choses ici depuis ton départ. On attend la publication du journal anti-gaulliste auquel plusieurs d’entre nous ont collaboré (Jean , Benjamin , Robert , Jean-Louis et moi) et qui, sur ma proposition, s’appellera Le 14 juillet. Je pense que ce premier numéro paraîtra quelques jours plus tôt. — À une vente d’objets de la république de Panama, mercredi dernier, j’ai acquis un condor et un aigle en cuivre recouvert d’une feuille d’or (précolombiens), d’une grande rareté et d’une grande beauté. La tête et les serres sont en très fort relief sur les ailes et la queue étalées en ailes de papillon.

Assez jolies du point de vue pédagogique je trouve, ces deux petites pages que je détache pour toi d’une revue reçue ce matin.

Sois heureuse, ma petite Aube , autant que faire se peut mais de toutes tes forces puisque ce n’est qu’un moment à passer et qu’il y a malgré tout des ressources de plaisir dans l’enfance et dans les bois.

Je t’embrasse très, très tendrement.

André

 

Bibliographie

André Breton (Jean-Michel Goutier éd.), Lettres à Aube, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 2009, p. 112-113

Librairie Gallimard

Revue Le 14 Juillet, exemplaire de la bibliothèque Kandinsky

Date de création04/07/1958
Date du cachet de la Poste04/07/1958
Adresse de destination
Notes bibliographiques

2 pages in-8°

Lieu d'origine
Bibliothèque

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : Ms Ms 41363_129

Nombre de pages2
Crédit© Aube Breton, Gallimard 2009
Référence19004974
Mots-clés, , , ,
CatégoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Bibliothèques, Correspondance, Lettres d'André Breton
Série[Correspondance] Lettres à Aube
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000143
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée

[J'ai mis...]

Lettre datée du 26 janvier 1960

Auteur

Auteur André Hardellet
Destinataire André Breton

Descriptif

Lettre d'André Hardellet envoyée à André Breton avec un manuscrit, datée du 26 janvier 1960.

Révélé en 1958 par Le Seuil du jardin, un roman qu'on trouve encore aujourd'hui en collection de poche, André Hardellet croise à quelques reprises la route de Breton. Celui-ci admire le « goût de l'étrange » qui se donne à lire dans ses romans, et l'invite à collaborer à l'Exposition internationale du surréalisme (Eros) organisée chez Daniel Cordier en 1959. L'érotisme est en effet l'une des clés de l'écriture de Hardellet ; mais celui-ci donne dans les deux textes conservés ici par Breton d'autres exemples de son talent, avec une étude sur « Le rêve de Maury » (déjà évoqué dans Le Seuil du jardin) et une nouvelle étonnante intitulée La Montre parfaite. [site Atelier André Breton, 2005]

Lettre autographe signée, 26 janvier 1960.
- 2 pages in-4°, lettre autographe signée à André Breton dans laquelle Hardellet propose à Breton d'insérer le manuscrit intitulé « La Dégradation », qu'il joint à cette lettre, dans la revue Bief. [catalogue de la vente, 2003]

 

Date de création26/01/1960
Date du cachet de la Poste26/01/1960
Adresse de destination
Notes bibliographiques

2 pages in-8°

Notes

Ms - encre noire

Nombre de pages2
Référence1512000
Vente Breton 2003Lot 2491
Mots-clés,
CatégoriesCorrespondance, Lettres à André Breton
Série[Revue] Bief
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000188
Lieu d'arrivée

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

La Dégradation

-
André Hardellet

-

Manuscrit d'André Hardellet envoyé à André Breton avec une lettre datée du 26 janvier 1960.

Six images, une notice descriptive, un lien.

[Revue] Bief

[C'est seulement à vous que je puis recourir...]

Lettre datée de Saint-Cirq, le 18 juillet 1961

Correspondance

Auteur

Auteur André Breton
Personnes citées Jean Benoît, Julia, Mimi Parent
Destinataires Aube Breton-Elléouët, Yves Elléouët

Descriptif

Lettre d'André Breton à Yves Elléouët, datée de Saint-Cirq le 18 juillet 1961.

Transcription

St Cirq. le 18 juillet 1961

Yves cher,

C'est seulement à vous que je puis recourir. J'espère ne pas vous causer trop d'ennuis. Vous trouvez ci-joint une lettre qui me parvient ce matin de Suisse ainsi que l'épreuve qui l'accompagnait. J'ai répondu immédiatement par exprès que les couleurs sont très loin de celles de l'original: l'ensemble beaucoup trop bleuté, la nappe en réalité de tonalité blanche, le verre moins mauve, le pointillé du fond bien trop accusé.

Comme je ne puis prétendre, de mémoire, suggérer les corrections précises, je dis à André Rosselet que je m'adresse à vous, qui êtes parfaitement en mesure de l'éclairer. Le plus fâcheux est qu'il y a urgence puisqu'on doit tirer cette semaine. Il faudrait donc que vous lui écriviez tout de suite et par exprès.

Je pense que vous pouvez fort bien vous acquitter de cela tout seul. Si toutefois se présentait quelque difficulté, vous vous feriez assister de Mimi et Jean. Je sais que les techniciens de la reproduction en couleurs usent d'un langage convenu et très précis qui peut ne pas vous être familier. Au cas où vous penseriez que les mots risquent de ne pas suffire, puis-je vous demander d'indiquer les tons par des papiers colorés ? Les poires ne sont sûrement pas du vert qu'il faut. Le fruit rond en avant des deux autres me semble très loin du compte, lui aussi.

J'aurais grandement à cœur qu'il puisse être remédié à tout cela. Puis-je encore vous prier de me dire ce que vous avez fait ?

Merci, mon cher Yves.

La fête de St Cirq, qui prenait fin hier, a eu contre elle le vent, le froid, le noir et la pluie. Nous ne sommes même pas monté voir Julia et Aurélie (Bach) danser la « bourrée », où elles excellent.

Elisa a oublié de dire à Aube qu'Annie Grisel était fiancée à un certain Francis, originaire de Cajarc, qu'elle a dû connaître dans le groupe qui se formait à St Cirq.

À vous deux de tout cœur.

André

Merci, mon Aube chérie, de ton petit mot ce matin. Mimi et Jean sont des Amours.

Date de création18/07/1961
Adresse de destination
Notes bibliographiques2 pages in-4° Enveloppe non conservée
Lieu d'origine
Bibliothèque

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : Ms Ms 41363_156

Nombre de pages2
Crédit© Aube Breton, 2018
Référence19004988
Mots-clés, , , , ,
CatégoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Bibliothèques, Correspondance, Lettres d'André Breton
Série[Correspondance] Lettres à Aube
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000154
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée

Ne vous voyant pas débarquer...

Lettre datée de Paris, le 22 août [1961]

Auteur

Auteur Robert Benayoun
Personnes citées Brigitte Bardot, Ragnar von Holten, Eric Losfeld, Jorge Milchberg, Gustave Moreau, Henri, dit le Douanier Rousseau, Guy Selz, André Breton, Salvador Dalí, José Pierre
Destinataire André Breton

Descriptif

Lettre de Robert [Benayoun ?] à André Breton, datée de Paris le 22 août [1961].

C'est, comme souvent dans archives datant des dernières années de Breton, un dossier composite qui nous est donné à lire ici : une lettre de Jean-Jacques Allain, un admirateur qui dit devoir au poète une partie de l'énergie qui lui permet de survivre, est suivie d'un poème du même, « Ode à une inconnue » - qui reprend les thèmes de la rencontre tels qu'on peut les lire dans Nadja ou L'Amour fou.

Un autre courrier, daté du 3 août 1962, est signé Robert [Lebel ou Benayoun] ; il évoque un retard dans la publication du n°3 de La Brèche ; suivent enfin deux autres courriers du même, datés d'août 1961 et évoquant des séries d'autoportraits. [site Atelier André Breton 2005]

Les lettres signés "Robert" sont à l'évidence de Robert Benayoun, qui fait alors partie du comité de rédaction de La Brèche.[site André Breton 2013]

 

Date de création22/08/1961
Adresse de destination
Notes bibliographiques

2 pages in-4°

Languesfrançais
Notes

Ms - Encre noire, feutre

Lieu d'origine
Nombre de pages2
Référence1405000
Mots-clés, , ,
CatégoriesLettres à André Breton
Série[Revue] La Brèche
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000440
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée

Voici les trois légendes déjà trouvées...

Lettre datée de Paris, le 27 août 1961

Correspondance

Auteur

Auteur Robert Benayoun
Personnes citées Radovan Ivsic, Robert Benayoun, Mimi Parent
Destinataire André Breton

Descriptif

Lettre de Robert [Benayoun ?] à André Breton, datée de Paris le 27 août 1961.

C'est, comme souvent dans archives datant des dernières années de Breton, un dossier composite qui nous est donné à lire ici : une lettre de Jean-Jacques Allain, un admirateur qui dit devoir au poète une partie de l'énergie qui lui permet de survivre, est suivie d'un poème du même, « Ode à une inconnue » - qui reprend les thèmes de la rencontre tels qu'on peut les lire dans Nadja ou L'Amour fou. Un autre courrier, daté du 3 août 1962, est signé Robert [Lebel ou Benayoun] ; il évoque un retard dans la publication du n°3 de La Brèche ; suivent enfin deux autres courriers du même, datés d'août 1961 et évoquant des séries d'autoportraits. [site Atelier André Breton 2005]

Les lettres signés "Robert" sont à l'évidence de Robert Benayoun, qui fait alors partie du comité de rédaction de La Brèche.[site André Breton 2013]

 

Date de création27/08/1961
Adresse de destination
Notes bibliographiques2 pages in-4°
Languesfrançais
NotesMs - encre noire, crayon de couleur
Lieu d'origine
Nombre de pages2
Référence1405000
Mots-clés, , , , , ,
CatégoriesLettres à André Breton
Série[Revue] La Brèche
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000439
Lieu d'origine
Lieu d'arrivée

Il semble qu'après tout nous ayions préparé...

Lettre datée de Paris, le 3 août 1962

Correspondance

Auteur

Auteur Robert Benayoun
Personnes citées Giroux, Georges Goldfayn, Julia, Eric Losfeld, Jean Schuster, Vincent Bounoure, Micheline Bounoure, Marie Cerminova, dite Toyen
Destinataire André Breton

Descriptif

Lettre de Robert [Benayoun ?] à André Breton, datée de Paris le 3 août 1962.

C'est, comme souvent dans archives datant des dernières années de Breton, un dossier composite qui nous est donné à lire ici : une lettre de Jean-Jacques Allain, un admirateur qui dit devoir au poète une partie de l'énergie qui lui permet de survivre, est suivie d'un poème du même, « Ode à une inconnue » - qui reprend les thèmes de la rencontre tels qu'on peut les lire dans Nadja ou L'Amour fou.

Un autre courrier, daté du 3 août 1962, est signé Robert [Lebel ou Benayoun] ; il évoque un retard dans la publication du n°3 de La Brèche ; suivent enfin deux autres courriers du même, datés d'août 1961 et évoquant des séries d'autoportraits. [site Atelier André Breton 2005]

Les lettres signés "Robert" sont à l'évidence de Robert Benayoun, qui fait alors partie du comité de rédaction de La Brèche.[site André Breton 2013]

Date de création03/08/1961
Date du cachet de la Postesd
Adresse de destination
Notes bibliographiques

2 pages in-4° sur papier à en-tête de La Brèche

Languesfrançais
Notes

Ms - encre noire, crayon de couleur

Nombre de pages2
Référence1405000
Mots-clés,
CatégoriesLettres à André Breton
Série[Revue] La Brèche
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000438
Lieu d'arrivée

Il est certain qu'une entreprise comme celle de la galerie Charpentier...

Brouillon de lettre daté du 14 avril 1964

Correspondance

Auteur

Auteur André Breton
Personnes citées René Alleau, Philippe Audoin, Jean Bernier, Jean-François Revel, Patrick Waldberg, Balthus, Maurice Baskine, Jean-Louis Bédouin, Galerie Charpentier, Roberto Echauren Matta
Destinataire André Parinaud

Descriptif

Avril 1964, l'exposition à la galerie Charpentier organisée par Patrick Waldberg sur le surréalisme suscite une réponse cinglante de Breton, dans cette lettre à André Parinaud, 1er état.

Avril 1964 : à la galerie Charpentier est organisée par Patrick Waldberg une exposition sur le surréalisme, sources, histoire et affinités qui suscite avant même son vernissage une réponse cinglante de Breton et du groupe. Breton s'insurge notamment contre le caractère simplement érudit d'un accrochage réduisant le surréalisme à un objet, alors que les expositions officielles organisées par le groupe ont toujours été conçues dans une dynamique, aussi bien dans la mise en scène que dans le point d'intervention qui était choisi. [site Atelier André Breton, 2005]

Manuscrit autographe, Paris, 14 avril 1964.
- 1 page 1/2 in-4° manuscrite et datée par Breton, avec quelques ratures et corrections d'une lettre adressée à André Parinaud, relative aux projets éditoriaux et d'expositions concernant le surréalisme : prochaine exposition à la galerie de L'Œil, projet d'un film titré Le Surréalisme, parution prochaine du n°6 de la revue La Brèche, parution de l'Anthologie de la poésie surréaliste de Jean-Louis Bédouin ainsi que d'un Dictionnaire des jeux publié sous la direction de René Alleau. [catalogue de la vente, 2003]

Date de création14-avr.-64
Notes bibliographiques1 page 1/2 in-4°
Languesfrançais
NotesMs - encre bleue
Nombre de pages2
Référence668000
Vente Breton 2003Lot 2521
Mots-clés, , , , , ,
CatégoriesCorrespondance, Lettres d'André Breton
Série[Manuscrits d'AB] Manuscrits 1958-1966
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100750970

[Voici les lignes demandées.]

Brouillon d'une lettre datée de Paris, le 19 avril 1964

Correspondance

Auteur

Auteur André Breton
Personnes citées Gérard Legrand, Jean-François Revel, Henri Pastoureau
Destinataire André Parinaud

Descriptif

Avril 1964, l'exposition à la galerie Charpentier organisée par Patrick Waldberg sur le surréalisme suscite une réponse cinglante de Breton, dans cette lettre à André Parinaud, 2e état.

Avril 1964, autour de l'exposition organisée par Patrick Waldberg à la galerie Charpentier, tout un dispositif de riposte se met en place, dont nous avons ici l'une des pièces : un brouillon de lettre à André Parinaud, où Breton évoque quelques papiers parus dans la presse (Jean-François Revel, Gérard Legrand) et ne fait même plus mine de s'indigner des fourberies de Pastoureau. [site Atelier André Breton, 2005]

Lettre autographe signée à André Parinaud, Paris, avril 1964.
- 1 page in-4° manuscrite, datée et signée par Breton de cette lettre envoyée à André Parinaud concernant la prochaine exposition surréaliste à la Galerie Charpentier. Ratures et corrections.
« J'ai apprécié - est-il besoin de dire - l'attention toute spéciale qui a fait requérir le témoignage de ce portier-pointeur (Pastoureau) qu'on pouvait croire depuis belle lurette tombé en poussière. » [catalogue de la vente, 2003]

 

Date de création19-avr.-64
Notes bibliographiques1 page in-4°
Languesfrançais
NotesMs - encre bleue
Nombre de pages1
Référence670000
Vente Breton 2003Lot 2521
Mots-clés, , , , ,
CatégoriesCorrespondance, Lettres d'André Breton
Série[Manuscrits d'AB] Manuscrits 1958-1966
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100157750

Descriptif

Revue d'influence dada créée par Francis Picabia en janvier 1917, publiée successivement à Barcelone, New-York, Zürich et Paris.

Ce numéro contient des textes de Francis Picabia, Tristan Tzara et Georges Ribemont-Dessaignes. Ce dernier est l'auteur du dessin mécanomorphe qui figure en couverture.

 Le nom de Georges Ribemont-Dessaignes, largement oublié, mérite d'être associé à une œuvre graphique et picturale singulière, quoiqu'étroitement liée à l'histoire et aux évolutions du mouvement Dada. Vous pouvez consulter le compte rendu détaillé d'une thèse consacrée au rapport que Ribemont-Dessaignes entretenait avec le monde artistique de son temps. [catalogue de la vente, 2003]

 

Date de création01/11/1919
Notes bibliographiques

Paris, s.é., n° 9 de novembre 1919. In-folio. Couverture illustrée d'un dessin mécanomorphe de Georges Ribemont-Dessaignes, en feuilles.

Numéro9
Date d'édition1919
Éditionédition originale
Languesfrançais
ÉditeurSans éditeur
Date d'édition en langue originale1919
Référence9585000
Vente Breton 2003Lot 1123
Mots-clés, ,
CatégoriesRevues
Série[Revue] 391
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100057240

Descriptif

Revue d'influence dada créée par Francis Picabia en janvier 1917, publiée successivement à Barcelone, New-York, Zürich et Paris.

Ce numéro, publié à Paris, présente entre autres des textes d'Appolinaire (sic), de Francis Picabia (dont un poème, illustré d'un dessin de Jean Arp, qui figure en couverture), de Tristan Tzara.

Manque un encart portant la mention "insérer en dernière minute", qui relate la convocation de Georges Ribemont-Dessaignes devant le comité du Salon d'Automne. [catalogue de la vente, 2003]

 

Notice Sudoc

Date de création01/12/1919
Notes bibliographiques

Paris, s.é., n°10 de décembre 1919. In-folio. Couverture de Arp portant un poème de Picabia, en feuilles.

Volume10
Date d'édition1919
Éditionédition originale
Languesfrançais
ÉditeurSans éditeur
Référence9588000
Vente Breton 2003Lot 1123
Mots-clés, ,
CatégoriesRevues
Série[Revue] 391
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