La Collection

Accueil > Œuvres

Christ portant sa croix

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Peinture de Filiger datant de 1904, aussi appelée Christ au brin de bruyère.

 Gouache et crayon sur carton. [site André Breton, 2019, merci à André Cariou]

 

Expositions

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n° 19

 

Bibliographie

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°98

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, p.72

Labels alternatifsChrist au brin de bruyère
Date de création1904
ProvenanceAcquis de l'artiste par Roderic O'Conor, au Pouldu, mars 1904. Transmis à sa femme, Renée Honta, 1940. Vente, Paris, Hôtel Drouot, étude Bellier, Collection Roderic O'Conor [collection et atelier de Roderic O'Conor et de sa femme, René Honta], 6 et 7 février 1956, lot 121.
Musée

Musée des Beaux-Arts de Quimper : inv. 2005-17-2

Modalité d'entrée dans les collections publiquesDon Oona et Aube Breton-Elléouët
Dimensions17,00 x 17,00 cm
Mots-clés, ,
CatégoriesŒuvres graphiques
Expositions Filiger , Ventes Hôtel Drouot 1917 - 1966
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000280
Lieu d'exposition

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Notation chromatique

Tableau

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Aquarelle de Charles Filiger réalisée entre 1920 et 1928.

Aquarelle et crayon sur papier [site André Breton 2019, merci à André Cariou] 

 

Expositions

- Valence, Museo de Bellas Artes, Post-Impressionnismo, Escuola de Pont-Aven - Nabis (1886-1914), 2003-2004, n°39

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 2006-2007, n°11

- Paris, Malingue, Psychonautes, 2013, p.55

- André Cariou, Galerie Malingue, Filiger, Paris, 2019, rep. p.98

Bibliographie

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, rep. p.98

 

Date de création1920-1928
ProvenanceFamille Le Guellec, Plougastel-Daoulas. Acquis de Francine Le Guellec par André Breton, 1953.
Dimensions24,20 x 27,00 cm
Mots-clés, ,
CatégoriesŒuvres graphiques
Exposition Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000283

Saint Jean-Baptiste enfant

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Armand Seguin
Œuvre préliminaire de Charles Filiger

Descriptif

Gravure d'Armand Seguin d'après un dessin de Charles Filiger datant de 1893.

 Gravure à l'aeu-forte et à la roulette sur papier.  [merci à André Cariou, site André Breton, 2019]

 

Expositions

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n°5

 

Bibliographie

- Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré, Charles Filiger, dessins, gouaches, aquarelles, 1981, p.76

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°34

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, rep. pp.120-121

ProvenanceMarie Henry, Clohars-Carnoët puis Moëlan-sur-Mer. Sa fille Ida Cochennec. Vente Paris, Hôtel Drouot, 16 mars 1959, lot 10. Acquis par André Breton.
Dimensions44,00 x 22,50 cm
Mots-clés, ,
CatégoriesŒuvres graphiques
Exposition Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000286

Le Repos

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Lavis de Charles Filiger datant d'environ 1893.

Lavis d'encre brune au pinceau avec quelques traits de plume. [site André Breton 2019, merci à André Cariou]

 

Expositions

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n°2

 

Bibliographie

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°61

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, rep. p.112

Date de création1893
ProvenanceCharles Filiger, jusqu'à sa mort. Famille Le Guellec. Don de Francine Le Guellec à André Breton, en 1953. Offert par Aube et Oona Elléouët au Musée des Beaux-Arts de Quimper en 2005.
Musée

Musée des Beaux-Arts de Quimper : 2005-17-7

Modalité d'entrée dans les collections publiquesDon Aube et Oona Elléouët-Breton
Dimensions8,80 x 15,20 cm
Mots-clés,
CatégoriesŒuvres graphiques
Exposition Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000285

Madone à la tête inclinée

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Peinture de Charles Filiger datant d'environ 1915.

 Crayon et gouache sur papier [site André Breton, 2019, merci à André Cariou].

 

Expositions

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n°20

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Le Journal des collections, retour sur une décennie d'acquisitions et de restaurations au musée, 6 novembre 2015 - 2 mai 2016

 

Bibliographie

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°115

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, rep. p.83

 

Date de création1915
ProvenanceFamille Le Guellec, Plougastel-Daoulas. Offert par Francine Le Guellec à André Breton, 1953.
Musée

Musée des Beaux-Arts de Quimper : Inv 2007-1-4

Modalité d'entrée dans les collections publiquesDon Oona et Aube Elléouët-Breton
Dimensions20,00 x 20,00 cm
Mots-clés, , ,
CatégoriesŒuvres graphiques
Exposition Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000284

Prototype de J. d'Arc

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Aquarelle sur deux papiers joints entourée de nombreuses annotations.

Peinture titrée en haut à gauche. Nombreuses annotations figurant autour de la composition. Au dos : Étude au crayon et à la gouache. Le n° 78 du catalogue de l'exposition Filiger, dessins - gouaches - aquarelles qui a eu lieu en 1981-1982 au Musée du Prieuré à Saint-Germain-en-Laye est une œuvre en crayon et gouache sur papier de 23,2 x 29,1 cm., intitulée Jeanne d'Arc, probablement antérieure à celle de la collection Breton.

Charles Filiger
« À la fin de son article intitulé "Filiger" et paru au Mercure de France, en 1894, Alfred Jarry conclut : "Il est très absurde que j'aie l'air de faire cette sorte de compte rendu ou description de ces peintures. Car, - 1° si ce n'était pas très beau, à les citer je ne prendrais aucun plaisir, donc ne les citerais pas ; - 2° si je pouvais bien expliquer point par point pourquoi cela est très beau, ce ne serait plus de la peinture, mais de la littérature (rien de la distinction des genres), et cela ne serait plus beau du tout ; - 3° que si je ne m'explique point par comparaison - ce qui irait plus vite - c'est que je ne fais point à ceux qui feuillettent ces notes le tort de croire qu'il leur faut prêter courte échelle [...], - et plutôt que toute dissertation sur Filiger remirons-nous en l'ivoire des faces et des corps de sa Sainte-Famille, reproduite au Cœur (La Sainte Famille figurait dans le numéro de juillet-août 1893 de la revue Le Cœur et la revue d'art) et dont je n'ai point parlé, car c'eût été très inutile." (p. 49)
« "Poète de la Foi", d'après Georges-Albert Aurier (p. 61), "moine laïque... (qui) avait rénové non la peinture religieuse, mais le mysticisme en une époque qui ne pouvait comprendre" d'après Maxime Maufra (p. 63), mystique, créateur d'une "œuvre abstraite" d'après Antoine de La Rochefoucauld (p. 77), son mécène, "fort gentil mais si loin de toute notre civilisation, si au-dessus", d'après Paul-Emil Colin, Charles Filiger croyait à "ce que l'art a de consolant et de bienfaisant quand on le pratique à l'égal d'une religion, et de la plus belle des religions, celle de l'âme !" (Lettre adressée à sa nièce Anna en décembre 1904.) » (Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, pp. 49-118.)

« André Breton le découvrit en 1953 et ayant soudain la révélation du message de Filiger contribua à mieux faire connaître et apprécier ce talent oublié. Dans la préface-manifeste pour l'exposition Dessins symbolistes réalisée au Bateau Lavoir en 1958 et reprise sous le titre "Du symbolisme" dans Le surréalisme et la peinture édité chez Gallimard en 1965 (pp. 357-362) André Breton parle de la "peinture qui se veut recréation du monde en fonction de la nécessité intérieure éprouvée par l'artiste. La primauté n'est plus alors accordée à la sensation, mais bien aux plus profonds désirs de l'esprit et du cœur. Le spectacle à peu près dénué de sens qu'offrent au vulgaire la nature et l'agitation humaine cesse d'être regardé comme une fin, tenu même pour un obstacle. Un désir irrépressible s'en empare et n'a de cesse qu'il ne l'ait démembré pour en extraire les éléments à son usage, ceux qui sont propres à s'agencer tout originalement par rapport à lui. Une telle peinture est, de toute évidence, la seule qui tienne devant le vœu exprimé par Rimbaud d'une langue qui soit 'de l'âme pour l'âme' - quand, au mieux, nous ne saurions attendre de l'autre que frisson à fleur de peau."
« À la fin de ce texte Breton mentionne l'art de Filiger : "Toutefois, de Pont-Aven émergent entre toutes l'œuvre de Filiger, portée d'un bout à l'autre par les mêmes ailes que le 'Cantique à la Reine' de Germain Nouveau".
« C'est à des qualités sensibles autant qu'à des exigences intellectuelles que Breton obéit dans son amour de Filiger dont il a placé les œuvres au-dessus de son lit. Le matin, au moment de se recomposer avec le monde extérieur, il aime les effleurer des yeux. Ce peintre méconnu, et qui a peut-être exercé une influence déterminante sur Gauguin (qu'il attaquait quand Gauguin était présent, dont il disait le plus grand bien quand il était absent) - dernière re-découverte de Breton, est le signe que la recherche par lui au moment où, à 15 ans, il contemplait, ravi, les toiles de Matisse dans les vitrines de la galerie Bernheim, continue de tracer, dans le monde actuel, un chemin phosphorescent, qui mène où nul n'est jamais allé. » Alain Jouffroy (« La collection André Breton », In : L'œil, n° 10, octobre 1955, pp. 32-39).

 

Exposition

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n°18

 

Bibliographie

- Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré, « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, n° 78, pp. 84-85

- Strasbourg, Musée d'art moderne à l'Ancienne Boucherie, Musée Historique, Charles Filiger, 1863-1928, (présentation et analyse de l'œuvre par Mira Jacob), 1990, rep.p. 34, n° 34, p. 165

- Mira Jacob, Filiger l'inconnu, Paris, 1989, n°34

- Gauguin e la Bretagna, Milan-Genève, 2003, p.234

- L'Aventure de Pont-Aven et Gauguin, Milan-Genève, 2003, p.336

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°118

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, rep. p.81

 

Date de création1915
Languesfrançais
Notes24,3 x 24,5 cm (9 1/2 x 9 5/8 in.) - Aquarelle sur deux papiers joints, sd
ProvenanceAbbé Henri Guillerm, 1915. Transmis à sa nièce, Marie-Thérèse Le Goff, Toulon, 1932. Acquis de Marie-Thérèse Le Goff par Elisa Breton, entre le 29 mars et le 19 avril 1954. André Breton, 1954.
Dimensions24,30 x 24,50 cm
Vente Breton 2003Lot 4282
Mots-clés,
CatégoriesŒuvres graphiques
Exposition Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100602960

Architecture symboliste

Tableau

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Gouache sur papier achetée par André Breton à Pont-Aven en 1949.

Peinture à la gouache sur papier de Charles Filiger, acquise par André Breton à Pont-Aven en 1949. Signée en bas à droite : C. Filiger ; au dos de l'encadrement : Bateau-Lavoir (?), n° 91 (étiquette Le moine Perignon).

Le musée des Beaux-Arts de Quimper précise, en 2013, que ce « premier achat d'André Breton d'une œuvre de Filiger dont le symbolisme demeure indéchiffrable ».

« Devant le Cimabue du Louvre, a rapporté Julien Leclerc, Filiger s'extasiait surtout parce que les visages des anges y sont pareils à celui de la Vierge (il s'agit de la Madonne aux anges (1290) : la Vierge, sur un trône, est entourée de six anges [...]). Je me souviens d'avoir attribué à la même cause mon premier émerveillement devant ce tableau. Il y a deux ans, j'ai pu acquérir à Pont-Aven une gouache de Filiger qu'on trouvera reproduite en planche 8 du présent ouvrage. Les huit arches supérieures, ainsi que le ciel autour des constructions, en sont bleu roi ; les chevaux d'un vert mousse un peu moins soutenu que la bande transversale, où ondule en ponctuation claire une ligne à motifs trifoliés. Rouge groseille les épis inférieurs, qui deux par deux flanquent une fleur couleur de la chicorée sauvage, le tout comme filigrané d'une couronne suspendue au-dessus d'un papillon [...]. La symétrie n'est brisée que par le rameau qui se déploie de droite à gauche, de l'une à l’autre tour latérale verte, et, entre deux cœurs clairs, laisse pendre un fruit inconnu, d’un rouge voisin de celui des épis. J’ai beau savoir combien une telle description est vaine, je m’y laisse entraîner par amour : mon excuse est que rien n’a disposé sur moi d’un enchantement plus durable, ni ne s’est montré plus à l’abri des variations de mon humeur. On sait que Gauguin, en 1888, a peint pour Paul Sérusier une petite planchette qui est passée dans l’histoire de la peinture sous le nom de Talisman. Si ce titre n’était pas pris, pour ce Filiger - à peine plus grand - qui n’en a pas, c’est celui que je retiendrais. » André Breton (« Alfred Jarry initiateur et éclaireur », Œuvres complètes, Paris, Gallimard, 1999, pp. 924-925, p. 1420).

Charles Filiger
« À la fin de son article intitulé "Filiger" et paru au Mercure de France, en 1894, Alfred Jarry conclut : "Il est très absurde que j'aie l'air de faire cette sorte de compte rendu ou description de ces peintures. Car, - 1° si ce n'était pas très beau, à les citer je ne prendrais aucun plaisir, donc ne les citerais pas ; - 2° si je pouvais bien expliquer point par point pourquoi cela est très beau, ce ne serait plus de la peinture, mais de la littérature (rien de la distinction des genres), et cela ne serait plus beau du tout ; - 3° que si je ne m'explique point par comparaison - ce qui irait plus vite - c'est que je ne fais point à ceux qui feuillettent ces notes le tort de croire qu'il leur faut prêter courte échelle [...], - et plutôt que toute dissertation sur Filiger remirons-nous en l'ivoire des faces et des corps de sa Sainte-Famille, reproduite au Cœur (La Sainte Famille figurait dans le numéro de juillet-août 1893 de la revue Le Cœur et la revue d'art) et dont je n'ai point parlé, car c'eût été très inutile." (p. 49)
» "Poète de la Foi", d'après Georges-Albert Aurier (p. 61), "moine laïque... (qui) avait rénové non la peinture religieuse, mais le mysticisme en une époque qui ne pouvait comprendre" d'après Maxime Maufra (p. 63), mystique, créateur d'une "œuvre abstraite" d'après Antoine de La Rochefoucauld (p. 77), son mécène, "fort gentil mais si loin de toute notre civilisation, si au-dessus", d'après Paul-Emil Colin, Charles Filiger croyait à "ce que l'art a de consolant et de bienfaisant quand on le pratique à l'égal d'une religion, et de la plus belle des religions, celle de l'âme !" (Lettre adressée à sa nièce Anna en décembre 1904.) » (Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, pp. 49-118.)

« André Breton le découvrit en 1953 et ayant soudain la révélation du message de Filiger contribua à mieux faire connaître et apprécier ce talent oublié. Dans la préface-manifeste pour l'exposition Dessins symbolistes réalisée au Bateau Lavoir en 1958 et reprise sous le titre "Du symbolisme" dans Le surréalisme et la peinture édité chez Gallimard en 1965 (pp. 357-362) André Breton parle de la "peinture qui se veut recréation du monde en fonction de la nécessité intérieure éprouvée par l'artiste. La primauté n'est plus alors accordée à la sensation, mais bien aux plus profonds désirs de l'esprit et du cœur. Le spectacle à peu près dénué de sens qu'offrent au vulgaire la nature et l'agitation humaine cesse d'être regardé comme une fin, tenu même pour un obstacle. Un désir irrépressible s'en empare et n'a de cesse qu'il ne l'ait démembré pour en extraire les éléments à son usage, ceux qui sont propres à s'agencer tout originalement par rapport à lui. Une telle peinture est, de toute évidence, la seule qui tienne devant le vœu exprimé par Rimbaud d'une langue qui soit 'de l'âme pour l'âme' - quand, au mieux, nous ne saurions attendre de l'autre que frisson à fleur de peau."
» À la fin de ce texte Breton mentionne l'art de Filiger : "Toutefois, de Pont-Aven émergent entre toutes l'œuvre de Filiger, portée d'un bout à l'autre par les mêmes ailes que le 'Cantique à la Reine' de Germain Nouveau".
» C'est à des qualités sensibles autant qu'à des exigences intellectuelles que Breton obéit dans son amour de Filiger dont il a placé les œuvres au-dessus de son lit. Le matin, au moment de se recomposer avec le monde extérieur, il aime les effleurer des yeux. Ce peintre méconnu, et qui a peut-être exercé une influence déterminante sur Gauguin (qu'il attaquait quand Gauguin était présent, dont il disait le plus grand bien quand il était absent) - dernière re-découverte de Breton, est le signe que la recherche par lui au moment où, à 15 ans, il contemplait, ravi, les toiles de Matisse dans les vitrines de la galerie Bernheim, continue de tracer, dans le monde actuel, un chemin phosphorescent, qui mène où nul n'est jamais allé. » Alain Jouffroy (« La collection André Breton », In : L'œil, n° 10, octobre 1955, pp. 32-39).

 

Expositions

- Londres, The Tate Gallery, Gauguin and the Pont-Aven Group, 7 janvier - 13 février 1966, n° 135 b (étiquette au dos)

- Londres, Arts Council of Great Britain, Dada and Surrealism reviewed, 11 janvier - 27 mars 1978, n° 17.64 (étiquette au dos)

- Paris, Musée national d’art moderne/Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 25 avril - 26 août 1991 (étiquette au dos)

- Stockholm, Nationalmuseum ; Oslo, Nasjonalgalleriet ; Helsingfors, Ateneum, Inbillning och dröm, Fransk symbolism 1886-1908, 1994, rep.p. 36, n° 89 (étiquette au dos)

- Quimper, musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton : à la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007.

 

Bibliographie

- André Breton, « Alfred Jarry initiateur et éclaireur », in : André Breton, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, 1999, rep.p. 929, pp. 924-925, p. 1420

- André Breton (avec le concours de Gérard Legrand), L'Art magique, Paris, Formes et reflets, Club français de l'art, 1957, rep.p. 37

- André Breton, Le surréalisme et la peinture, Nouvelle édition revue et corrigée, 1928-1965, Paris, Gallimard, 1965, rep.p. 358

- Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, rep.p. 94

- José Pierre, André Breton et la peinture, Lausanne, Éditions l'Âge d'Homme, 1987, rep. n°13, s.p.

- Strasbourg, Musée d'art moderne à l'Ancienne Boucherie, Musée historique, Charles Filiger, 1863-1928, (présentation et analyse de l'œuvre par Mira Jacob), 1990, rep.p. 79, n° 106, p. 181

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep. p. 439 et p. 487

- Ragnar von Holten, Roger G. Tanner, Inbillning och dröm, Fransk symbolism 1886-1908, Stockholm, Nationalmuseum / Olso, Helsingfors, 1994, rep. p. 36, n°89

- André Cariou, À la recherche de l'art magique, Charles Filiger, André Breton, musée des Beaux-Arts de Quimper, 2006, cat. 11

- Jill Fell, "The fascination of Filiger : from Jarry to Breton", Papers of surrealism, Issue 9, été 2011

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, rep. pp.78-79

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°109

 

Date de créationcirca 1900-1914
Languesfrançais
Notes25,7 x 21 cm (10 1/8 x 8 1/4 in.) - Gouache sur papier, sd.
ProvenanceAcheté par Breton à Pont-Aven en 1949
Musée

Musée des Beaux-Arts de Quimper : Inv: 2003-2

Dimensions21,00 x 25,70 cm
Vente Breton 2003Lot 4285
Mots-clés,
CatégoriesŒuvres graphiques
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionsDessins symbolistes , Gauguin and the Pont-Aven Group , André Breton, La Beauté convulsive ,  Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100877700
Lieu d'exposition

 Le Juif errant

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Gouache sur papier de Charles Filiger datant d'environ 1910, aussi appelée Le Vrai portrait du juif errant.

Crayon et gouache sur papier [site André Breton, 2019, merci à André Cariou]

 

Expositions

- Saint-Germain-en-Laye, Quimper, Charles Filiger, dessins, gouaches, aquarelles, 1981-1982, n°80

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n°17

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Le Journal des collections, retour sur une décennie d'acquisitions et de restaurations au musée, 6 novembre 2015 - 2 mai 2016

 

Bibliographie

- Virginia Lee Kobler, Charles Filiger : Synthetist, Symbolist and Recluse, Seattle, 1981, p.154

- Jacob Mira, Filiger l'inconnu, Paris, 1989, n°153

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°105

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, rep. p.76

 

Labels alternatifsLe Vrai portrait du juif errant
Date de création1910
Notes

Crayon et gouache sur papier

ProvenanceAquis de l'artiste par l'abbé Henri Guillerm, Plougastel-Daoulas, 1915. Transmis à sa nièce Marie-Thérèse Le Goff, Toulon, 1932. Acquis de Mme Le Goff, février 1959.
Musée

Musée des Beaux-Arts de Quimper : Inv 2007-1-3

Modalité d'entrée dans les collections publiquesDon Oona et Aube Elléouët
Dimensions20,00 x 20,00 cm
Mots-clés, ,
CatégoriesŒuvres graphiques
Exposition Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000282

Madone aux fleurs de lys

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Gouache de Charles Filiger datant d'environ 1910, aussi appelée Madone aux hermines sur fond de paysage.

 Crayon et gouache sur papier. [site André Breton, 2019, merci à André Cariou]

 

Expositions

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, novembre 2006 - 5 février 2007, n°15

- Villeneuve-d'Ascq, Musée d'Art moderne, André Breton et l'art magique, 24 juin - 15 octobre 2017

 

Bibliographie

- Jacob Mira, Filiger l'inconnu, Paris, 1989, n°8

- Jill Fell, « The Fascination of Filiger : From Jarry to Breton », Papers of Surrealism, 2011, n°9, fig. 9

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°107

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, rep. p.75

 

Labels alternatifsMadone aux hermines sur fond de paysage
Date de création1910
ProvenanceAcquis de Paule Cailac par André Breton
Musée

Musée des Beaux-Arts de Quimper : Inv 2007-1-1

Modalité d'entrée dans les collections publiquesDon Oona et Aube Breton-Elléouët
Dimensions17,50 x 20,00 cm
Mots-clés, ,
CatégoriesŒuvres graphiques
Exposition Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600101000281

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Notre Dame des Ermites

n°1

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Aquarelle et crayon sur papier. Titrée à gauche

 

Expositions

- Saint-Germain-en-Laye, Quimper, Charles Filiger, dessins, gouaches, aquarelles, 1981-1982, n°87

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n°3

 

Bibliographie

- Jacob Mira, Filiger l'inconnu, Paris, 1989, n°11

- Jill Fell, « The Fascination of Filiger : From Jarry to Breton », Papers of Surrealism, 2011, n°9, fig. 7

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°47

- André Cariou,  Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, rep. p.74

Date de création1910
ProvenanceAbbé Henri Guillerm, 1915-1932. Transmis à sa nièce, Marie-Thérèse Le Goff, Toulon, 1932. Acquis de Marie-Thérèse Le Goff par André Breton, 1959.
Dimensions22,40 x 14,30 cm
Référence2099000
Mots-clés, , ,
CatégoriesŒuvres graphiques
Exposition Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100122060

Le Cheval blanc de l'Apocalypse

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Gouache sur papier de Charles Filiger, non datée (circa 1895).

Peinture de Charles Filiger ornée de lettres. Gouache sur papier. Au verso, André Breton a indiqué : « Filiger, Le cheval blanc de l'Apocalypse, Un des trois tableaux mentionnés dans L'Ymagier n°3 (avril 1895) comme exposés galerie Laffitte, 20, rue Laffitte (les deux autres intitulés "Orphée" et "Tête de Christ"). » et « Le Bateau lavoir ».

Signé en bas à gauche dans le bandeau : FILIGER. Légendé en bas à droite dans le bandeau : APOCALYPSE VI. Inscription dans l'arc : « + En même Temps Je vis paraître un Cheval blanc : + :  / Celui qui était montée dessus avait un Arc et on / Lui donna une Couronne et il partit en / : + : Vainqueur pour continuer ses Victoires : + : Apocalypse »

 

Expositions

- Paris, galerie Laffitte avec Orphée et Tête de Christ, circa 1895

- Paris, le Bateau-Lavoir, Dessins symbolistes, 7 mars - 12 avril 1958, n°16

- Londres, Tate Gallery, Gauguin and the Pont-Aven Group, 7 janvier - 13 février 1966, n°135a

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 25 avril - 26 août 1991

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n° 9

 

Bibliographie

- L'Ymagier n°3, avril 1895

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep. p. 438

- Jacob Mira, Filiger l'inconnu, Paris, Le Bateau-Lavoir, 1989, n°43

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°79

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, p. 59

 

Archives photographiques de l'exposition Gauguin and the Pont-Aven Group, Tate Gallery, 1966

Date de création1894-1895
Notes

37.5 x 50.5 cm - Gouache sur papier

ProvenanceOffert par l'artiste à Antoine de La Rochefoucauld, 1896 ; Probablement transmis à son fils, Eugène de La Rochefoucauld ; Georges Aubry ; Acquis de Georges Aubry par André Breton, avant 1958.
Dimensions37,50 x 50,50 cm
Référence2861000
Mots-clés, ,
CatégoriesŒuvres graphiques
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionsGauguin and the Pont-Aven Group , André Breton, La Beauté convulsive ,  Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100366690
Lieu d'exposition

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

L'Ymagier

-

Numéro 3, d'avril 1895, de la revue fondée en octobre 1894 par Alfred Jarry et Remy de Gourmont et dissoute en décembre 1896.
Deux images, une notice descriptive, une série, un feuilletoir.

[Revue] L'Ymagier

Christ en croix

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Gouache et biseau de Filiger achetée par Breton à Drouot en 1956. Œuvre datée de 1903 par Mira Jacob.

Signée en bas vers la droite : Filiger ; annoté au dos, de la main d'André Breton : 1904 cf. Cahier de croquis, signé AB et marqué au crayon rouge : 31 28 B.

Mira Jacob a daté cette œuvre de 1903, mais une mention s'impose : le catalogue de l'exposition Filiger, dessins - gouaches - aquarelles qui a eu lieu en 1981-1982 au Musée du Prieuré à Saint-Germain-en-Laye (p. 113 et p. 123) signale Le Christ en croix exposé à la Galerie Durand-Ruel en 1898 (10 mars - 31 mars) lors de l'exposition en hommage à Odilon Redon (n° 175 du catalogue).

« En novembre 1903, Seguin écrit à O'Conor : "[...] j'ai reçu de Filiger deux lettres philosophiques [...] je vous transcris les premières lignes [...] :
'depuis un grand mois, je travaille sans relâche, je suis à parachever une machine qui me donne plus de mal que le diable. Un Christ en croix, relativement grand, flanqué d'une minuscule Vierge, le tout sur un fond noir, historié de roses sanguines, et le sacré bon Dieu me donne du fil à retordre...
Une frise superposée renforce la base de l'encadrement sur laquelle s'appuie le pied de la Vierge.' (...) C'est la description précise de cette œuvre, ce qui permet de la dater de 1903.
« On constate que, parallèlement à ses recherches chromatiques (dont on trouve d'ailleurs la trace ici dans l'encadrement inspiré de motifs emblématiques d'évangéliaires médiévaux), Filiger poursuivait une peinture 'à sujet'. La quête était la même, les thèmes différaient." » (Strasbourg, Musée d'art moderne à l'Ancienne Boucherie, Musée historique, Charles Filiger, 1863-1928, (présentation et analyse de l'œuvre par Mira Jacob), 1990, p. 168.)

Charles Filiger
« À la fin de son article intitulé "Filiger" et paru au Mercure de France, en 1894, Alfred Jarry conclut : "Il est très absurde que j'aie l'air de faire cette sorte de compte rendu ou description de ces peintures. Car, - 1° si ce n'était pas très beau, à les citer je ne prendrais aucun plaisir, donc ne les citerais pas ; - 2° si je pouvais bien expliquer point par point pourquoi cela est très beau, ce ne serait plus de la peinture, mais de la littérature (rien de la distinction des genres), et cela ne serait plus beau du tout ; - 3° que si je ne m'explique point par comparaison - ce qui irait plus vite - c'est que je ne fais point à ceux qui feuillettent ces notes le tort de croire qu'il leur faut prêter courte échelle [...], - et plutôt que toute dissertation sur Filiger remirons-nous en l'ivoire des faces et des corps de sa Sainte-Famille, reproduite au Cœur (La Sainte Famille figurait dans le numéro de juillet-août 1893 de la revue Le Cœur et la revue d'art) et dont je n'ai point parlé, car c'eût été très inutile." (p. 49)
« "Poète de la Foi", d'après Georges-Albert Aurier (p. 61), "moine laïque... (qui) avait rénové non la peinture religieuse, mais le mysticisme en une époque qui ne pouvait comprendre" d'après Maxime Maufra (p. 63), mystique, créateur d'une "œuvre abstraite" d'après Antoine de La Rochefoucauld (p. 77), son mécène, "fort gentil mais si loin de toute notre civilisation, si au-dessus", d'après Paul-Emil Colin, Charles Filiger croyait à "ce que l'art a de consolant et de bienfaisant quand on le pratique à l'égal d'une religion, et de la plus belle des religions, celle de l'âme !" (Lettre adressée à sa nièce Anna en décembre 1904.) » (Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, pp. 49-118.)

« André Breton le découvrit en 1953 et ayant soudain la révélation du message de Filiger contribua à mieux faire connaître et apprécier ce talent oublié. Dans la préface-manifeste pour l'exposition Dessins symbolistes réalisée au Bateau Lavoir en 1958 et reprise sous le titre "Du symbolisme" dans Le surréalisme et la peinture édité chez Gallimard en 1965 (pp. 357-362) André Breton parle de la "peinture qui se veut recréation du monde en fonction de la nécessité intérieure éprouvée par l'artiste. La primauté n'est plus alors accordée à la sensation, mais bien aux plus profonds désirs de l'esprit et du cœur. Le spectacle à peu près dénué de sens qu'offrent au vulgaire la nature et l'agitation humaine cesse d'être regardé comme une fin, tenu même pour un obstacle. Un désir irrépressible s'en empare et n'a de cesse qu'il ne l'ait démembré pour en extraire les éléments à son usage, ceux qui sont propres à s'agencer tout originalement par rapport à lui. Une telle peinture est, de toute évidence, la seule qui tienne devant le vœu exprimé par Rimbaud d'une langue qui soit 'de l'âme pour l'âme' - quand, au mieux, nous ne saurions attendre de l'autre que frisson à fleur de peau."
« À la fin de ce texte Breton mentionne l'art de Filiger : "Toutefois, de Pont-Aven émergent entre toutes l'œuvre de Filiger, portée d'un bout à l'autre par les mêmes ailes que le 'Cantique à la Reine' de Germain Nouveau".
« C'est à des qualités sensibles autant qu'à des exigences intellectuelles que Breton obéit dans son amour de Filiger dont il a placé les œuvres au-dessus de son lit. Le matin, au moment de se recomposer avec le monde extérieur, il aime les effleurer des yeux. Ce peintre méconnu, et qui a peut-être exercé une influence déterminante sur Gauguin (qu'il attaquait quand Gauguin était présent, dont il disait le plus grand bien quand il était absent) - dernière re-découverte de Breton, est le signe que la recherche par lui au moment où, à 15 ans, il contemplait, ravi, les toiles de Matisse dans les vitrines de la galerie Bernheim, continue de tracer, dans le monde actuel, un chemin phosphorescent, qui mène où nul n'est jamais allé. » Alain Jouffroy (« La collection André Breton », In : L'œil, n° 10, octobre 1955, pp. 32-39).

 

 

Expositions

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filinger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n°14

 

Bibliographie

- Paris, Hôtel Drouot, Collection Roderic O'Conor, Livres, Estampes modernes, Sculptures, Tableau Ecole siennoise, Tableaux modernes, Aquarelles, Gouaches, Dessins, Ateliers Roderic O'Conor et Renée Honta, Le tout dépendant de la succession de Mme. O'Conor, Vente Hôtel Drouot, salle n° 7, les lundi 6 et mardi 7 février 1956, à 14 heures précises, n° 118.

- Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré, « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, p. 113, p. 123

- Strasbourg, Musée d'art moderne à l'Ancienne Boucherie, Musée historique, Charles Filiger, 1863-1928, (présentation et analyse de l'oeuvre par Mira Jacob), 1990, rep.p. 109, n° 144, p. 192

- Jacob Mira, Filiger l'inconnu, Paris, Le Bateau-Lavoir, 1989, n°144

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°97

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, p.68

 

Date de création1903-1904
Notes33,6 x 23,2 cm (13 1/4 x 9 1/8 in.) - Gouache et biseau superposé à la gouache
ProvenanceAcquis de l'artiste par Roderic O'Conor, au Pouldu, mars 1904. Transmis à sa femme, Renée Honta, 1940. Vente, Paris, Hôtel Drouot, étude Bellier, Collection Roderic O'Conor [collection et atelier de Roderic O'Conor et de sa femme, René Honta], 6 et 7 février 1956, lot 118. Acquis par André Breton.
Dimensions33,60 x 23,20 cm
Vente Breton 2003Lot 4283
Mots-clés, ,
CatégoriesŒuvres graphiques
Expositions Filiger , Ventes Hôtel Drouot 1917 - 1966
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100678120
Lieu d'exposition

À la mémoire de Franz Hals

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Gouache, encre et peinture dorée sur carton datée de 1892-1894. Composition en deux parties comprenant une dédicace à gauche et un portrait à droite.

Annotée en haut à gauche : À la mémoire de Franz Hals. Marquée 39 ; esquisse d'une maison à la gouache au dos sur le carton d'encadrement.

« La composition est en deux parties comme deux pages d'un livre ouvert. Sur la page de droite le visage, sur la gauche la dédicace : À la mémoire de Franz Hals, et la rose (qui est liée à l'année 1892).
Filiger a d'abord écrit puis effacé Hommage à Franz Hals pour mettre à la place : À la mémoire de Franz Hals. Cela souligne encore son caractère altier et le mépris qu'il avait des honneurs. Ce trait était tenu en haute estime par les surréalistes qui n'aimaient guère les honneurs pas plus que les hommages et les refusaient en toute circonstance.
« Si la rose témoigne de son adhésion aux Rose + Croix, et à cause de la technique proche d'une œuvre datée de 1892 (L'Homme au béret bleu), on pourrait poser ici la date de 1892-1894. » (Strasbourg, Musée d'art moderne à l'Ancienne Boucherie, Musée Historique, Charles Filiger, 1863-1928, (présentation et analyse de l'œuvre par Mira Jacob), 1990, p. 170.)

Charles Filiger
« À la fin de son article intitulé "Filiger" et paru au Mercure de France, en 1894, Alfred Jarry conclut : "Il est très absurde que j'aie l'air de faire cette sorte de compte rendu ou description de ces peintures. Car, - 1° si ce n'était pas très beau, à les citer je ne prendrais aucun plaisir, donc ne les citerais pas ; - 2° si je pouvais bien expliquer point par point pourquoi cela est très beau, ce ne serait plus de la peinture, mais de la littérature (rien de la distinction des genres), et cela ne serait plus beau du tout ; - 3° que si je ne m'explique point par comparaison - ce qui irait plus vite - c'est que je ne fais point à ceux qui feuillettent ces notes le tort de croire qu'il leur faut prêter courte échelle [...], - et plutôt que toute dissertation sur Filiger remirons-nous en l'ivoire des faces et des corps de sa Sainte-Famille, reproduite au Cœur (La Sainte Famille figurait dans le numéro de juillet-août 1893 de la revue Le Cœur et la revue d'art) et dont je n'ai point parlé, car c'eût été très inutile." (p. 49)
« "Poète de la Foi", d'après Georges-Albert Aurier (p. 61), "moine laïque... (qui) avait rénové non la peinture religieuse, mais le mysticisme en une époque qui ne pouvait comprendre" d'après Maxime Maufra (p. 63), mystique, créateur d'une "œuvre abstraite" d'après Antoine de La Rochefoucauld (p. 77), son mécène, "fort gentil mais si loin de toute notre civilisation, si au-dessus", d'après Paul-Emil Colin, Charles Filiger croyait à "ce que l'art a de consolant et de bienfaisant quand on le pratique à l'égal d'une religion, et de la plus belle des religions, celle de l'âme !" (Lettre adressée à sa nièce Anna en décembre 1904.) » (Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, pp. 49-118.)

« André Breton le découvrit en 1953 et ayant soudain la révélation du message de Filiger contribua à mieux faire connaître et apprécier ce talent oublié. Dans la préface-manifeste pour l'exposition Dessins symbolistes réalisée au Bateau Lavoir en 1958 et reprise sous le titre "Du symbolisme" dans Le surréalisme et la peinture édité chez Gallimard en 1965 (pp. 357-362) André Breton parle de la "peinture qui se veut recréation du monde en fonction de la nécessité intérieure éprouvée par l'artiste. La primauté n'est plus alors accordée à la sensation, mais bien aux plus profonds désirs de l'esprit et du cœur. Le spectacle à peu près dénué de sens qu'offrent au vulgaire la nature et l'agitation humaine cesse d'être regardé comme une fin, tenu même pour un obstacle. Un désir irrépressible s'en empare et n'a de cesse qu'il ne l'ait démembré pour en extraire les éléments à son usage, ceux qui sont propres à s'agencer tout originalement par rapport à lui. Une telle peinture est, de toute évidence, la seule qui tienne devant le vœu exprimé par Rimbaud d'une langue qui soit 'de l'âme pour l'âme' - quand, au mieux, nous ne saurions attendre de l'autre que frisson à fleur de peau."
« À la fin de ce texte Breton mentionne l'art de Filiger : "Toutefois, de Pont-Aven émergent entre toutes l'œuvre de Filiger, portée d'un bout à l'autre par les mêmes ailes que le 'Cantique à la Reine' de Germain Nouveau".
« C'est à des qualités sensibles autant qu'à des exigences intellectuelles que Breton obéit dans son amour de Filiger dont il a placé les œuvres au-dessus de son lit. Le matin, au moment de se recomposer avec le monde extérieur, il aime les effleurer des yeux. Ce peintre méconnu, et qui a peut-être exercé une influence déterminante sur Gauguin (qu'il attaquait quand Gauguin était présent, dont il disait le plus grand bien quand il était absent) - dernière re-découverte de Breton, est le signe que la recherche par lui au moment où, à 15 ans, il contemplait, ravi, les toiles de Matisse dans les vitrines de la galerie Bernheim, continue de tracer, dans le monde actuel, un chemin phosphorescent, qui mène où nul n'est jamais allé. » Alain Jouffroy (« La collection André Breton », In : L'œil, n° 10, octobre 1955, pp. 32-39). 

 

Expositions

- Paris, Galerie Talabardon et Gautier, Le XIXe siècle, tableaux, dessins, sculptures, 2003, n°33

- Paris, Palais de la Bourse, Galerie Talabardon et Gautier, Salon du Dessin, 2004, p.56

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. à la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n° 77

 

Bibliographie

- Strasbourg, Musée d'art moderne à l'Ancienne Boucherie, Musée Historique, Charles Filiger, 1863-1928, (présentation et analyse de l'œuvre par Mira Jacob), 1990, rep.p. 45, n° 55, p. 170

- Jacob Mira, Filiger l'inconnu, Paris, Le Bateau-Lavoir, 1989, n°55

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°28

- André Cariou, Filiger,  Galerie Malingue, Paris, 2019, p. 56

 

Date de création1892-1894
Languesfrançais
Notes15,4 x 22 cm (6 x 8 5/8 in.) - Gouache, encre et peinture dorée sur carton
ProvenanceAcquis de Paule Cailac par André Breton vers 1956.
Dimensions15,40 x 22,00 cm
Vente Breton 2003Lot 4281
Mots-clés
CatégoriesŒuvres graphiques
Exposition Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100536530

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

La Vierge aux anges

ou La Madone aux vers luisants (titre donné par Breton)

Tableau

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Gouache sur papier représentant, selon La Rochefoucauld, une forme de vierge entièrement nouvelle, personnification du « bon principe ».

Peinture signée en bas à gauche : Filiger.

D'après Mira Jacob, cette œuvre a été exposée au premier Salon de la Rose + Croix sous le n° 112. Le titre Madone aux vers luisants a été donné par Breton. On peut aussi la trouver signalée sous les titres La vierge entourée de deux anges ou Vierge aux anges.

Dans son article intitulé « Charles Filiger », paru en 1895 dans le n° IV-V de Le  Cœur, Antoine de La Rochefoucauld signale que Filiger avait envoyé au Salon de la Rose + Croix, à la Galerie Durand-Ruel, La Vierge entourée de deux anges.

Selon lui, l'artiste avait inventé une forme de vierge entièrement nouvelle, la personification du « bon principe », « qui est le lien sacré entre l'homme égaré dans la matière et le Dieu de Justice. Elle est plus grande, plus magnifique dans son absence complète d'humanité terrestre que la plus belle des créatures, qu'avaient divinisée jusqu'à ce jour peintres ou sculpteurs...

» Le décor de la Vierge s'applique admirablement à ses saints personnages. À une sélection de lignes choisies entre les plus belles pour représenter les figures divines, il fallait joindre l'âme d'un paysage, fait également des lignes immatérielles ; Filiger a donc placé ses saints personnages sur un fond d'arabesques, - de mer et de rochers dont il n'a voulu saisir que les directions, les formes générales, et peintes au moyen de tons locaux s'harmonisant entre eux comme ceux d'une mosaïque ou d'un vieux vitrail.

» Car Charles Filiger est également un maître paysagiste. » (Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps, Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, pp. 76-79)

Quant à Rémy de Gourmont, dans son article « Rose + Croix », paru dans le Mercure de France de mai 1892, les anges de la Vierge aux anges sont « si volontairement purs ».

Le n° 41 du catalogue de l'exposition Filiger, dessins-gouaches-aquarelles est une aquarelle sur calque intitulée La Madone entre deux anges considérée comme une étude pour La Madone aux vers luisants.

Toujours d'après les organisateurs de l'exposition ci-dessus, La Madone aux vers luisants a été présentée à la Galerie de l'œil en 1972, dans le cadre de l'exposition Aquarelles de Filiger, quelques œuvres peu connues de Moreau et Redon, sous le n° 16 du catalogue.

Charles Filiger
« À la fin de son article intitulé "Filiger" et paru au Mercure de France, en 1894, Alfred Jarry conclut : "Il est très absurde que j'aie l'air de faire cette sorte de compte rendu ou description de ces peintures. Car, - 1° si ce n'était pas très beau, à les citer je ne prendrais aucun plaisir, donc ne les citerais pas ; - 2° si je pouvais bien expliquer point par point pourquoi cela est très beau, ce ne serait plus de la peinture, mais de la littérature (rien de la distinction des genres), et cela ne serait plus beau du tout ; - 3° que si je ne m'explique point par comparaison - ce qui irait plus vite - c'est que je ne fais point à ceux qui feuillettent ces notes le tort de croire qu'il leur faut prêter courte échelle [...], - et plutôt que toute dissertation sur Filiger remirons-nous en l'ivoire des faces et des corps de sa Sainte-Famille, reproduite au Cœur (La Sainte Famille figurait dans le numéro de juillet-août 1893 de la revue Le Cœur et la revue d'art) et dont je n'ai point parlé, car c'eût été très inutile." (p. 49)
» "Poète de la Foi", d'après Georges-Albert Aurier (p. 61), "moine laïque... (qui) avait rénové non la peinture religieuse, mais le mysticisme en une époque qui ne pouvait comprendre" d'après Maxime Maufra (p. 63), mystique, créateur d'une "œuvre abstraite" d'après Antoine de La Rochefoucauld (p. 77), son mécène, "fort gentil mais si loin de toute notre civilisation, si au-dessus", d'après Paul-Emil Colin, Charles Filiger croyait à "ce que l'art a de consolant et de bienfaisant quand on le pratique à l'égal d'une religion, et de la plus belle des religions, celle de l'âme !" (Lettre adressée à sa nièce Anna en décembre 1904.) » (Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, pp. 49-118.)

« André Breton le découvrit en 1953 et ayant soudain la révélation du message de Filiger contribua à mieux faire connaître et apprécier ce talent oublié. Dans la préface-manifeste pour l'exposition Dessins symbolistes réalisée au Bateau Lavoir en 1958 et reprise sous le titre "Du symbolisme" dans Le surréalisme et la peinture édité chez Gallimard en 1965 (pp. 357-362) André Breton parle de la "peinture qui se veut recréation du monde en fonction de la nécessité intérieure éprouvée par l'artiste. La primauté n'est plus alors accordée à la sensation, mais bien aux plus profonds désirs de l'esprit et du cœur. Le spectacle à peu près dénué de sens qu'offrent au vulgaire la nature et l'agitation humaine cesse d'être regardé comme une fin, tenu même pour un obstacle. Un désir irrépressible s'en empare et n'a de cesse qu'il ne l'ait démembré pour en extraire les éléments à son usage, ceux qui sont propres à s'agencer tout originalement par rapport à lui. Une telle peinture est, de toute évidence, la seule qui tienne devant le vœu exprimé par Rimbaud d'une langue qui soit 'de l'âme pour l'âme' - quand, au mieux, nous ne saurions attendre de l'autre que frisson à fleur de peau."

» À la fin de ce texte Breton mentionne l'art de Filiger : "Toutefois, de Pont-Aven émergent entre toutes l'œuvre de Filiger, portée d'un bout à l'autre par les mêmes ailes que le 'Cantique à la Reine' de Germain Nouveau."

» C'est à des qualités sensibles autant qu'à des exigences intellectuelles que Breton obéit dans son amour de Filiger dont il a placé les œuvres au-dessus de son lit. Le matin, au moment de se recomposer avec le monde extérieur, il aime les effleurer des yeux. Ce peintre méconnu, et qui a peut-être exercé une influence déterminante sur Gauguin (qu'il attaquait quand Gauguin était présent, dont il disait le plus grand bien quand il était absent) - dernière re-découverte de Breton, est le signe que la recherche par lui au moment où, à 15 ans, il contemplait, ravi, les toiles de Matisse dans les vitrines de la galerie Bernheim, continue de tracer, dans le monde actuel, un chemin phosphorescent, qui mène où nul n'est jamais allé. »
Alain Jouffroy (« La collection André Breton », L'Œil, n° 10, oct. 1955, p. 32-39).

[site André Breton, merci à André Cariou, 2019]

 

Expositions

- Londres, The Tate Gallery, Gauguin and the Pont-Aven Group, 7 janvier - 13 février 1966, n° 135 (étiquette au dos)

- Strasbourg, Musée d'art moderne à l'Ancienne Boucherie, Musée Historique, Charles Filiger, 1863-1928, (présentation et analyse de l'œuvre par Mira Jacob), 16 juin - 2 septembre 1990, rep.p. 88, n° 116, p. 184, n° 19 (Liste des œuvres exposées).

- Paris, Galerie Durand-Ruel, Salon de la Rose Croix, 10 mars - 10 avril 1892, n°59

- Paris, Galerie d'art L'Œil, Aquarelles de Filiger. Quelques œuvres peu connues de Gustave Moreau et Odilon Redon, 1972, n°16

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n°3

- Paris, Malingue, Psychonautes, 22 juin - 27 juillet 2013

- New-York, Solomon R. Guggenheim Museum / Venise, Peggy Guggenheim Foundation, Mystical symbolism : The Salon de la Rose Croix in Paris, 1892-1897, 30 juin - 4 octobre 2017

Une étude pour ce tableau se trouve au Pouldu, dans la maison-musée de Marie Henry.

 

Bibliographie

- Antoine de La Rochefoucauld, « Charles Filiger » (article publié dans Le Cœur, n°IV-V, 1895), dans : Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, pp.76-79

- Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, n° 41, p. 58, p. 61

- Jacob Mira, Filiger l'inconnu, Paris, 1989, n°116

- André Cariou, Gauguin et l'École de Pont-Aven, Paris, 2015, p.139

- André Cariou, Gauguin et ses camarades de l'école de Pont-Aven au Pouldu, Spézet, 2016, p.70

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°47

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, pp. 36-37

 

Étude sur papier calque, maison de Marie Henry, Le Pouldu

Date de création1891-1892
Languesfrançais
Notes23,3 x 29,2 cm (9 1/4 x 11 1/2 in.) - Gouache sur papier
ProvenanceAcquis de l'artiste par Antoine de La Rochefoucauld, 1892. Antoine de La Rochefoucauld, jusqu'en 1959. Sans doute vendu par son fils Eugène de La Rochefoucauld à Georges Aubry. Acquis de Georges Aubry par André Breton.
Dimensions23,30 x 29,20 cm
Vente Breton 2003Lot 4043
Mots-clés, ,
CatégoriesŒuvres graphiques
ExpositionsGauguin and the Pont-Aven Group ,  Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100022130
Lieu d'exposition