La Collection

Uli

Nord de la Nouvelle-Irlande

Sculpture

Auteur

Personne citée Rolland Tual

Descriptif

Impressionnante effigie d'ancêtre pour le culte Uli, XIXe siècle.

Effigie d'ancêtre pour le culte Uli : homme debout, les bras détachés du corps, les mains posées aux hanches. La tête au visage concave convexe est surmontée d'une haute coiffe cimier en forme de double plume érigée sur une calotte gravée en damier. Le visage est peint d'un cerne noir encadrant le regard et épousant le pourtour du menton. Les yeux, dans des cavités profondes, sont constitués de coupelles de nacre (cyprées) (?) piquées de pupilles en opercule de turbo. Le nez busqué plonge vers la large bouche épousant tout le bas de la face, des dents fines apparaissent entre les lèvres. Deux oreilles décollées aux lobes distendus ajourés encadrent la tête au niveau des tempes. Le menton fort, ovalisé, est ourlé d'un collier de barbe en fibres et résine. Une natte gravée de chevrons s'y rattache, raccordée à un bandeau ornemental ceinturant le buste, sous les seins coniques inscrits dans l'arc des épaules, et se poursuivant jusqu'à la ceinture ceignant les hanches. Le torse cylindrique rehaussé de pigments s'érige sur des hanches fortes et des jambes courtes aux larges pieds digités. Le pubis est gravé en éventail cannelé en pointe de diamant, au dessus du sexe circoncis et saillant. Les mains vigoureuses semblent cramponnées au bas du corps, les doigts repliés en crochets. Le dos recouvert d'une épaisse patine croûteuse noire de fumée est sculpté d'une haute prise ajourée verticale. Les bras et les jambes sont ornés de bracelets et chevillères sculptés en relief.

En 1964 André Breton se sépare de son célèbre De Chirico le Cerveau de l'enfant, œuvre majeure du peintre qu'il aura donc conservée presque toute sa vie d'homme ; il cède ce tableau plus par dégoût de son auteur que par réel besoin financier : De Chirico ne cessait de se répandre en propos injurieux sur le groupe surréaliste et plus précisément sur Breton, la présence de ce tableau dans l'atelier de la rue Fontaine était un rappel vivant de la personnalité controversée de son auteur, donc une gêne. Hasard heureux à cette date, le grand Uli de l'ancienne collection Roland Tual, manqué par Breton en février 1930 à Drouot, se trouve sur le marché, et Breton a, cette fois enfin, en main de l'argent, celui de la vente du De Chirico : il peut donc s'offrir cet objet tant désiré depuis 35 ans ! Cet Uli avec lequel Breton entretint des rapports réguliers puisque c'est à sa gloire qu'il rédige en 1948 son célèbre poème, «Uli», dans le catalogue de l'exposition Océanie à la galerie Andrée Olive. Un chef-d'œuvre est donc remplacé par un autre qui vient à son tour veiller sur le bureau du poète et investir son imaginaire.

L'Uli est sans doute la dernière acquisition en art primitif de Breton, deux ans avant sa mort ; c'est d'autre part l'œuvre la plus importante en ce domaine qu'il ait jamais acquise. Importance quant à sa place dans la constitution même de la collection Breton et importance par rapport au corpus des œuvres de Nouvelle-Irlande au sein duquel il occupe un rang élevé. Tout dans cette sculpture retient l'attention : sa forte présence d'abord qui s'exprime dans la charpente terrienne de son corps ramassé et musclé, ensuite son agressive sexualité ambivalente dressée, puis l'intense regard caverneux scintillant de ses pupilles de nacre, et enfin le manteau soyeux de sa patine ondoyant ses formes pleines, de couleurs profondes à l'avers, et au revers d'une couche épaisse de noir de fumée. Comme l'exprime si bien Breton, Uli est un dieu, un dieu paysan qui va au rythme des saisons, les pieds dans la terre des plantations et le corps maculé du sang des sacrifices humains, gavé des victuailles des festins rituels de gros ignames et de viande de porc : il fait peur et il émerveille.

Stylistiquement cet Uli est classique, comparable, entre autres, à celui de la collection Walter Bondy reproduit par Adolphe Basler en 1929 dans L'Art chez les Peuples Primitifs, p.75, objet que Breton connaissait, et qui est certainement de la même main et de la même époque, tôt dans le XIXe siècle. Mis à part la position des bras, les deux statues sont presque jumelles avec un même regard intense et un même visage aux formes puissantes éclatées.

Commentant l'Uli de l'ancienne collection Alain Schoffel, Michael Gunn décrit dans le catalogue Sculpture (Paris, Musée du Louvre, 2000, p. 291), le rôle de ces « objets : Les statues Uli représentaient des ancêtres dotés du pouvoir et de la force indispensables à un chef de clan. Le chef idéal est agressif et fort, mais nourrissait son peuple dans cette optique, la poitrine féminine représentait la fécondité, s'apprêtant à nourrir les générations futures. » Ce commentaire d'un spécialiste est en parfait accord avec le poème d'André Breton. Uli règne en maître sur le panthéon primitif de la rue Fontaine.

« ULI
Pour sûr tu es un grand dieu
Je t'ai vu de mes yeux comme nul autre
Tu es encore couvert de terre et de sang tu viens de créer
Tu es un vieux paysan qui ne sait rien
Pour te remettre tu as mangé comme un cochon
Tu es couvert de taches d'homme
On voit que tu t'en es fourré jusqu'aux oreilles
Tu n'entends plus
Tu nous reluques d'un fond de coquillage
Ta création te dit haut les mains et tu menaces encore
Tu fais peur tu émerveilles
»
(André Breton, Océanie, Paris, préface d'André Breton, introduction F. H. Lem, Galerie Andrée Olive, 1948.) [catalogue de vente, 2003]

Expositions

- Paris, Galerie Andrée Olive, Océanie, 1948, reproduit sous le n° 21, avec un poème d'André Breton
- Paris, Musée National d'Art Moderne/Centre Georges Pompidou, André Breton, La beauté convulsive, 1991
- Paris, Musée du Quai Branly, D'un regard l'autre, une histoire des regards européens sur l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie, 19 septembre 2006 - 21 janvier 2007
- Cahors, Musée de Cahors Henri-Martin, La Maison de verre, André Breton, initiateur découvreur, 20 septembre - 29 décembre 2014

 

Bibliographie

- William Rubin, Primitivism in XXth century art - Affinity of the Tribal and the Modern, New York, The Museum of Modern Art, 1984, rep. p. 113.
- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep. p. 428
- Yves Le Fur (dir.), D'un regard l'autre, Histoire des regards européens sur l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie, Paris, Musée du Quai Branly/Réunion des Musées nationaux, 2006, p. 312, rep. p. 313.
- Germain Viatte, Tu fais peur tu émerveilles, Musée du Quai-Branly, acquisitions 1998/2005, Musée du Quai-Branly/Réunion des Musées nationaux, Paris, 2006, p. 43
- Musée de Cahors Henri-Martin, La Maison de verre André Breton initiateur découvreur, Paris, Éditions de l'Amateur, 2014, rep. p. 97, décrit p. 96-98

 

Manipuler l'objet en tous sens

Archives de la vente aux enchères

Breton, une collection qui a du chien, article de Christina Rudosky

Trouver l'objet dans la collection d'André Breton

Date de créationXIXe siècle
NotesHaut : 125 cm (49 1/4 in.)
Socle Inagaki : 3.2 x 38.6 x 30.5 cm
Bois, nacre, opercule de turbo, pigments rouges, noirs et blancs
Ancienne étiquette de vente n° 218 à l'arrière du pied droit
Accidents aux pieds, restauration au lobe de l'oreille droite
ProvenanceAncienne collection Roland Tual, Paris, étude Lair-Dubreuil, expert André Portier, vente les 9-11 février 1930, n° 33 du catalogue, rep. planche 1. Breton a acquis cet UIi en 1964 à l'hôtel Drouot.
Lieu d'origine
Musée

BRT MOA183 (ancienne cote BRT MO 166)

Modalité d'entrée dans les collections publiquesDon Aube et Oona Elléouët à la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Paris, 2003, dépôt au Centre Pompidou, 2015
Dimensions125,00 x 33,00 x 32,00 cm
Référence4758000
Vente Breton 2003Lot 6130
Mots-clés, , , , ,
CatégoriesArts primitifs, Mélanésie, Océanie
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionsAndré Breton, La Beauté convulsive , André Breton, La Maison de Verre , Océanie , Ventes Hôtel Drouot 1917 - 1966
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100995880
Lieux d'exposition

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Coiffe cérémonielle kwakwaka’wakw

-

Parure cérémonielle d'Amérique du Nord placée sur le bureau, face à André Breton.
Quatre images, une notice descriptive, une bibliographie.

André Breton, René Hilsum, Louis Aragon et Paul Éluard

Photographie

Auteur

Personnes citées Louis Aragon, René Hilsum, André Breton, Paul Éluard
Photographe non identifié

Descriptif

Photographie prise vers 1920 pour la sortie du numéro 3 de la revue Dada.

Annotation manuscrite d'André Breton au dos : « De gauche à droite André Breton, René Hilsum, Louis Aragon, Paul Éluard 1919 ».

Photographie prise pour la sortie du numéro 3 de la revue Dada.

Bibliographie

- Roger-Jean Ségalat (iconographie réunie et commentée par), Album Éluard, NRF, Gallimard, 1968, rep.p. 50 (autre tirage)
- Robert D.Valette, Éluard, livre d'identité, Paris, Henri Veyrier, 1983, rep.p. 33 (autre tirage)
- Paris, Musée national d'art moderne / Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 100
- Gérard Durozoi, Histoire du mouvement surréaliste, Paris, Hazan, 1997, rep.p. 25 (autre tirage)

Date de créationvers 1920
Date d'édition1920
Languesfrançais
Notes5,3 x 7,4 cm (2 1/16 x 2 15/16 in.) - Tirage argentique sur papier
Bibliothèque

Bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou, Paris : BRET 3.38

Dimensions5,30 x 7,40 cm
Référence4125001
Vente Breton 2003Lot 5252
Mots-clés, ,
Catégories[Photos] 1915-1923
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionAndré Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100396280

Casse-tête biface u'u

Archipel des Marquises

Objet divers

Auteur

Artiste Inconnu

Descriptif

Grande massue biface u'u.

Grande massue de style classique. Elle présente sur chaque face, en relief, trois têtes de tiki, l'une au milieu de la traverse, les autres formant la pupille des « yeux solaires », dans une auréole rayonnée. Le front en haut ovale est gravé d'un visage à son sommet et, à sa retombée sur les tempes, de petits yeux obliques. Le registre inférieur où plongent deux petits bras tombant du menton du tiki central, est gravé de motifs traditionnels de part et d'autre d'un visage stylisé fait de deux « yeux solaires ». L'extrémité du manche est gainée de fils de coco tressés délimitant une prise. Percement de fixation de dragonne au pommeau.

« TIKI
Je t'aime à la face des mers
Rouge comme l'œuf quand il est vert
Tu me transportes dans une clairière
Douce aux mains comme une caille
Tu m'appuies sur le ventre de la femme
Comme contre un olivier de nacre
Tu me donnes l'équilibre
Tu me couches
Par rapport au fait d'avoir vécu
Avant et après
Sous mes paupières de caoutchouc »
André Breton, in Andrée Olive, Océanie, préface d'André Breton, introduction F. H. Lem, Galerie Andrée Olive, Paris, 1948.

 

Bibliographie

Andrée Olive, Océanie, préface d'André Breton, introduction F. H. Lem, Galerie Andrée Olive, Paris, 1948.

Notice Artkhade

Date de créationsd [circa 19-20e]
Notes

Haut : 150 cm (59 in.) - Petits accidents. - Bois de fer (?) à patine brune

Lieu d'origine
Dimensions150,00 cm
Référence4614000
Vente Breton 2003Lot 6150
Mots-clés,
CatégoriesOcéanie, Polynésie
ExpositionsAndré Breton, La Beauté convulsive , Océanie
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100793950
Lieu d'origine
Lieu d'exposition

Notice reliée à :

2 Œuvres
 
False

Casse-tête biface U'u

-
Inconnu

-
Massue des Marquises en bois de fer ornée de tikis en ronde-bosse et d'« yeux solaires ».
Une image, une notice descriptive, une exposition, une bibliographie.

1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou

False

Korwar

-
André Breton

-

Parus dans les Poèmes de 1948, manuscrit d'André Breton ni daté ni signé.

Une image, une notice descriptive, une bibliothèque, une bibliographie.

Poèmes, 1948, [Manuscrits d'AB] Manuscrits divers

Descriptif

Photographie d'un collage de Magritte publiée dans le numéro 12 de La Révolution surréaliste en 1929, accompagnée de quatre autres tirages.

On joint à la photographie du tableau de Matisse quatre tirages dont des photographies de tableaux. Soit cinq tirages. L'un d'entre eux reproduit une petite peinture qui représente un Rimbaud alité, l'autre une série de portraits intitulé au dos "le pêle-mêle de Scutenaire". [catalogue de la vente, 2003]

 

 

Bibliographie

- Georges Sadoul, « Bonne année ! Bonne santé ! », La Révolution surréaliste, cinquième année, n° 12, 15 décembre 1929, rep.p. 46
- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 289

Date de création1929
Languesfrançais
Notes23,5 x 29 cm (9 1/4 x 11 7/16 in.)
Référence14388000
Vente Breton 2003Lot 5109
Mots-clés, ,
Catégories[Photos] 1924-1930
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou, [Revue] La Révolution surréaliste
ExpositionAndré Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100915340

Notice reliée à :

2 Œuvres
 
False

Paris en 1930

-
René Magritte

-

Collage de 1929 effectué avec trois cartes postales et réalisé par Magritte.


Une image, une notice descriptive, une bibliographie, une exposition.

1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou, [Revue] La Révolution surréaliste

False

La Révolution Surréaliste

-

Collection complète de la plus célèbre et importante revue surréaliste, La Révolution Surréaliste. 12 numéros en 11 fascicules du 1er décembre 1924 au 15 décembre 1929.


Vingt-neuf images, une notice, une exposition, une bibliographie

[Revue] La Révolution surréaliste

Second Manifeste du Surréalisme

Livre

Auteur

Auteur André Breton

Descriptif

Édition originale du Second Manifeste du Surréalisme, paru chez Kra en 1930.

Édition originale.

 

Exposition

- Paris, Musée national d'art moderne / Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991

 

Bibliographie

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 194

 

Notice Sudoc

Notes bibliographiquesParis, Kra, 1930. In-4°, broché.
Date d'édition1930
Éditionédition originale
Languesfrançais
Dimensions29,00 cm
Nombre de pages105
ÉditeurSimon Kra, Paris
Référence9098000
Vente Breton 2003Lot 134
Mots-clés,
CatégoriesPièces, poésies, romans, essais
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionAndré Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100616311

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

La Révolution Surréaliste

-

Collection complète de la plus célèbre et importante revue surréaliste, La Révolution Surréaliste. 12 numéros en 11 fascicules du 1er décembre 1924 au 15 décembre 1929.


Vingt-neuf images, une notice, une exposition, une bibliographie

[Revue] La Révolution surréaliste

André Breton rue Fontaine

Photographie

Auteur

Personne citée André Breton
Photographe Henri Cartier-Bresson

Descriptif

Portrait photographique d'André Breton dans son atelier vers 1960.

Tampon au dos : « copyright H. Cartier-Bresson, Magnum ». Annotation manuscrite au dos : « A. Breton ».

Exposition

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991

Bibliographie

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep. p. 425

Date de créationvers 1960
Date d'édition1960
Languesfrançais
Notes16,4 x 24,2 cm (6 1/2 x 9 1/2 in.) - Tirage argentique sur papier
Dimensions16,40 x 24,20 cm
Vente Breton 2003Lot 5202
Mots-clés,
Catégories[Photos] 1958-1966
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionAndré Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100474250

Notice reliée à :

4 Œuvres
 
False

André Breton rue Fontaine

-
Pierre Argillet

-
Portrait photographique d'André Breton rue Fontaine réalisé par Pierre Argillet vers 1960.
Deux images, une notice descriptive à compléter.

[Photos d'objets] photos d'objets dans l'atelier

False

André Breton rue Fontaine

-
Henri Cartier-Bresson

Tirage tardif d'un portrait d'André Breton vers 1960 dédicacé à Elisa par le photographe.
Deux images, une notice descriptive à compléter.

False

Casse-tête Ua

-
Inconnu

Bâton sculpté de deux visages humains se partageant une même coiffe peignée en dôme.

Une image, une notice descriptive, une bibliographie, une exposition.

False

Poteau sacré Mbitoro

-
Statue représentant un ancêtre défunt aux traits stylisés, surmontée d'une haute coiffe cimier à décor ajouré complexe.

L'Attendu

Tableau

Auteur

Artiste Wifredo Lam

Descriptif

Crayon et pastel sur papier de l'artiste cubain Wifredo Lam daté de 1942, offert à André Breton la même année.

Crayon et pastel sur papier, signé et datée en bas à droite : Wifredo Lam 10.9.42 ; inscrit au dos : L'attendu.

Wifredo Lam
« Ceux que Picasso a envoyés, voire conduits en 1938 à la première exposition de Lam à la galerie Pierre [Loeb] l'auront vu, lui si difficile pour lui-même, porté à l'extrême de la satisfaction par ce qui vient d'un autre. Notons qu'il ne s'est pas lassé par la suite de soutenir Lam, veillant tout d'abord à ce qu'il ne manque pas pour peindre ni de lumière ou d'espace non plus que de matériaux, puis prenant en garde ses toiles laissées à Paris pour qu'elles ne disparaissent pas dans la tourmente. Il est probable que Picasso a trouvé chez Lam la seule confirmation à laquelle il pouvait tenir, celle de l'homme ayant accompli par rapport au sien le chemin inverse ; atteindre, à partir du merveilleux primitif qu'il porte en lui, le point de conscience le plus haut, en s'assimilant pour cela les plus savantes disciplines de l'art européen, ce point de conscience étant aussi le point de rencontre avec l'artiste. » André Breton (Le surréalisme et la peinture, Nouvelle édition revue et corrigée 1928-1965, Paris, Gallimard, 1965, pp. 169-170).

 

Bibliographie

- André Breton, Le surréalisme et la peinture, suivi de Genèse et perspective artistiques du surréalisme et de Fragments inédits, New York, Brentano's, 1945, rep.s.p.
- Max-Pol Fouchet, Wifredo Lam, Paris, Cercle d'Art, 1976, p. 229, n° 320
- Max-Pol Fouchet, Wifredo Lam, Paris, Cercle d'Art, 1989, p. 249, n° 352
- « Le surréalisme », in : Beaux-Arts Magazine, numéro spécial, 1991, p. 45
- Paris, Musée national d'art moderne/Centre Georges Pompidou, André Breton, La beauté convulsive, 1991, rep.p. 373
- Lou Laurin-Lam, Wifredo Lam, Catalogue raisonné of the painted work, Volume I 1923-1960, Lausanne, Sylvio Acatos, 1996, rep.p. 323, n° 42.116 (titre : « Ce que nous attendons »)

 

Date de création10/09/1942
Notes106,5 x 83,7 cm (42 x 33 in.) - Crayon et pastel sur papier
ProvenanceDon de l'artiste, ou
Pierre Matisse Gallery, New York
Lieu d'origine
Dimensions106,50 x 83,70 cm
Crédit© ADAGP, Paris, 2005.
Référence2185000
Vente Breton 2003Lot 4330
Mots-clés, ,
CatégoriesTableaux
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionsLam , André Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100331090
Lieu d'origine
Lieu d'exposition

La faim

Tableau

Auteur

Artiste Remedios Varo

Descriptif

Œuvre à la gouache et au fusain de l'artiste espagnole Remedios Varo datée de 1938.

Œuvre signée en bas à gauche : Remedios ; inscrite au dos : La faim.

Remedios Varo
« En 1936, Remedios rencontre Benjamin Péret, le poète des "mutations" par excellence, venu combattre aux côtés des anarchistes sur le front d'Aragon. Devenue la compagne de l'auteur de Je sublime, elle repart avec lui à Paris et participe à ses côtés aux activités du groupe d'André Breton, aux expositions : "Internationale du Surréalisme" de 1938, et "Le Rêve dans l'Art" organisées par Frédéric Delaglande en 1939. » Édouard Jaguer (Remedios Varo, Paris, Filiacchi, 1980, p. 8).

« Issue d'un des plus grands mirages qui auront marqués notre vie, se soldât-il par un désastre - la guerre d'Espagne - je suis placé pour revoir auprès de Benjamin Péret de retour de Barcelone, Remedios qu'il en ramène. La féminité même, ici en hiéroglyphe le jeu et le feu dans l'œil de l'oiseau, celle que je tiens (il faut voir contre quels vents et marées) pour la femme de sa vie. L'œuvre de Remedios s'est accomplie au Mexique, en grande partie après leur séparation, mais le surréalisme la revendique toute entière. » André Breton (La Brèche, n° 7, décembre 1964, s.p.).

Expositions


- Stochkolm, Kulturhuset Stochkolm, Andra hälften av Avantgardet 1910-1940, 1981, n°11 (étiquette au dos)
- Paris, Musée national d'art moderne / Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p.342, p. 497 (étiquette au dos)

Bibliographie

- Remedios Varo, catalogue raisonné, Mexico, Ediciones Era, 1994, n° 38, p. 244

Date de création1938
Date d'édition1938
Languesfrançais
Notes32,5 x 45,7 cm (12 3/4 x 18 in.) - Gouache et fusain sur papier
Crédit© ADAGP, Paris, 2005.
Vente Breton 2003Lot 4426
Mots-clés,
CatégoriesTableaux
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionAndré Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100751810

Légèrement chaude ou Adrianopole

Tableau

Auteur

Artiste Victor Brauner

Descriptif

Huile sur bois datée de 1937. Le Musée d'art moderne de Saint-Étienne possède une série de dessins portant le même titre et la même date.

Signé et daté en bas à droite : Victor Brauner 1937 ; titré au centre : Adrianopole; titré, signé et daté au dos : légèrement chaude ou adrianopole Victor Brauner 1937.

Victor Brauner
« Les puissances de l'imagination ne sont aucunement domesticables, elles ne consentent pas à s'épuiser en slogans publicitaires. Celui qui s'y livre tout entier en vient très vite à placer son orgueil ailleurs que dans les petites vanités du "succès" immédiat. C'est le cas de Brauner, que ces puissances ont favorisé dans le surréalisme comme nul autre, au point de lui avoir permis de s'établir depuis quelques années au cœur du "paysage dangereux", en plein domaine hallucinatoire. Là se sont portés à sa rencontre les êtres insolites qui hantent les lieux sous-jacents à la vie humaine, tiennent les fils des correspondances fulgurantes et des prémonitions. L'artiste n'est plus celui qui prend bien garde, en tant qu'homme, à tirer son épingle du jeu ; il est pris lui-même dans le drame. "La terreur venait", a dit Rimbaud, analysant sa propre expérience ("Alchimie du verbe"). Cette terreur, les stratagèmes et les énigmes de la guerre actuelle sont venus l'étendre au monde objectif et c'est pourquoi l'art de Brauner est peut-être celui qui exprime le plus intensément ce monde dans sa dernière phase. Il est frappant que, quittes de toute influence l'un envers l'autre,Victor Brauner et Leonora Carrington en soient venus à le traduire sous le même angle intérieur ou du moins que leur œuvre présente cette singulière parenté de climat. » André Breton (Le surréalisme et la peinture, suivi de Genèse et perspective artistiques du surréalisme et de Fragments inédits, New York, Brentano's, 1945, p. 99).

« Entre chien et loup, nulle expression mieux que celle-ci, telle que la première fois elle s'est chargée de sens panique dans notre enfance, n'assignait ses limites affectives à l'œuvre accomplie par Victor Brauner aux approches de la guerre.
« Le tout est incertain, dérisoire s'est traduit dans la langue de la peinture par le tout est louche qui, de 1937 à 1940, prête ses rideaux tombants, mal écartés, à l'œuvre de Victor Brauner. Plus rien de péremptoire : les personnages se doublent, s'éclipsent d'eux-mêmes, Personne avec toi n'est entré ?
Personne que ma chevelure (Saint-Pol-Roux : "Les Deux Serpents").
« La prunelle magnétique est le seul astre de cette nuit. » André Breton (Le surréalisme et la peinture, nouvelle édition revue et corrigée, 1928-1965, Paris, Gallimard, 1965, pp. 123-124).

Le Musée d'art moderne de Saint-Étienne possède tout une série de dessins intitulés Adrianopole ou légèrement chaude de la même année, 1937. On trouve la description du tableau de l'ancienne collection André Breton dans un des carnets de Victor Brauner (Archives Victor Brauner), faisant référence à cette série de dessins :
« Un autre tableau, se trouvant actuellement dans la collection d'André Breton et exposé à l'époque dans la galerie surréaliste "Gradiva" où l'on voit, au milieu, une curieuse femme se transformant par les roues qui lui sortent des genoux et des coudes en une table roulante, portant à l'endroit des yeux d'énormes cornes. Toute l'action se passant dans une chambre à laquelle manque un mur, où un paysage est visible : dans ce paysage simple, quelques yeux à terre serrés ça et là. Sur la fenêtre du fond est posé un oeil ». Didier Semin (Victor Brauner, Paris, Réunion des musées nationaux, Filipacchi, 1990, p. 307). [catalogue de la vente, 2003 - site Breton, 2019, merci à la galerie Di Donna]

 

Expositions

- Paris, Galerie Gradiva, 1938

- Paris, Galerie des Beaux-Arts, Exposition internationale du surréalisme, 17 janvier - 24 février 1938, n° 19, p. 3

- Paris, Galerie de l'œil, Minotaure, mai - juin 1962, rep.s.p., n° 8

- Paris, Musée national d'art moderne, Victor Brauner 2 juin - 25 septembre 1972, rep.s.p., n° 24, p. 94

- Genève, Musée Rath ; Paris, Musée d'art moderne de la Ville de Paris, Regards sur Minotaure, la revue à tête de bête, 17 octobre 1987 - 31 janvier 1988, rep.p. 182, n° 97

- Paris, Musée national d'art moderne/Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 25 avril - 26 août 1991

- Bonn, Kunst - und Ausstellungshalle des Bundesrepublik Deutschland in Bonn, Buñuel ! Auge des Jahrhunderts, 4 février - 24 avril 1994, p. 503

- Paris, Pavillon des Arts, Le surréalisme et l'amour, 6 mars - 18 juin 1997, rep.p. 118, n° 12, p. 227

- Paris, Musée national d'art moderne/Centre Georges Pompidou, La révolution surréaliste, 6 mars - 24 juin 2002, p. 432 (étiquette au dos)

- Düsseldorf, K20 Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Surrealismus 1919-1944, 2002, rep.p. 230, p. 453

 

Bibliographie

- Minotaure, troisième année, n° 10, rep.s.p.

- André Breton, Le Surréalisme et la peinture, Paris, Gallimard, 1965, rep.p. 76 ; pp. 123-124

- Didier Semin, Victor Brauner, Paris, Réunion des musées nationaux, Filipacchi, 1990, rep.p. 90 ; p. 307

- Paris, Musée national d'art moderne/Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 318

- Margaret Montagne, L'oeuvre graphique de Victor Brauner (1903-1966), étude et catalogue du fonds d'atelier conservé au Musée d'Art moderne de Saint-Étienne, Thèse de doctorat d'histoire de l'art sous la direction du Professeur Dario Gamboni, volume I bis, annexes, volume II, tome I, Lyon, Université Lyon II, 1998, rep.s.p., n° 113, n° 90-10-661 et de 90-10-1945 à 90-10-1054

Date de création1937
Languesfrançais
Notes13 x 17 cm (5 1/3 x 6 5/8 in.) - Huile sur bois
Lieu d'origine
Dimensions13,90 x 18,10 cm
Crédit© ADAGP, Paris, 2005.
Vente Breton 2003Lot 4247
Mots-clés,
CatégoriesTableaux, Œuvres graphiques
Série1937, galerie Gradiva, 1938, Exposition internationale du Surréalisme
Expositions1938, Exposition internationale du surréalisme , Victor Brauner, 1972 , André Breton, La Beauté convulsive , La Révolution surréaliste , Gradiva
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100240050
Lieu d'origine
Lieux d'exposition

Notice reliée à :

5 Œuvres
 
False

Hitler

-
Victor Brauner

-
Huile sur carton encadrée sous verre de Victor Brauner, datée de 1934.
Une image, une notice descriptive, une bibliographie, des expositions, un musée.

1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou

False

Invitation au vol

-
Victor Brauner

Huile sur toile de 1958 par Victor Brauner.
Une image, une notice descriptive, une bibliographie.

False

Le Lion double

-
Victor Brauner

-
Peinture à la cire sur carton datée et signée par Victor Brauner en 1946.
Une image, une longue notice descriptive, une bibliographie, des expositions.

1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou

False

Nous sommes trahis

-
Victor Brauner

Huile sur toile datée de 1934, reproduite dans la revue Minotaure n° 5 la même année.
Une image, une longue notice descriptive, une bibliographie, des expositions.

False

Portrait de Marcelle Ferry

-
Victor Brauner

Huile sur toile de 1934 dédicacée à Marcelle Ferry.
Une image, une notice descriptive, une bibliographie.

Point virgule

Tableau

Auteur

Artiste Jean ou Hans Arp

Descriptif

Huile sur bois et sur carton datée de 1927.

« Les "reliefs" de Arp, qui participent de la lourdeur et de la légèreté d'une hirondelle qui se pose sur le fil télégraphique, ces reliefs qui empruntent dans leur savante coloration tous les ramages de l'amour et auxquels en même temps leur découpage hâtif confère tous les déliés de la colère, ces boucles dures ou tendres sont bien pour moi ce qui résume le mieux les chances de généralité des choses particulières, ce qui me permet de faire le plus faible état de la variante. » André Breton (Le surréalisme et la peinture, suivi de Genèse et perspective artistiques du surréalisme et de Fragments inédits, New York, Brentano's, 1945, p. 75). [site André Breton, 2010 - merci à la galerie Di Donna, 2019]

 

Expositions

- Paris, la Galerie Surréaliste, Arp, 21 novembre - 9 décembre 1927, n° 13

- Mexico, Galeria de Arte Mexicano, Exposicion internacional del surrealismo, janvier - février 1940, rep.s.p., n° 1

- Paris, Musée national d'art moderne/Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 25 avril - 26 août 1991

- Bilbao, Bizkaia Kutxa Fundazioa, Arp, 2001, rep.p. 41

 - New York, Jan Krugier Gallery & Richard L. Feigen & Co., Drawing in Space, 1 novembre 2007 - 18 janvier 2008, no. 2, ill.

- Strasbourg, Musée d’Art Moderne et Contemporain, Art is Arp: dessins, collages, reliefs, sculptures, poésie, 17 octobre 2008 - 15 février 2009, ill.

 

Bibliographie

- La révolution surréaliste, quatrième année, n° 11, 15 mars 1928, rep.p. 4

- Paris, Galerie Beaux-Arts, Exposition internationale du surréalisme, Dictionnaire abrégé du surréalisme, 1938, rep.p. 56

- Bernd Rau, Hans Arp, Die Reliefs, Oeuvre-Katalog, Stuttgart, Verlag Gerd Hatje, 1981, rep.p. 65, n° 121a

- Paris, Musée national d'art moderne/Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 272

Date de création1927
Languesfrançais
Notes46 x 27,8 cm (sans cadre) ; 18 1/8 x 11 in. (without frame)
50,8 x 32,2 cm (avec cadre) 20 x 12 5/8 in. (with frame) - Huile sur bois et sur carton.
ProvenanceAcquis auprès de l'artiste par André Breton.
Dimensions51,00 x 32,70 cm
Crédit© ADAGP, Paris, 2005.
Vente Breton 2003Lot 4246
Mots-clés, ,
CatégoriesTableaux
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionsArp , 1940, Exposicion internacional del surrealismo , André Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100384390
Lieu d'exposition

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Femme

-
Jean ou Hans Arp

-
Relief en bois peint daté de 1927, montré en 1991 à l'exposition « André Breton, la beauté convulsive » au Centre Georges Pompidou.
Une image, une longue notice descriptive, une bibliographie, des expositions.

1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou

Architecture symboliste

Tableau

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Gouache sur papier achetée par André Breton à Pont-Aven en 1949.

Peinture à la gouache sur papier de Charles Filiger, acquise par André Breton à Pont-Aven en 1949. Signée en bas à droite : C. Filiger ; au dos de l'encadrement : Bateau-Lavoir (?), n° 91 (étiquette Le moine Perignon).

Le musée des Beaux-Arts de Quimper précise, en 2013, que ce « premier achat d'André Breton d'une œuvre de Filiger dont le symbolisme demeure indéchiffrable ».

« Devant le Cimabue du Louvre, a rapporté Julien Leclerc, Filiger s'extasiait surtout parce que les visages des anges y sont pareils à celui de la Vierge (il s'agit de la Madonne aux anges (1290) : la Vierge, sur un trône, est entourée de six anges [...]). Je me souviens d'avoir attribué à la même cause mon premier émerveillement devant ce tableau. Il y a deux ans, j'ai pu acquérir à Pont-Aven une gouache de Filiger qu'on trouvera reproduite en planche 8 du présent ouvrage. Les huit arches supérieures, ainsi que le ciel autour des constructions, en sont bleu roi ; les chevaux d'un vert mousse un peu moins soutenu que la bande transversale, où ondule en ponctuation claire une ligne à motifs trifoliés. Rouge groseille les épis inférieurs, qui deux par deux flanquent une fleur couleur de la chicorée sauvage, le tout comme filigrané d'une couronne suspendue au-dessus d'un papillon [...]. La symétrie n'est brisée que par le rameau qui se déploie de droite à gauche, de l'une à l’autre tour latérale verte, et, entre deux cœurs clairs, laisse pendre un fruit inconnu, d’un rouge voisin de celui des épis. J’ai beau savoir combien une telle description est vaine, je m’y laisse entraîner par amour : mon excuse est que rien n’a disposé sur moi d’un enchantement plus durable, ni ne s’est montré plus à l’abri des variations de mon humeur. On sait que Gauguin, en 1888, a peint pour Paul Sérusier une petite planchette qui est passée dans l’histoire de la peinture sous le nom de Talisman. Si ce titre n’était pas pris, pour ce Filiger - à peine plus grand - qui n’en a pas, c’est celui que je retiendrais. » André Breton (« Alfred Jarry initiateur et éclaireur », Œuvres complètes, Paris, Gallimard, 1999, pp. 924-925, p. 1420).

Charles Filiger
« À la fin de son article intitulé "Filiger" et paru au Mercure de France, en 1894, Alfred Jarry conclut : "Il est très absurde que j'aie l'air de faire cette sorte de compte rendu ou description de ces peintures. Car, - 1° si ce n'était pas très beau, à les citer je ne prendrais aucun plaisir, donc ne les citerais pas ; - 2° si je pouvais bien expliquer point par point pourquoi cela est très beau, ce ne serait plus de la peinture, mais de la littérature (rien de la distinction des genres), et cela ne serait plus beau du tout ; - 3° que si je ne m'explique point par comparaison - ce qui irait plus vite - c'est que je ne fais point à ceux qui feuillettent ces notes le tort de croire qu'il leur faut prêter courte échelle [...], - et plutôt que toute dissertation sur Filiger remirons-nous en l'ivoire des faces et des corps de sa Sainte-Famille, reproduite au Cœur (La Sainte Famille figurait dans le numéro de juillet-août 1893 de la revue Le Cœur et la revue d'art) et dont je n'ai point parlé, car c'eût été très inutile." (p. 49)
» "Poète de la Foi", d'après Georges-Albert Aurier (p. 61), "moine laïque... (qui) avait rénové non la peinture religieuse, mais le mysticisme en une époque qui ne pouvait comprendre" d'après Maxime Maufra (p. 63), mystique, créateur d'une "œuvre abstraite" d'après Antoine de La Rochefoucauld (p. 77), son mécène, "fort gentil mais si loin de toute notre civilisation, si au-dessus", d'après Paul-Emil Colin, Charles Filiger croyait à "ce que l'art a de consolant et de bienfaisant quand on le pratique à l'égal d'une religion, et de la plus belle des religions, celle de l'âme !" (Lettre adressée à sa nièce Anna en décembre 1904.) » (Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, pp. 49-118.)

« André Breton le découvrit en 1953 et ayant soudain la révélation du message de Filiger contribua à mieux faire connaître et apprécier ce talent oublié. Dans la préface-manifeste pour l'exposition Dessins symbolistes réalisée au Bateau Lavoir en 1958 et reprise sous le titre "Du symbolisme" dans Le surréalisme et la peinture édité chez Gallimard en 1965 (pp. 357-362) André Breton parle de la "peinture qui se veut recréation du monde en fonction de la nécessité intérieure éprouvée par l'artiste. La primauté n'est plus alors accordée à la sensation, mais bien aux plus profonds désirs de l'esprit et du cœur. Le spectacle à peu près dénué de sens qu'offrent au vulgaire la nature et l'agitation humaine cesse d'être regardé comme une fin, tenu même pour un obstacle. Un désir irrépressible s'en empare et n'a de cesse qu'il ne l'ait démembré pour en extraire les éléments à son usage, ceux qui sont propres à s'agencer tout originalement par rapport à lui. Une telle peinture est, de toute évidence, la seule qui tienne devant le vœu exprimé par Rimbaud d'une langue qui soit 'de l'âme pour l'âme' - quand, au mieux, nous ne saurions attendre de l'autre que frisson à fleur de peau."
» À la fin de ce texte Breton mentionne l'art de Filiger : "Toutefois, de Pont-Aven émergent entre toutes l'œuvre de Filiger, portée d'un bout à l'autre par les mêmes ailes que le 'Cantique à la Reine' de Germain Nouveau".
» C'est à des qualités sensibles autant qu'à des exigences intellectuelles que Breton obéit dans son amour de Filiger dont il a placé les œuvres au-dessus de son lit. Le matin, au moment de se recomposer avec le monde extérieur, il aime les effleurer des yeux. Ce peintre méconnu, et qui a peut-être exercé une influence déterminante sur Gauguin (qu'il attaquait quand Gauguin était présent, dont il disait le plus grand bien quand il était absent) - dernière re-découverte de Breton, est le signe que la recherche par lui au moment où, à 15 ans, il contemplait, ravi, les toiles de Matisse dans les vitrines de la galerie Bernheim, continue de tracer, dans le monde actuel, un chemin phosphorescent, qui mène où nul n'est jamais allé. » Alain Jouffroy (« La collection André Breton », In : L'œil, n° 10, octobre 1955, pp. 32-39).

 

Expositions

- Londres, The Tate Gallery, Gauguin and the Pont-Aven Group, 7 janvier - 13 février 1966, n° 135 b (étiquette au dos)

- Londres, Arts Council of Great Britain, Dada and Surrealism reviewed, 11 janvier - 27 mars 1978, n° 17.64 (étiquette au dos)

- Paris, Musée national d’art moderne/Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 25 avril - 26 août 1991 (étiquette au dos)

- Stockholm, Nationalmuseum ; Oslo, Nasjonalgalleriet ; Helsingfors, Ateneum, Inbillning och dröm, Fransk symbolism 1886-1908, 1994, rep.p. 36, n° 89 (étiquette au dos)

- Quimper, musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton : à la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007.

 

Bibliographie

- André Breton, « Alfred Jarry initiateur et éclaireur », in : André Breton, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, 1999, rep.p. 929, pp. 924-925, p. 1420

- André Breton (avec le concours de Gérard Legrand), L'Art magique, Paris, Formes et reflets, Club français de l'art, 1957, rep.p. 37

- André Breton, Le surréalisme et la peinture, Nouvelle édition revue et corrigée, 1928-1965, Paris, Gallimard, 1965, rep.p. 358

- Saint-Germain-en-Laye, Musée départemental du Prieuré « Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps », Filiger, dessins-gouaches-aquarelles, 1981-1982, rep.p. 94

- José Pierre, André Breton et la peinture, Lausanne, Éditions l'Âge d'Homme, 1987, rep. n°13, s.p.

- Strasbourg, Musée d'art moderne à l'Ancienne Boucherie, Musée historique, Charles Filiger, 1863-1928, (présentation et analyse de l'œuvre par Mira Jacob), 1990, rep.p. 79, n° 106, p. 181

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep. p. 439 et p. 487

- Ragnar von Holten, Roger G. Tanner, Inbillning och dröm, Fransk symbolism 1886-1908, Stockholm, Nationalmuseum / Olso, Helsingfors, 1994, rep. p. 36, n°89

- André Cariou, À la recherche de l'art magique, Charles Filiger, André Breton, musée des Beaux-Arts de Quimper, 2006, cat. 11

- Jill Fell, "The fascination of Filiger : from Jarry to Breton", Papers of surrealism, Issue 9, été 2011

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, rep. pp.78-79

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°109

 

Date de créationcirca 1900-1914
Languesfrançais
Notes25,7 x 21 cm (10 1/8 x 8 1/4 in.) - Gouache sur papier, sd.
ProvenanceAcheté par Breton à Pont-Aven en 1949
Musée

Musée des Beaux-Arts de Quimper : Inv: 2003-2

Dimensions21,00 x 25,70 cm
Vente Breton 2003Lot 4285
Mots-clés,
CatégoriesŒuvres graphiques
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionsDessins symbolistes , Gauguin and the Pont-Aven Group , André Breton, La Beauté convulsive ,  Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100877700
Lieu d'exposition

Le Cheval blanc de l'Apocalypse

Arts Graphiques

Auteur

Artiste Charles Filiger

Descriptif

Gouache sur papier de Charles Filiger, non datée (circa 1895).

Peinture de Charles Filiger ornée de lettres. Gouache sur papier. Au verso, André Breton a indiqué : « Filiger, Le cheval blanc de l'Apocalypse, Un des trois tableaux mentionnés dans L'Ymagier n°3 (avril 1895) comme exposés galerie Laffitte, 20, rue Laffitte (les deux autres intitulés "Orphée" et "Tête de Christ"). » et « Le Bateau lavoir ».

Signé en bas à gauche dans le bandeau : FILIGER. Légendé en bas à droite dans le bandeau : APOCALYPSE VI. Inscription dans l'arc : « + En même Temps Je vis paraître un Cheval blanc : + :  / Celui qui était montée dessus avait un Arc et on / Lui donna une Couronne et il partit en / : + : Vainqueur pour continuer ses Victoires : + : Apocalypse »

 

Expositions

- Paris, galerie Laffitte avec Orphée et Tête de Christ, circa 1895

- Paris, le Bateau-Lavoir, Dessins symbolistes, 7 mars - 12 avril 1958, n°16

- Londres, Tate Gallery, Gauguin and the Pont-Aven Group, 7 janvier - 13 février 1966, n°135a

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 25 avril - 26 août 1991

- Quimper, Musée des Beaux-Arts, Charles Filiger, André Breton. À la recherche de l'art magique, 3 novembre 2006 - 5 février 2007, n° 9

 

Bibliographie

- L'Ymagier n°3, avril 1895

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep. p. 438

- Jacob Mira, Filiger l'inconnu, Paris, Le Bateau-Lavoir, 1989, n°43

- André Cariou, Filiger, correspondance et sources anciennes, Locus Solus, Châteaulin, 2019, n°79

- André Cariou, Filiger, Galerie Malingue, Paris, 2019, p. 59

 

Archives photographiques de l'exposition Gauguin and the Pont-Aven Group, Tate Gallery, 1966

Date de création1894-1895
Notes

37.5 x 50.5 cm - Gouache sur papier

ProvenanceOffert par l'artiste à Antoine de La Rochefoucauld, 1896 ; Probablement transmis à son fils, Eugène de La Rochefoucauld ; Georges Aubry ; Acquis de Georges Aubry par André Breton, avant 1958.
Dimensions37,50 x 50,50 cm
Référence2861000
Mots-clés, ,
CatégoriesŒuvres graphiques
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionsGauguin and the Pont-Aven Group , André Breton, La Beauté convulsive ,  Filiger
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100366690
Lieu d'exposition

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

L'Ymagier

-

Numéro 3, d'avril 1895, de la revue fondée en octobre 1894 par Alfred Jarry et Remy de Gourmont et dissoute en décembre 1896.
Deux images, une notice descriptive, une série, un feuilletoir.

[Revue] L'Ymagier

La clé des champs

Livre

Auteur

Auteur André Breton
Dessins de Joan Miró

Descriptif

Recueil de textes d'André Breton, dont l'un co-écrit avec Léon Trotsky, accompagné de dessins de Joan Miró et publié en 1953 aux éditions du Sagittaire.

Édition originale.

 

Exposition

- Paris, Musée national d'art moderne / Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991

 

Bibliographie

- Paris, Musée national d'art moderne / Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 411

Table des matières

Le Merveilleux contre le mystère

Gradiva

Souvenir du Mexique

Pour un art révolutionnaire indépendant

Visite à Léon Trotsky

Le Jeu de Marseille

Situation du Surréalisme entre les deux guerres

Déclaration VVV

Silence d'or

Profanation

Hommage à Antonin Artaud

Devant le rideau

Comète surréaliste

Seconde arche

Magloire Saint-Aude

Signe ascendant

La Lampe dans l'horloge

Trente ans après

Flagrant délit

Océanie

Fronton-virage

La Nuit du Rose-Hôtel

Présignalement

Le Mécanicien

L'Art des fous, la clé des champs

Pont-Neuf

Lettre ouverte à Paul Éluard

Le Donateur

Comme dans un bois

Avant-propos à l'exposition G. Nouveau

Sucre jaune

Alfred Jarry, initiateur et éclaireur

Pourquoi nous cache-t-on la Peinture russe contemporaine ?

La Claire Tour

Lettre à une petite fille d'Amérique

Du « réalisme socialiste » comme moyen d'extermination morale

[Merci à Victor Sevilla, site André Breton, 2013]

Notice Sudoc

Languesfrançais
Nombre de pages286 - [8]
Crédit© ADAGP, Paris, 2005.
Référence9037000
Vente Breton 2003Lot 211
CatégoriesPièces, poésies, romans, essais
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionAndré Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100035441

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

[C'est vrai que j'ai tardé à t'écrire...]

-
André Breton

-

Lettre d'André Breton à sa fille Aube datée du 10 septembre 1953, de Paris.

Trois images, une notice descriptive, une transcription, une bibliographie, une bibliothèque,des liens.

[Correspondance] Lettres à Aube

André Breton rue Fontaine

Photographie

Auteur

Personne citée André Breton
Photographe Paul Facchetti

Descriptif

Portrait photographique d'André Breton rue Fontaine réalisé par Paul Facchetti en 1953.

Photographie signée en bas à droite à la gouache blanche : Paul Facchetti.
Tampon au dos : « Photo Paul Facchetti 17, rue de Lille - Paris Droits réservés. »

Bibliographie

- Paris, Musée national d'art moderne / Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 13

- Paris, Arts, Littérature - André Breton dans l'aventure humaine, 1953

Date de création1953
Date d'édition1953
Languesfrançais
Notes35 x 27,6 cm (13 3/4 x 10 7/8 in.) - Tirage argentique sur papier
Crédit© ADAGP, Paris, 2005.
Vente Breton 2003Lot 5342
Mots-clés,
Catégories[Photos] 1958-1966
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionAndré Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100769000

Notice reliée à :

2 Œuvres
 
False

Masque haisla

-

Masque représentant un visage aux traits naturalistes.
Une image, une notice descriptive.

False

Objet

-
Valentine Hugo

-
Boîte placée le long du mur de l'atelier d'André Breton.
Une image, une notice descriptive à compléter, des expositions, une bibliographie.

1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou

Ils ont soif insatiable de l'infini

Tableau

Auteur

Artiste Judit Reigl

Descriptif

Huile sur toile de l'artiste hongroise Judit Reigl datée de 1950.

Peinture signée et datée en bas à droite : Reigl 1950.

« Avec Reigl, arrivée de Hongrie en 1950 et que Hantaï lui-même présente à André Breton, la vision onirique semble se déchaîner à un point tel que Breton trouve dans son tableau Ils ont soif insatiable de l'infini (1950) une image à la hauteur de Lautréamont. Il semble en effet qu'elle parvienne à unir dans son travail une part d'automatisme authentique - en partie responsable de la disposition et de l'échelle de ses figures, aussi bien que de gestualité évocatrice d'espaces cosmiques non figuratifs (Broyage du vide, 1954) - et une source dérivant du rêve ». Gérard Durozoi (Histoire du mouvement surréaliste, Paris, Hazan, 1997, p. 535).

« Le regard de Judit Reigl filtre du fond de l'Étoile scellée. On ne dirait jamais que le vaisseau qui s'avance puisse être gouverné par une main de femme et il faut bien lui supposer des assistances extraordinaires. Il semble, en effet, qu'au départ, il ait conclu un pacte simultané avec deux puissances jusqu'alors inflexibles. L'une d'elles est Lautréamont, que Judit Reigl a été la première (survenant après tant d'illustrateurs malencontreux) à nous traduire et à nous prolonger dans le langage des yeux (Ils ont soif insatiable de l'infini 1950, Volupté incomparable 1953).
« L'autre, issue de sa Hongrie natale à la fin du XIXe siècle, est ce Csontvary, peintre titan encore mal connu en France, dont on rapporte que pour réaliser une de ses œuvre : Le Cèdre solitaire, il dut monter des aunes et des aunes de toiles au sommet du Liban, afin de pouvoir, "sur le motif" même, dresser l'image de l'arbre de son choix - de six mètres de diamètre - grandeur nature, sous les rafales. C'est dans ce cèdre que Judit chante, et danse. Et ce qu'elle chante avive et rajeunit le thème éternel du désir exalté jusqu'au tourment, tel qu'il culmine en ce point de la tragédie antique où Io, taraudée par le dard du taon, engage avec Prométhée un dialogue qui n'est rien moins que celui du spasme avec le feu. Et ce qu'elle danse, la beauté des figures que cela compose est de ne faire qu'un, dans le rythme pur, de la fusée des lueurs les plus rares et du somptueux enlacé, à la mesure des bras grands ouverts. » André Breton (Le surréalisme et la peinture, Nouvelle édition revue et corrigée, 1928-1965, Paris, Gallimard, 1965, p. 238).

Expositions


- Paris: Galerie A l'Etoile Scellée, : 19 novembre 1954-02 décembre 1954

- André Breton, La beauté convulsive : Paris Musée national d'art moderne Centre Georges Pompidou, 25 avril -26 août 1991

- Reigl : Budapest (Hongrie), Mücsarnok Kunsthalle, 04 octobre 2005-13 novembre 2005

- Elles@centrepompidou : Paris (France), Musée national d'art moderne, 27 mai 2009-28 février 2011

- Présentation des collections permanentes (collections modernes) : Paris (France), Musée national d'art moderne, 01 février 2010-01 février 2012

- Judit Reigl : depuis 1950, le Déroulement de la peinture : Nantes (France), Musée des Beaux-Arts de Nantes, 08 octobre 2010-02 janvier 2011

- 4ème rotation - Vitrines et niches (collections modernes) : Paris (France), Musée national d'art moderne, 01 mars 2012-30 octobre 2012

Bibliographie

- André Breton, Le surréalisme et la peinture, Nouvelle édition revue et corrigée, 1928-1965, Paris, Gallimard, 1965, rep. p. 238, p. 23
- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep. p. 448
- Gérard Durozoi, Histoire du mouvement surréaliste, Paris, Hazan, 1997, rep.p. 539, p. 535

Date de création1950
Date d'édition1950
Languesfrançais
Notes109 x 97 cm (42 7/8 x 38 1/8 in.) - Huile sur toile
Provenancesl
Lieu d'origine
Musée

Musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris : AM 2003-271

Crédit© ADAGP, Paris, 2005.
RéférenceLot 4399
Mots-clés, ,
CatégoriesTableaux
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
ExpositionsJudit Reigl , André Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100129050
Lieu d'exposition

Mexique

Livre

Auteur

Personne citée Frida Kahlo
Photographies de Manuel Alvarez Bravo
Préface de André Breton

Descriptif

Catalogue de l'exposition organisée par Breton et consacrée à l'art mexicain du XVIIIe et XIXe siècle, à l'art précolombien, à Frida Kahlo et aux photographies de Manuel Alvarez Bravo.

Édition originale du catalogue de cette exposition organisée par André Breton.

Catalogue de l'exposition organisée du 10 au 25 mars par André Breton, qui en a rédigé la préface et les textes. Y furent présentés des objets précolombiens, des peintures anciennes, des objets populaires, des photographies de Manuel Alvarez Bravo et 18 tableaux de Frida Kahlo de Rivera dont c'est ici la première exposition en Europe. Chacune des cinq sections est illustrée d'une reproduction contrecollée, la photo d'Alvarez Bravo ornant la couverture. In fine, liste des oeuvres exposées. Tirage limité sur vélin du Marais. C'est à son retour du Mexique que Breton organise cette exposition. Primitivement consacré aux tableaux de Frida Kahlo, l'écrivain l'étend à toutes les formes de l'art mexicain, aussi bien ancien, populaire que moderne. [site Atelier André Breton, 2005]

Un des 20 premiers exemplaires numérotés sur vergé teinté de Montval. [catalogue de la vente, 2003]

 

Notice Sudoc

Notes bibliographiques

Paris, Renou et Colle, 1939. In-8°, couverture illustrée d'une photographie de Manuel Alvarez Bravo, en feuilles.

Date d'édition1939
Éditionédition originale
Languesfrançais
Dimensions23,00 cm
Illustrationsphotographies
Nombre de pages16
ÉditeurColle, Paris
Référence9069000
Vente Breton 2003Lot 167
Mots-clés, , , , ,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Expositions1939, Mexique, galerie Renou et Colle , André Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100882511
Lieu d'exposition

Notice reliée à :

3 Œuvres
 
False

Liste autographe

-
non identifié

Facture listant des tableaux mexicains, datée du 23 février 1939 et adressée à André Breton.

Deux images, une notice descriptive, un lien.

False

Mexique

-

Catalogue de l'exposition organisée par Breton et consacrée à l'art mexicain du XVIIIe et XIXe siècle, à l'art précolombien, à Frida Kahlo et aux photographies de Manuel Alvarez Bravo.

20 images, une notice, une exposition, une bibliographie.

1939, Mexique, galerie Renou et Colle, 1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou

False

Mexique

-
André Breton

Carton d'invitation pour le vernissage de l'exposition Mexique le 10 mars 1939.

Une image, une notice descriptive, une exposition.

Mexique

Livre

Auteur

Personne citée Frida Kahlo
Photographies de Manuel Alvarez Bravo
Préface de André Breton

Descriptif

Catalogue de l'exposition organisée par Breton et consacrée à l'art mexicain du XVIIIe et XIXe siècle, à l'art précolombien, à Frida Kahlo et aux photographies de Manuel Alvarez Bravo.

Catalogue de l'exposition organisée du 10 au 25 mars par André Breton, qui en a rédigé la préface et les textes. Y furent présentés des objets précolombiens, des peintures anciennes, des objets populaires, des photographies de Manuel Alvarez Bravo et 18 tableaux de Frida Kahlo de Rivera dont c'est ici la première exposition en Europe. Chacune des cinq sections est illustrée d'une reproduction contrecollée, la photo d'Alvarez Bravo ornant la couverture. In fine, liste des oeuvres exposées. Tirage limité sur vélin du Marais. C'est à son retour du Mexique que Breton organise cette exposition. Primitivement consacré aux tableaux de Frida Kahlo, l'écrivain l'étend à toutes les formes de l'art mexicain, aussi bien ancien, populaire que moderne. [site Atelier André Breton, 2005]

Catalogue de l'exposition consacrée à l'art mexicain du XVIIIe et XIXe siècle, à l'art précolombien, à Frida Kahlo et aux photographies de Manuel Alvarez Bravo.

Texte d'André Breton et photographie de Raoul Ubac. [catalogue de la vente, 2003]

 

Exposition

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991

 

Bibliographie

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 246

Notice Sudoc

Notes bibliographiquesParis, Renou et Colle, 1939. In-8° en feuilles.
Date d'édition1939
Éditionédition originale
Languesfrançais
Dimensions23,00 cm
Illustrationsphotographies
Nombre de pages16
ÉditeurColle, Paris
Référence8532000
Vente Breton 2003Lot 166
Mots-clés, , , , ,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Série1939, Mexique, galerie Renou et Colle, 1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
Expositions1939, Mexique, galerie Renou et Colle , André Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100107091
Lieu d'exposition

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Mexique

-

Catalogue de l'exposition organisée par Breton et consacrée à l'art mexicain du XVIIIe et XIXe siècle, à l'art précolombien, à Frida Kahlo et aux photographies de Manuel Alvarez Bravo.

Une image, une notice descriptive, un lien.

Statuette anthropomorphe surmontée d'un animal stylisé, Nayarit ?

Mexique

Sculpture

Descriptif

Statuette placée le long du mur de l'atelier.

Figure assise, en terre cuite brune à engobe sombre. Les coudes posés sur les genoux relevés.

 Le catalogue de l'exposition Mexique organisée en 1939 à la galerie Renou et Colle indique, sous le n° 95, un « vase en poterie à tête hybride et à dos d'homme surmontée d'un chien (civilisation tarasque). - Coll. André Breton. », et l'illustre par une photographie de Raoul Ubac à pleine page. [site André Breton, 2019, merci à la galerie 1900-2000]

 

Expositions

- Mexique, Paris, galerie Renou et Colle, 10-25 mars 1939.

- André Breton, La beauté convulsive : Paris Musée national d'art moderne Centre Georges Pompidou, 25 avril -26 août 1991

- Présentation des collections permanentes : Paris, Musée national d'art moderne, depuis 2003

- Big Bang [Présentation des collections permanentes] : Paris (France), Musée national d'art moderne, 02 mai 2005-28 février 2006

- Présentation des collections permanentes (collections modernes) : Paris (France), Musée national d'art moderne, 01 février 2010-01 février 2012

 

Bibliographie

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 328

 

Manipuler l'objet en tous sens

Trouver l'objet dans la collection d'André Breton

Date de créationsd
Languesfrançais
NotesTerre cuite
27,5 x 21,5 x 19,5 cm
Provenancesl
Lieu d'origine
Musée

Musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris : AM 2003-3(72)

Modalité d'entrée dans les collections publiquesMusée national d'Art moderne, Centre Pompidou, dation André Breton, 2003
Crédit© G. Meguerditchian/Centre Pompidou, MNAM-CCI
RéférenceDation_72
Mots-clés, , , , ,
CatégoriesAmérique précolombienne
Série1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou
Expositions1939, Mexique, galerie Renou et Colle , André Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100891250
Lieu d'origine
Lieu d'exposition

Orages magnétiques

Tableau

Auteur

Artiste Wolfgang Paalen

Descriptif

Huile et fumage sur toile de 1938. Le fumage est un procédé automatique inventé par Paalen la même année.

Monogrammée, titrée, datée et dédicacée au dos en haut à gauche : WP Orages magnétiques 38 avec toute mon amitié, à André Breton

Wolfgang Paalen
« Après avoir pratiqué durant plusieurs années une peinture résolument non figurative, le jeune peintre autrichien Wolfgang Paalen se rallia au surréalisme vers 1935 [...] Il créa en 1938 un nouveau procédé "automatique" connu sous le nom de "fumage", qui consistait à laisser se déposer sur le papier ou sur la toile la suie dégagée par une flamme de bougie pour interpréter ensuite ces dépôts. » Guy Habasque (Paris, Galerie de l'Œil, Minotaure, 1962, s.p.).

« Mais des sombres bois de Silésie une conscience s'est levée, dont l'envergure dépasse, en général, celle de l'artiste et c'est pourquoi le peintre, chez Paalen, se cherche encore ou plutôt persiste à s'éprouver douloureusement sur une route où de moins difficiles se seraient déjà maintes fois trouvés. Il n'y va de moins avec lui que de la volonté de parvenir à la lucidité totale en réalisant l'osmose, non seulement du visible et du visionnaire, mais de tout ce qui couve, plein d'attraits mystérieux, dans les créations de l'art "primitif" [...].
« L'art de Paalen aspire à réaliser la synthèse du mythe en formation et de ceux qui passent pour révolus, à faire sa propre chair de ce mythe même. Entreprise d'illumination totale de la nuit humaine sans cesse retombante, où l'intelligence encyclopédique la plus rare à notre époque s'arme par surcroît de tous les grands éclairs de la passion. Sa peinture a les plumes de l'oiseau merveilleux, aux couleurs vivantes, qui passe dans Les Noces chimiques de Simon Rosenkreuz et a le pouvoir de rendre la vie. » André Breton (Le surréalisme et la peinture, suivi de Genèse et perspective artistiques du surréalisme et de Fragments inédits, New York, Brentano's, 1945, p. 100).

« La pensée de Paalen ne saurait se découvrir aucun antécédent dans le surréalisme. Il faudrait se souvenir du moment que contre toute attente elle a fait surgir dans l'espace - "potence avec paratonnerre" - à la mémoire de Lichtenberg, pour lui trouver beaucoup plus loin quelque analogie avec une autre, d'expression d'ailleurs totalement différente. "L'homme aime la société, disait Lichtenberg, quand bien même ce ne serait que celle de sa chandelle allumée". Paalen a fait mieux encore que spéculer sur la présence et le pouvoir éclairant de cette chandelle. Au trésor méthodique du surréalisme - comment substituer à la perception visuelle l'image intérieure - qui s'est enrichi successivement de l'invention du collage, du rayogramme, du frottage, du décollage, de la décalcomanie spontanée, il a apporté une contribution de premier ordre avec le fumage, boucles à perte de vue de la femme aimée dans les ténèbres. » André Breton (Paris, Galerie Renou et Colle, Exposition Wolfgang Paalen (préface d'André Breton), 1938, s.p.).

 

Expositions

- Paris, Galerie Renou et Colle, Exposition Wolfgang Paalen (préface d'André Breton), 1938, n° 10
- Sarrebruck, Mission diplomatique française en Sarre, Peinture surréaliste en Europe (préface d'André Breton), 1952, n° 74
- Paris, Galerie de l'Œil, Minotaure, 1962, n° 44
- Paris, Musée national d'art moderne/Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 334, p. 494 (étiquette au dos)
- Wien, Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig Wien, Wolfgang Paalen, Zwischen Surrealismus und Abstraktion, 1993, rep.p. 137
- Paris, Musée national d'art moderne/Centre Georges Pompidou, La révolution surréaliste, 2002, rep.p. 288, p. 440 (étiquette au dos)
- Düsseldorf, K20 Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Surrealismus, 1914-1944, 2002, rep.p. 298, p. 462 (étiquette au dos)

 

Bibliographie

- Minotaure, troisième série, n° 11, mai 1938, reproduction sans pagination
- Gustav Regler, Wolfgang Paalen, New York City, Nierendorf Editions, 1946, rep.p. 30
- José Pierre (préface de), Wolfgang Paalen (citations de Wolfgang Paalen), Paris, Filipacchi, 1980, rep.p. 16-17
- Andreas Neufert, Wolfgang Paalen. Im Inneren des Wals. Monografie - Schriften - Oeuvrekatalog, Wien, Springer-Verlag, 1999, rep.p. 301, n° 38.08

 

Date de création1938
Date d'édition1938
Languesfrançais
Notes73 x 100 cm (28 3/4 x 39 3/8 in.) - Huile et fumage sur toile
ProvenanceDon de l'artiste
Vente Breton 2003Lot 4031
Mots-clés,
CatégoriesTableaux
ExpositionsExposition Wolgang Paalen , Surrealistische Malerei in Europa , André Breton, La Beauté convulsive , La Révolution surréaliste , Surrealismus 1914-1944
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100782390
Lieux d'exposition

Qu'est-ce que le Surréalisme ?

Livre

Auteur

Auteur André Breton
Illustration de couverture de René Magritte

Descriptif

Conférence prononcée par André Breton le 1er juin 1934 à Bruxelles (maison des Huit Heures) et publiée hic et nunc chez René Henriquez.

Couverture illustrée par Magritte, agrafé.

Édition originale.

Envoi autographe signé d'André Breton (gratté). [catalogue de la vente, 2003] 

Conférence prononcée le 1er juin 1934 à Bruxelles, à la maison des huit heures. [site André Breton, 2018]

 

Exposition

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991

 

Bibliographie

- Paris, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991, rep.p. 214

- André Breton, (Édition de Marguerite Bonnet avec la collaboration de Philippe Bernier, Étienne-Alain Hubert et José Pierre), Qu'est-ce que le surréalisme ?, Œuvres complètes, tome II, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, Gallimard, 1992, pages 223 à 262, notes p. 1422 à 1432.

 

Notice Sudoc

Notes bibliographiquesBruxelles, René Henriquez, 1934. In-8°, couverture illustrée par Magritte, agrafé.
Date d'édition1934
Éditionédition originale
Languesfrançais
Dimensions25,00 cm
Nombre de pages29
ÉditeurRené Henriquez, Bruxelles
Crédit© ADAGP, Paris, 2005.
Référence9089000
Vente Breton 2003Lot 150
Mots-clés, ,
CatégoriesPièces, poésies, romans, essais
ExpositionsLe Surréalisme ? , André Breton, La Beauté convulsive
Lien permanenthttps://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100632441

Notice reliée à :

2 Œuvres
 
False

Co je surrealismus ? (Qu'est-ce que le surréalisme ?)

-
André Breton

Traduction tchèque des conférences données par Breton lors de sa visite à Prague.

Une image, une notice descriptive, un lien.

False

Qu'est-ce que le Surréalisme ?

-
André Breton

Conférence prononcée par André Breton le 1er juin 1934 à Bruxelles (maison des Huit Heures) et publiée hic et nunc chez René Henriquez.

Deux images, une notice descriptive, un lien, une exposition, une bibliographie.