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Actuelles

Chroniques 1944 - 1948

Book

Author

Author Albert Camus

Description

Écrits politiques d'Albert Camus publiés par Gallimard en 1950 et dédicacés à André Breton.

Envoi d'Albert Camus à André Breton : « À André Breton, ces petites étapes sur un chemin commun, amicalement, Albert Camus. » [catalogue de la vente, 2003]

Paru en juin 1950, le recueil de textes Actuelles. Chroniques 1944-1948 contient une sélection d’articles, de conférences et d’interviews, mais surtout d’éditoriaux que Camus a écrits en tant que rédacteur en chef du journal Combat à partir de la Libération en août 1944 – même s’il animait déjà Combat avec Pascal Pia quand c’était le principal journal clandestin de la Résistance. Camus y expose toute son exigence morale, aussi bien comme penseur politique que dans sa conception d’un journalisme critique ou dans son action militante.

C’est pour ces raisons exactes que Breton le tient en haute estime, comme il l’a d’ailleurs exprimé publiquement à quelques occasions. Par exemple, au meeting du Rassemblement démocratique révolutionnaire (RDR) en décembre 1948, auquel tous deux participent, il se fait élogieux à l’endroit de son homologue, puis énonce les principes concertés de leur engagement civique ; quant à l’allocution qu’y prononce Camus, elle devient le texte d’importance qui clôt Actuelles. On ne s’étonne donc pas qu’à la parution de ce recueil, Breton reçoive un exemplaire du service de presse, de surcroît accompagné de cette dédicace éloquente : « À André Breton / ces petites étapes sur un chemin commun / Amicalement / Albert Camus ». Le « chemin commun » dont il s’agit est bien celui de leurs préoccupations éthiques partagées, dont naquit une certaine amitié. [wiki de Sophie Bastien, juin 2017]

 

Notice Sudoc

Bibliographical material

Paris, Gallimard, 1950. In-12, broché.

Date of publication 1950
Publicationfirst publication
LanguagesFrench
Number of pages270
PublisherGallimard, Paris
Reference7635000
Breton Auction, 2003Lot 272
Keywords,
CategoriesBooks, poems, fiction, non-fiction
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100951861

À propos de L'Homme révolté

Manuscript

Author

Author Louis Pauwels
People cited Albert Camus, Isidore Ducasse, dit comte de Lautréamont, André Breton

Description

Manuscrit de Louis Pauwels daté du 21 décembre 1951 et relatif à L'Homme révolté d'Albert Camus.

Fin 1951, la parution de L'Homme révolté d'Albert Camus a suscité un certain nombre de réactions, et parmi elles celle de Louis Pauwels qui fait référence au surréalisme et précise la position du jeune journaliste : « plus proche, donc, de Breton, mais tout de même à distance. » Quant à Camus, Pauwels affirme clairement qu'il ne se retrouve pas dans ses thèses sur la révolte ; ce qui vaut à son manuscrit de figurer dans l'ensemble concoté par le groupe au printemps de 1952. [site Atelier André Breton, 2005]

Manuscrit autographe signé, 21 décembre 1951.
- 9 pages in-4° foliotées, manuscrit autographe daté, titré et signé à l'encre par Louis Pauwels avec quelques ratures et corrections, de ce texte relatif au livre d'Albert Camus L'Homme révolté, article paru dans la revue Arts le 21 décembre 1951 :
« Plus proche, donc, de Breton, mais tout de même à distance, je voudrais seulement dire que mesure et révolte continueront de se contredire avec une violence bienfaisante pour tous ceux qui refusent les accommodements de cet humanitaire bourgeois auquel Camus tente de redonner bonne conscience. » [catalogue de la vente, 2003]

Suite à la publication par Albert Camus en septembre 1951 de « Lautréamont et la banalité », qui deviendra peu après un sous-chapitre de L’Homme révolté, un débat très animé a lieu dans l’hebdomadaire culturel Arts, où six textes paraissent successivement, du 12 octobre au 21 décembre 1951.

Les deux premiers textes concernent « Lautréamont et la banalité » : il y a la riposte de Breton intitulée « Sucre jaune », puis une lettre que Camus adresse non pas à Breton mais au rédacteur en chef de l’hebdomadaire, Louis Pauwels. Les quatre derniers textes concernent L’Homme révolté, paru entre-temps : il y a la critique de Breton et du philosophe Aimé Patri, puis la réplique de Camus adressée encore au rédacteur en chef, suivie par l’ultime lettre de Breton. Celle-ci demande finalement à Louis Pauwels de trancher puisque ce dernier a publié le débat. Pauwels rend alors son arbitrage : c’est le sixième texte du débat à propos de L’Homme révolté dans la revue Arts. Le manuscrit autographe en est reproduit ici.

Ce texte s’approche de Breton et s’éloigne de Camus. Il cible particulièrement la « mesure » que préconise avec fermeté, comme une valeur-phare, le dernier des cinq chapitres de l’essai camusien. Selon Pauwels, la « mesure » est l’antithèse de la révolte et vient l’annihiler. En outre, en accommodant révolte et mesure, Camus verse dans la compromission bourgeoise et adhère à la doxa conservatrice (alors qu’en réalité, il est à l’opposé de cette idéologie ; par exemple, il encourage fortement le syndicalisme). [wiki de Sophie Bastien, juin 2017]

 

Bibliography

André Breton (Édition de Marguerite Bonnet avec la collaboration de Philippe Bernier, Marie-Claire Dumas, Étienne-Alain Hubert et José Pierre), « Lettre à Louis Pauwels à propos de L'Homme révolté d'Albert Camus », Alentours II, Œuvres complètes, tome III, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, Gallimard, 1999, p. 1055-1057, notice p. 1453-1454

Creation date21-déc.-51
Bibliographical material

9 pages in-4°

Date of publication printemps 1952
LanguagesFrench
Reference1396000
Breton Auction, 2003Lot 2357
Keywords, , , , ,
CategoriesArchival Documents, Manuscripts, Surrealists Manuscripts, Pamphlets
Set[Revue] Arts
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100926820

L'Homme révolté

Book

Author

Author Albert Camus

Description

Essai d'Albert Camus paru chez Gallimard en 1951.

Édition originale ; exemplaire du service de presse. 

Envoi autographe signé d'Albert Camus : « À André Breton, à titre documentaire et malgré tout, Albert Camus. » [catalogue de la vente, 2003]

L'Homme révolté paraît en octobre 1951. Cet exemplaire du service de presse contient une dédicace surprenante à première vue. On peut s’interroger sur le sens de l’expression « et malgré tout », qui détonne par rapport à l’amabilité des dédicaces en général. Elle fait sans doute allusion à la polémique qui a cours depuis un mois entre Camus et Breton.

En septembre 1951, Camus a publié un court essai, « Lautréamont et la banalité », qui dévalorise tant les Chants de Maldoror que les Poésies. Breton, dont le premier Manifeste présentait déjà Isidore Ducasse comme un précurseur du surréalisme et citait ses images poétiques en exemple, en est outré. Il riposte par un article au titre ducassien, « Sucre jaune », qui formule avec fiel de sévères reproches à l’endroit de Camus. Celui-ci réagit à cette diatribe par une lettre traversée de part en part d’émotivité, qui dénonce chez Breton l’absence de discernement et l’attitude péremptoire. C’est dans ce contexte fiévreux de querelle que paraît L’Homme révolté, dont « Lautréamont et la banalité » est devenu un sous-chapitre. Camus espère qu’en lisant l’ensemble de l’ouvrage, Breton comprendra mieux son point de vue – d’où le syntagme « à titre documentaire » dans la dédicace. [wiki de Sophie Bastien, juin 2017]

 

Table of Contents

I. l'homme révolté

II. la révolte métaphysique

III. la révolte historique

IV. révolte et art

V. la pensée de midi

 

Notice Sudoc

Bibliographical material

Paris, Gallimard, 1951. In-12, broché.

Date of publication 1951
Publicationfirst publication
LanguagesFrench
Size19,00 cm
Number of pages382
PublisherGallimard, Paris
Reference6196000
Breton Auction, 2003Lot 273
Keywords, , ,
CategoriesBooks, poems, fiction, non-fiction
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100095431

Description

Manuscrit autographe signé de Jean Schuster daté de 1952 et relatif à Albert Camus et à L'Homme révolté.

C'est un véritable tir groupé qui accueille la parution de L'Homme révolté de Camus. Autour de Péret, tous les jeunes surréalistes y vont de leur article : José Pierre, Gérard Legrand, Jean-Louis Bédouin... et ici Jean Schuster, qui donne avec « Le laquais du conformisme » un texte très violent, qui tente de montrer que Camus « essaie de rénover, par endroits, le vocabulaire chrétien » - en d'autres termes que sa révolte est non seulement conformiste, mais qu'elle cache un fatalisme. [site Atelier André Breton, 2005]

Manuscrit autographe signé, sd [1952].
- 9 pages in-4° foliotées, manuscrit autographe, titré et signé par Jean Schuster de ce texte critique relatif à la parution de L'Homme révolté d'Albert Camus : « Grâce à certaine loi bien connue en psychanalyse, ils (les juges) trouveront quelque héritier, romancier de préférence et jouissant d'une notoriété d'impartiale clairvoyance qui se donnera pour but de légitimer les actes de révolte. » [catalogue de la vente, 2003]

Cet article de Jean Schuster fait partie des cinq articles que rassemble Benjamin Péret en juin 1952 dans Révolte sur mesure, le numéro de revue consacré à L’Homme révolté ; il s’y trouve aux pages 41-49 (voir le site Mélusine). À l’instar d’André Breton puis de Louis Pauwels, Schuster affirme que la révolte chez Camus n’est que fausse puisque teintée de « mesure ». Cependant, elle est peut-être moins embourgeoisée, comme le croit Louis Pauwels, que contaminée de christianisme – d’où l’emploi ironique de « la grâce » dans le titre de Schuster. Comme ses collègues Benjamin Péret et Adrien Dax, Schuster fait usage de l’insulte. Il désigne notamment Camus par cette périphrase condescendante : « le laquais du conformisme », qui implique la bassesse et la servilité de l’intéressé. [wiki de Sophie Bastien, 2017]

La Rue, numéro publié en ligne sur Mélusine

La polémique Breton-Camus au sujet de L’Homme révolté a fait long feu. Elle s'était poursuivie dans plusieurs livraisons de l’hebdomadaire Arts à partir du 12 octobre 1951. Mais ce que l’on connait moins, c’est ce numéro spécial du périodique La Rue, confié aux surréalistes, réfutant les arguments d’Albert Camus sur la révolte, notamment à propos de Lautréamont. Il a été scanné en mode image par Lucrezia Mazzei, doctorante à l’Université de Bari (où elle prépare une thèse, sous la direction de M. le Professeur Bruno Pompili, sur le Surréalisme de la seconde après-guerre mondiale), mis en mode texte par Henri Béhar, et révisé par leurs soins conjoints.

Mise en ligne : Sophie Béhar
Éditeur responsable : Henri Béhar

 

Révolte sur mesure, PDF

Malgré quelques coquilles, une ressource utile à qui s'intéresse à l'affaire Camus.

Date of publication 1952
LanguagesFrench
Reference1399000
Breton Auction, 2003Lot 2359
Keywords, ,
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100086110

Description

Manuscrit autographe signé de Gérard Legrand, daté de 1952, relatif à Albert Camus et à L'Homme révolté.

C'est Gérard Legrand qui s'attaque cette fois-ci au Camus de L'Homme révolté, avec ce « Mesure pour rien » qui tente de montrer l'inanité des fondements métaphysiques sur lesquels Camus fait reposer sa révolte. Citant Sade, il attaque aussi le christianisme d'un Klossowski, qui avait tenté dans Sade, mon prochain une lecture métaphysique du divin marquis. La révolte n'a rien à voir avec la métaphysique : ainsi pourrait-on résumer l'esprit de ce texte. [site Atelier André Breton, 2005]

 

Manuscrit autographe signé, sd [1952].
- 12 pages in-4°, manuscrit autographe titré et signé à l'encre sur papier jonquille de ce texte critique relatif entre autres aux jugements d'Albert Camus dans L'Homme révolté concernant le Marquis de Sade.
« De toute évidence, Albert Camus ne connaît guère l'œuvre de Sade que par l'entreprise d'annexion du chrétien Klossowski, Sade qu'il traite d'ailleurs (p. 60) de souteneur et de "cynique en politique" Est-il besoin de répéter que les "contradictions successives" qu'il se plaît à relever dans une œuvre essentiellement volcanique sont d'abord le fruit des persécutions dont Sade fut victime ? » [catalogue de la vente, 2003]

Cet article de Gérard Legrand se joint à quatre autres que rassemble Benjamin Péret en juin 1952 dans Révolte sur mesure, le numéro de revue consacré à L’Homme révolté ; il s’y trouve aux pages 9-25 (voir Mélusine surréalisme). Le titre de Legrand s’en prend à la notion camusienne de « mesure », de limite, et en postule, en quelque sorte, l’irrémédiable nullité. Ce reproche devient un consensus qui s’établit dans le groupe surréaliste : on le retrouve aussi chez André Breton et chez Jean Schuster, de même que chez Louis Pauwels qui s’exprime toutefois plus doucement. Selon l’article de Legrand, les pages de L’Homme révolté où il est question de Sade, l’un des ancêtres du surréalisme, sont carrément irrecevables ; c’est également une opinion que Breton a déjà formulée. Par ailleurs, la révolte chez Camus se révèle métaphysique, en dernière analyse : c’est une autre raison pour Legrand d’affirmer que L’Homme révolté fait fausse route. [wiki de Sophie Bastien, juin 2017]

 

La Rue, numéro publié en ligne sur Mélusine

La polémique Breton-Camus au sujet de L’Homme révolté a fait long feu. Elle s'était poursuivie dans plusieurs livraisons de l’hebdomadaire Arts à partir du 12 octobre 1951. Mais ce que l’on connait moins, c’est ce numéro spécial du périodique La Rue, confié aux surréalistes, réfutant les arguments d’Albert Camus sur la révolte, notamment à propos de Lautréamont. Il a été scanné en mode image par Lucrezia Mazzei, doctorante à l’Université de Bari (où elle prépare une thèse, sous la direction de M. le Professeur Bruno Pompili, sur le Surréalisme de la seconde après-guerre mondiale), mis en mode texte par Henri Béhar, et révisé par leurs soins conjoints.

Mise en ligne : Sophie Béhar
Éditeur responsable : Henri Béhar

 

Révolte sur mesure, PDF

Malgré quelques coquilles, une ressource utile à qui s'intéresse à l'affaire Camus.

Creation date1952
LanguagesFrench
Reference1397000
Breton Auction, 2003Lot 2355
Keywords, ,
CategoriesArchival Documents, Manuscripts, Surrealists Manuscripts, Pamphlets
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100467560

Description

Manuscrit autographe signé de Jean–Louis Bédouin, intitulé « Poudre aux yeux », daté de 1952 et relatif à Albert Camus et à L'Homme révolté.

Placé sous le signe de Benjamin Péret, ce texte de Jean-Louis Bédouin intitulé « Poudre aux yeux » s'attaque à L'Homme révolté de Camus, paru quelques mois auparavant (nous sommes en 1952) et auquel le groupe consacre un volume de critiques. Bédouin attaque franchement sur le thème de la métaphysique, comme les autres surréalistes : « Il n'y a métaphysique qui tienne ». Et d'accuser Camus de penser en termes de rédemption, non de révolution. [site Atelier André Breton, 2005]

Manuscrit autographe signé, 1952.
- 9 pages in-4° foliotées, manuscrit autographe titré et signé par Jean-Louis Bédouin, avec quelques ratures et corrections, de ce texte critique relatif à L'Homme révolté d'Albert Camus :
« Pour être, la révolte n'a que faire des raisons d'être, la vie n'a que faire des raisons de vivre, l'amour n'a que faire d'impensables raisons d'aimer. » [catalogue de la vente, 2003]

Cet article de Jean-Louis Bédouin fait partie des cinq articles que rassemble Benjamin Péret en juin 1952 dans Révolte sur mesure, le numéro de revue consacré à L’Homme révolté ; il s’y trouve aux pages 77-84 (voir Mélusine surréalisme). Par son titre, Bédouin sous-entend que L’Homme révolté jette de la poudre aux yeux, cherche à éblouir mais par des balivernes. Et dans le corps de son texte, il attaque le penchant métaphysique, voire spirituel, de Camus. Pour lui, la révolte répond à un instinct, une pulsion, un besoin viscéral ; chercher sa justification philosophique n’est qu’une erreur. [wiki de Sophie Bastien, juin 2017]

 

La Rue, numéro publié en ligne sur Mélusine

La polémique Breton-Camus au sujet de L’Homme révolté a fait long feu. Elle s'était poursuivie dans plusieurs livraisons de l’hebdomadaire Arts à partir du 12 octobre 1951. Mais ce que l’on connait moins, c’est ce numéro spécial du périodique La Rue, confié aux surréalistes, réfutant les arguments d’Albert Camus sur la révolte, notamment à propos de Lautréamont. Il a été scanné en mode image par Lucrezia Mazzei, doctorante à l’Université de Bari (où elle prépare une thèse, sous la direction de M. le Professeur Bruno Pompili, sur le Surréalisme de la seconde après-guerre mondiale), mis en mode texte par Henri Béhar, et révisé par leurs soins conjoints.

Mise en ligne : Sophie Béhar
Éditeur responsable : Henri Béhar

Creation date1952
Bibliographical material

Manuscrit autographe signé

LanguagesFrench
Physical description

9 pages in-4°

Reference1400000
Breton Auction, 2003Lot 2341
Keywords, , , , ,
CategoriesArchival Documents, Manuscripts, Surrealists Manuscripts, Pamphlets
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100265070

Description

Manuscrit autographe signé de Benjamin Péret, intitulé « Le Révolté du dimanche », daté de mai 1952 et relatif à Albert Camus et à L'Homme révolté.

Mai 1952 ; suite à la parution de L'Homme révolté d'Albert Camus, les surréalistes lancent un volume de réflexions critiques qui révèle vite une opposition décidée à la façon dont Camus, qui bénéficie pourtant au départ d'une bonne image dans le groupe, s'est approprié le concept de révolte. Péret l'accuse dans ce texte intitulé « Le révolté du dimanche » de « jouer » ou de « jongler » avec la révolte, qu'on ne saurait séparer, contrairement à ce que dit Camus, de la révolution. [site Atelier André Breton, 2005]

Manuscrit autographe signé, mai 1952.
7 pages et demie in-4° foliotées, manuscrit autographe d'une écriture serrée, daté, titré et signé par Benjamin Péret, texte critique relatif à Albert Camus et à L'Homme révolté :

« L'ouvrage de Camus vise, en effet, à embrasser la révolte sous tous ses aspects, dans toutes ses expressions et dans toutes ses conséquences. L'entreprise est des plus ambitieuses et suppose sur le plan social une étude approfondie de toutes les formes de révolte et des conceptions révolutionnaires qu'elles ont engendrées. Camus a-t-il fait cette étude ?

» ... En l'occurrence, il semble que la Sociologie du communisme de Jules Monnerot, ait été largement mise à contribution... On remarquera sans peine la similitude des deux textes et des idées qu'ils expriment. La différence notable qu'il présente cependant réside en ce que Monnerot critique Marx après l'avoir étudié, tandis que Camus ignore Marx, mais extrait de Monnerot ce qui sert à sa polémique contre Marx. Il importe, en passant de répondre à Monnerot et par là même à Camus, que l'histoire des hommes a été et reste dans une large mesure l'histoire de leurs luttes de classes sur le plan social. » [catalogue de la vente, 2003]

L’Homme révolté, l’essai volumineux d’Albert Camus qui analyse différentes formes de révolte rencontrées dans l'Histoire, paraît le 18 octobre 1951. La version camusienne des notions de révolte et de révolution qui y est exposée est inacceptable, aux yeux des surréalistes. Par réaction, cinq d’entre eux écrivent chacun un article pour constituer un numéro spécial de la revue La Rue, numéro qui paraît en juin 1952 et dont le titre est déjà une attaque cynique à la notion de mesure développée dans L’Homme révolté : Révolte sur mesure. On en trouve l’intégralité sur le site Mélusine, tandis que le manuscrit autographe de chaque article est reproduit à même le site André Breton. Benjamin Péret se trouve à la tête du quintet ; et son article, aux pages 53-74 de Révolte sur mesure.

Sarcastique, le titre qu’il choisit – « Le révolté du dimanche » – désigne Camus comme si celui-ci abordait le thème de la révolte avec la maladresse d’un novice. Conséquemment, l’article dénonce sa faiblesse intellectuelle et ses connaissances gravement lacunaires. L’Homme révolté s’est pourtant donné un mandat extrêmement ambitieux ; il aurait nécessité au préalable une étude exhaustive de la révolte dans l’histoire sociale, mais Camus ne s’est même pas donné la peine de faire cette étude. C’est pourquoi il plagie le sociologue Jules Monnerot, ce qui lui permet de critiquer Marx sans l’avoir lu – négligence impardonnable entre toutes, selon Péret. De plus, il ampute la révolte de sa pleine signification en refusant la révolution dont elle ne peut se passer. [wiki de Sophie Bastien, 2017]

 

La Rue, numéro publié en ligne sur Mélusine

La polémique Breton-Camus au sujet de L’Homme révolté a fait long feu. Elle s'était poursuivie dans plusieurs livraisons de l’hebdomadaire Arts à partir du 12 octobre 1951. Mais ce que l’on connait moins, c’est ce numéro spécial du périodique La Rue, confié aux surréalistes, réfutant les arguments d’Albert Camus sur la révolte, notamment à propos de Lautréamont. Il a été scanné en mode image par Lucrezia Mazzei, doctorante à l’Université de Bari (où elle prépare une thèse, sous la direction de M. le Professeur Bruno Pompili, sur le Surréalisme de la seconde après-guerre mondiale), mis en mode texte par Henri Béhar, et révisé par leurs soins conjoints.

Mise en ligne : Sophie Béhar
Éditeur responsable : Henri Béhar

 

Révolte sur mesure, PDF

Malgré quelques coquilles, une ressource utile à qui s'intéresse à l'affaire Camus.

Creation datemai-52
Bibliographical materialManuscrit autographe signé, mai 1952.
Date of publication 1952
LanguagesFrench
Library

Bibliothèque municipale de Nantes : Ms 3480

Reference1395000
Breton Auction, 2003Lot 2358
Keywords, , ,
CategoriesArchival Documents, Manuscripts, Surrealists Manuscripts, Pamphlets
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100312300

Description

Manuscrit autographe signé d'Adrien Dax daté du 21 janvier 1952 et relatif à Albert Camus et à L'Homme révolté.

Suite à la parution de L'Homme révolté d'Albert Camus, les surréalistes lancent un volume de réflexions critiques qui s'attaque aussi bien au refus de la révolution chez Camus qu'à la dimension métaphysique de sa conception de la révolte. Adrien Dax, ici, donne avec ces « Vessies et lanternes de la révolte » une réflexion sur les relations entre la révolte et l'art. [site Atelier André Breton, 2005]

Manuscrit autographe signé, 21 janvier 1952.
- 9 pages in-4° foliotées, manuscrit autographe titré, daté et signé à l'encre par Adrien Dax de ce texte de critique relatif à la parution de L'Homme révolté d'Albert Camus.
« On comprend qu'après ce déploiement de pompes funèbres Camus ne tarde pas à obliquer vers la fiction romanesque où, incontestablement, il est plus à son aise. Ici, les mensonges de l'art sont permis et il est admis que ce qui n'a pas été vécu peut toujours se raconter. » [catalogue de la vente, 2003]

Cet article d’Adrien Dax s’ajoute à quatre autres que rassemble Benjamin Péret en juin 1952 dans Révolte sur mesure, le numéro de revue consacré à L’Homme révolté ; il s’y trouve aux pages 29-38 (voir Mélusine). Le titre de l’article emprunte déjà une tournure caustique : en faisant allusion à l’expression « Prendre des vessies pour des lanternes », il sous-entend que Camus se trompe lourdement en matière de révolte tout en se prenant très au sérieux. Quant au corps de l’article, il réfute essentiellement le quatrième des cinq chapitres de L’Homme révolté : « Révolte et art ». Dans une perspective philosophique et esthétique, il s’en prend à la conception camusienne des rapports entre, d’une part, la révolte et la révolution, et, d’autre part, l’art et la poésie. En fin de compte, affirme-t-il, Camus devrait se rabattre sur le genre romanesque, qui lui réussit mieux que l’essai, parce que le mensonge (de la fiction) y est roi et, du coup, pallie l’ignorance… [wiki de Sophie Bastien, juin 2017]

 

La Rue, numéro publié en ligne sur Mélusine

La polémique Breton-Camus au sujet de L’Homme révolté a fait long feu. Elle s'était poursuivie dans plusieurs livraisons de l’hebdomadaire Arts à partir du 12 octobre 1951. Mais ce que l’on connait moins, c’est ce numéro spécial du périodique La Rue, confié aux surréalistes, réfutant les arguments d’Albert Camus sur la révolte, notamment à propos de Lautréamont. Il a été scanné en mode image par Lucrezia Mazzei, doctorante à l’Université de Bari (où elle prépare une thèse, sous la direction de M. le Professeur Bruno Pompili, sur le Surréalisme de la seconde après-guerre mondiale), mis en mode texte par Henri Béhar, et révisé par leurs soins conjoints.

Mise en ligne : Sophie Béhar
Éditeur responsable : Henri Béhar

Révolte sur mesure, PDF

Malgré quelques coquilles, une ressource utile à qui s'intéresse à l'affaire Camus.

Creation date20-janv.-52
Bibliographical material

Ms - 9 pages in-4° - Encre noire

Date of publication 1950
LanguagesFrench
Reference1398000
Breton Auction, 2003Lot 2354
Keywords, ,
CategoriesManuscripts, Surrealists Manuscripts
Permanent linkhttps://www.andrebreton.fr/en/work/56600100221100