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sans titre

Tableau

Auteur

Artiste Wolfgang Paalen

Descriptif

Huile et fumage sur toile de Wolfgang Paalen datée de 1953.

Wolfgang Paalen
« Après avoir pratiqué durant plusieurs années une peinture résolument non figurative, le jeune peintre autrichien Wolfgang Paalen se rallia au surréalisme vers 1935 [...] Il créa en 1938 un nouveau procédé "automatique" connu sous le nom de "fumage", qui consistait à laisser se déposer sur le papier ou sur la toile la suie dégagée par une flamme de bougie pour interpréter ensuite ces dépôts. » Guy Habasque (Paris, Galerie de l'Œil, Minotaure, 1962, s.p.).

« Mais des sombres bois de Silésie une conscience s'est levée, dont l'envergure dépasse, en général, celle de l'artiste et c'est pourquoi le peintre, chez Paalen, se cherche encore ou plutôt persiste à s'éprouver douloureusement sur une route où de moins difficiles se seraient déjà maintes fois trouvés. Il n'y va de moins avec lui que de la volonté de parvenir à la lucidité totale en réalisant l'osmose, non seulement du visible et du visionnaire, mais de tout ce qui couve, plein d'attraits mystérieux, dans les créations de l'art "primitif" [...].
« L'art de Paalen aspire à réaliser la synthèse du mythe en formation et de ceux qui passent pour révolus, à faire sa propre chair de ce mythe même. Entreprise d'illumination totale de la nuit humaine sans cesse retombante, où l'intelligence encyclopédique la plus rare à notre époque s'arme par surcroît de tous les grands éclairs de la passion. Sa peinture a les plumes de l'oiseau merveilleux, aux couleurs vivantes, qui passe dans Les Noces chimiques de Simon Rosenkreuz et a le pouvoir de rendre la vie. » André Breton (Le surréalisme et la peinture, suivi de Genèse et perspective artistiques du surréalisme et de Fragments inédits, New York, Brentano's, 1945, p. 100).

« La pensée de Paalen ne saurait se découvrir aucun antécédent dans le surréalisme. Il faudrait se souvenir du moment que contre toute attente elle a fait surgir dans l'espace - "potence avec paratonnerre" - à la mémoire de Lichtenberg, pour lui trouver beaucoup plus loin quelque analogie avec une autre, d'expression d'ailleurs totalement différente. "L'homme aime la société, disait Lichtenberg, quand bien même ce ne serait que celle de sa chandelle allumée". Paalen a fait mieux encore que spéculer sur la présence et le pouvoir éclairant de cette chandelle. Au trésor méthodique du surréalisme - comment substituer à la perception visuelle l'image intérieure - qui s'est enrichi successivement de l'invention du collage, du rayogramme, du frottage, du décollage, de la décalcomanie spontanée, il a apporté une contribution de premier ordre avec le fumage, boucles à perte de vue de la femme aimée dans les ténèbres. » André Breton (Paris, Galerie Renou et Colle, Exposition Wolfgang Paalen (préface d'André Breton), 1938, s.p.).

Bibliographie

- Andreas Neufert, Wolfgang Paalen. Im Inneren des Wals. Monografie - Schriften - Oeuvrekatalog, Wien, Springer-Verlag, 1999, rep.p. 338, n° 53.39

Date de création1953
Date d'édition1953
Languesfrançais
Notes26,8 x 35 cm (11 3/8 x 13 3/4 in.) - Huile et fumage sur toile
Vente Breton 2003Lot 4391
Mots-cléspeinture, écriture automatique
CatégoriesTableaux
Permalinkhttp://www.andrebreton.fr/work/56600100993530