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Catastrophe inaugurale

La Connerie [biffé] la Résonnance [sic] chronique

Manuscrit

Auteur

Auteurs Pierre Picon, Jean Carrive
Personnes citées Léonce Jain, Pozzi, André Breton, Robert Desnos, Paul Éluard, Philippe Soupault, Max Jacob

Descriptif

Cahier manuscrit de Jean Carrive de 111 pages dédié à André Breton.

Jean Carrive, ou Pierre Picon ? Le titre du dossier, de la main de Breton, mêle les deux noms ; qui s'aventure à l'intérieur comprend vite que l'ensemble des textes est de Carrive, quelques feuillets seulement, à en croire une note manuscrite de Carrive glissée dans le dossier, étant « attribués à Picon pour voir la gueule des gens » (ces feuillets étaient destinés à une publication dans la Revue européenne de novembre 1924). Pour l'essentiel, il s'agit ici de textes automatiques, à quoi s'ajoute un fragment de journal de 1922 « recopié en juin 1924 ». L'ensemble paraît avoir été écrit au début des années 1920. On notera que le jeu des dédicaces et des épigraphes installe clairement Breton, et dans une moindre mesure Éluard, à la tête d'un mouvement voué, pour les autres, à l'échange d'identités. On attribue ses textes à un autre, on note leur ressemblance avec « ceux de Soupault ». Et telle est en effet l'écriture automatique qu'elle tend à gommer les différences, le style. De la « littérature », il en reste pourtant dans ces textes, ne serait-ce que dans l'appareil de titres et de dédicaces qui viennent les inscrire dans une tradition, les situer dans une perspective. Il en subsiste aussi dans le vocabulaire choisi, dont quelques termes comme l'« azur » conservent même une couleur symboliste.

Manuscrit autographe signé
- Manuscrit autographe de Jean Carrive dans un cahier d'écolier, signé sur la couverture et dédié à André Breton. Il s'agit d'un journal mêlant les souvenirs et les anecdotes oniriques (111 pages in-8° à l'encre):
« Il faut que je porte cette lettre à Desnos. La route. Oh ! quelle blague oh ! quelle est longue. Elle est blanche et se perd là bas modulant des usines. Je pédalais, j'étais glacé. Ciel changeant un panneau de soie musicien barrait ma route... C'était une porte noire. Une plaque de cuivre était sur la serrure. Je frappai. Instantanément la porte s'ouvrit. Il faisait clair. On était de plain-pied dans une chambre tapissée de cercles de barrique. Étrange ensemble. Étrange me semble-t-il. Je reconnais mon médecin, Picabia et un petit plâtre sans valeur du docteur Pozzi. »

Date de créationmars-23
Languesfrançais
NotesMs - chemise et feuilles de cahier
Vente Breton 2003Lot 2050
Mots-clés,
CatégoriesManuscrits des membres du groupe
Série[Manuscrits] Jean Carrive [Pierre Picon]
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100970490