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Descriptif

C'est en décembre 1961 que Breton rencontre le peintre cubain Camacho, arrivé à Paris en décembre 1959 et dont il avait refusé, ne le connaissant pas, de préfacer l'exposition organisée par Robert Cordier en 1960. « Brousse au devant de Camacho », en avril 1964, vient donc combler une attente. Breton y salue la dimension révolutionnaire d'une œuvre en plein accord avec ce qui est en train de se passer à Cuba - mais Camacho, précise-t-il, n'a pas renoncé à ses « pulsions toutes individuelles ». Le poète note également qu'il s'agit là de ce que l'on nomme par convention de la « belle peinture », une forme d'art à laquelle le surréalisme n'est donc pas indifférent, contrairement à ce que l'on peut entendre. Le texte sert de préface à l'exposition de la galerie Mathias Fels, du 8 au 31 mai 1964 ; il sera repris l'année suivante dans Le Surréalisme et la peinture.

Manuscrit autographe signé, Paris, 11 avril 1964
2 pages in-4°, manuscrit de premier jet, titré et signé à l'encre par Breton, du premier jet de ce texte au verso d'un papier à en-tête de la Galerie La Dragonne, consacré au peintre Jorge Camacho
... «Ainsi en va-t-il, au plus près de vous, de la révolution cubaine, poignante comme au premier jour et que nous saluons sans réserve. Telle est la toile de fond sur laquelle se détache... Jorge Camacho. Certes, nul plus que lui n'a eu souci de préciser sa position tant morale que sociale dans la lutte actuelle: il n'est que de ce souvenir de sa très active participation à l'opération dite de l'"Abattoir" lors de la 3e Biennale de Paris (octobre 1963) qui s'ouvrait par un "Manifeste pour les Morts otages" on ne peut plus explicite. Toutefois, dans cette lutte, il a toujours pris garde à ne pas laisser s'aliéner ses plus profondes pulsions tout individuelles, compromettre les ressources qui lui sont échues en propre, nous priver de la révélation de ce qu'il porte d'unique en lui. C'est en sacrifiant sans le moindre hiatus à cette double exigence que Jorge Camacho se qualifie hautement en tant qu'artiste surréaliste... Nul aujourd'hui mieux que Camacho ne fait mentir l'assertion selon laquelle la peinture surréaliste "semble se soucier rarement de la belle peinture"»...
Réédition de "Le Surréalisme et la peinture", Gallimard, 1965.

Date de création11-avr.-64
Languesfrançais
NotesMs - encre bleue
Référence710000
Mots-clés
Série[Manuscrits d'AB] Manuscrits 1958-1966
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100626200

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

La femme de nuit

-
Jorge Camacho

Huile sur toile datée de 1964, présentée à la Galerie Mathias Fels la même année et offerte à André Breton par l'artiste.
Une image, une notice descriptive, une bibliographie, une exposition.