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Portrait d'Apollinaire

Arts Graphiques

Auteur

Artiste André Breton

Descriptif

Frottage au crayon sur papier blanc de 1949 représentant Appolinaire.

Titré, signé et daté au crayon au dos, en bas, à gauche : Portrait d'Apollinaire/André/19 mars 1949.

Dessins d'André Breton
« Qu'est-ce le jeu ? C'est peindre, c'est écrire, c'est faire de la poésie. Quand tu es seul, toi, devant la table, pour écrire, tu te mets à jouer avec toi-même. » Jacques Hérold (In « Alain Jouffroy, Les jeux surréalistes (entretien avec Jacques Hérold) », In : XXe siècle, Le surréalisme I, nouvelle série, XXXVI année, n° 42, juin 1974, p. 151).

« Comme je l'observais à l'occasion d'une des premières expositions internationales du surréalisme, celle de Copenhague en 1935, "la peinture, jusqu'à ces dernières années, s'était presque uniquement préoccupée d'exprimer les rapports manifestes qui existent entre la perception extérieure et le moi. L'expression de cette relation s'est montrée de moins en moins suffisante, de plus en plus décevante". À force de prendre appui sur les structures du monde matériel, elle prêtait à accorder à telles d'entre-elles un intérêt démesuré cependant qu'encore une fois, l'évolution des modes mécaniques de figuration frappait d'inanité bon nombre de ses prétentions. Dans ces conditions les surréalistes estimèrent que "le seul domaine exploitable pour l'artiste devenait celui de la représentation mentale pure, tel qu'il s'étend au-delà de celui de la perception vraie". L'important, ajoutais-je alors, est que l'appel à la représentation mentale fournit, comme a dit Freud, "des sensations en rapport avec des processus se déroulant dans les couches les plus diverses, voire les plus profondes, de l'appareil psychique". En art la recherche de ces sensations travaille à l'abolition du moi dans le soi...
« Au sein du surréalisme, par définition l'artiste a joui d'une totale liberté d'inspiration et de technique... Ce qui en toute rigueur qualifie l'œuvre surréaliste, quel que soit l'aspect qu'elle puisse présenter, c'est l'intention et la volonté de se soustraire à l'empire du monde physique (qui en tenant l'homme prisonnier de ses apparences a si longtemps tyrannisé l'art) pour atteindre le champ psychophysique total (dont le champ de conscience n'est qu'une faible partie). L'unité de conception surréaliste, qui prend valeur de critérium, ne saurait être recherchée dans les "voies" suivies qui peuvent différer du tout au tout. Elle réside dans la profonde communauté de but : parvenir aux terres du désir que tout, de notre temps, conspire à voiler et les prospecter en tous sens jusqu'à ce qu'elles livrent le secret de "changer la vie". » André Breton (Sarrebruck, Mission diplomatique française en Sarre, Peinture surréaliste en Europe (préface d'André Breton), 1952, pp. 5-6).

Bibliographie

- Octavio Paz (préface de), Jean-Michel Goutier (choix des textes et catalogue établi par), André Breton, Je vois, j'imagine, Paris, Gallimard, 1991, rep.p. 85, n° 52

Date de création1949
Date d'édition1949
Languesfrançais
NotesFrottage au crayon sur papier blanc (10 5/8 x 8 1/4 in.)
Bibliothèque

Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris : BRT OA 220

Dimensions21,00 x 26,90 cm
Crédit© ADAGP, Paris, 2005.
RéférenceLOT_4145
Mots-clésarts graphiques, portraits, surréalisme
CatégoriesBibliothèque littéraire Jacques-Doucet, Œuvres graphiques, Œuvres plastiques d'André Breton
Série[Manuscrits d'AB] classeur Dessins d'André Breton
Permalinkhttp://www.andrebreton.fr/work/56600100432460