La Collection

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Ex-voto (?), 3 femmes

Sculpture

Descriptif

Linteau cintré sculpté de trois têtes de femmes méduses aux mamelles pendantes, séparées par deux mains inversées.
Marbre.
23,5 x 45 x 4,5 cm

© DR Georges Meguerditchian, centre Pompidou, Mnam.

Date de création4e quart du XIXe siècle ?
Languesfrançais
NotesMarbre
Provenancesl
Lieu d'origine
Musée

Musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris : AM 2003-3(233)

Modalité d'entrée dans les collections publiquesMusée national d'Art moderne, Centre Pompidou, dation André Breton, 2003
Dimensions23,50 x 45,00 x 4,50 cm
RéférenceDation_233
Mots-clés, , ,
CatégoriesMNAM, centre Pompidou, Objets usuels
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100744130

Aberrations

Quatre essais sur la légende des formes

Livre

Auteur

Auteur Jurgis Baltrusaitis

Descriptif

Essais de Jurgis Baltrusaitis publiés en 1957 aux Éditions Olivier Perrin à Paris.

Éditon originale illustrée de reproduction en noir.

Envoi autographe signé de l’auteur à André Breton : « Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit où le réel et l’imaginaire cessent d’être perçus contradictoirement. À André Breton, hommage de l’auteur, Jurgis Baltrusaitis » [catalogue de la vente 2003]

 

Table des matières

  1. Physiognomonie animale
  2. Pierres images
  3. Le Roman de l’architecture gothique
  4. Jardins et pays d’illusion.

 

Notice Sudoc

Notes bibliographiques

Paris, Olivier Perrin, 1957. In-4°. Couverture toilée de l'édition, jaquette illustrée. 

Date d'édition1957
Éditionédition originale
Languesfrançais
Dimensions28,00 cm
IllustrationsReproductions en noir
Nombre de pages134
ÉditeurOlivier Perrin, Paris
Référence8618000
Vente Breton 2003Lot 391
Mots-clés, , ,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes, Pièces, poésies, romans, essais
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100830221

Abstract and surrealist art in America

Livre

Auteur

Auteur Sidney Janis
Notice rédigée par Claude Oterelo

Descriptif

Livre sur l'art de Sidney Janis publié en 1944 aux Éditions Reynal and Hitchcock et accompagné d'un envoi de l'auteur.

Édition originale comportant de nombreuses reproductions en noir et en couleurs.

Envoi autographe signé de Sidney Janis à André Breton, en anglais : « For André Breton, In admiration and friendship and in homage to your great leading (reading ?) spirit. Sidney Janis. Dec. 1944. »

Date de création1944
Notes bibliographiquesNew York, Reynal and Hitchcock, 1944. In-4°. Couverture toilé de l'édition, jaquette imprimée.
Date d'édition1944
Éditionédition originale
Languesfrançais
Dimensions22,00 x 28,00 x 1,00 cm
Nombre de pages146
Éditeur d'origineReynal and Hitchcock
Date d'édition en langue originale1944
Vente Breton 2003Lot 1554
Mots-clés, ,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100704521
1 Commentaire
 

Il me semble que c'est bien "leading", les "r" de Janis sont tout à fait différents des "l". Et ça a plus de sens. Simple avis !

Françoise Levaillant

27/04/2013

African Sculpture

Avec photographies de l'auteur

Livre

Auteur

Auteur Ladislas Segy

Descriptif

Livre de Ladislas Segy sur la sculpture africaine publié en 1958 à New York et qui contient des photographies prises par l'auteur.

Date de création1958
Notes bibliographiquesNew York, Dover Publications, 1958.
Date d'édition1958
Languesfrançais
Dimensions18,00 x 23,00 x 1,00 cm
Nombre de pages34
ÉditeurDover Publications, New York
Date d'édition en langue originale1958
Vente Breton 2003Lot 6045
Mots-clés,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100799430

Afrique, Océanie, Amérique

Collection Fénéon

Livre

Auteur

Auteurs André Portier, Charles Ratton, Alphonse Bellier, Hôtel des Ventes Drouot

Descriptif

Catalogue édité à l'occasion d'une vente aux enchères d'objets d'Afrique, d'Océanie et d'Amérique de la collection Fénéon les 11 et 13 juin 1947 à l'hôtel Drouot.

3e vente de la collection Fénéon qui comprenait dans les 1ère, 2e et 4e ventes les catalogues suivants :
1. Tableaux modernes, dessins, aquarelles, gouaches, pastels, céramiques : Première vente à Paris, hôtel Drouot, le 30 Avril 1947.
2. Tableaux modernes. Dessins. Aquarelles. Gouaches. Pastels... Les poseuses. Trois œuvres importantes par Seurat... 2e vente : [vente] 30 Mai 1947.
4. Tableaux modernes, dessins, aquarelles, gouaches, estampes, lithographies... : Quatrième Vente à Paris, Hôtel Drouot, le 9 Juillet 1947.

« Collection Fénéon. 3e vente : sculptures de l'Afrique noire et de la Mélanésie ... / Com. pris. : A. Bellier ; experts : C. Ratton et A. et G. Portier. »

Un exemplaire du catalogue

Cet exemplaire, qui n'est pas celui de Breton, est conservé à la bibliothèque Forney.

Date de création11 et 13 juin 1947
Notes bibliographiquesParis, Vente Hôtel Drouot, 1947.
Date d'édition1947
Éditionédition originale
Languesfrançais
Provenanceancienne collection de Félix Fénéon
Dimensions20,00 x 27,00 x 1,00 cm
Nombre de pages30
ÉditeurHôtel Drouot, Paris
Vente Breton 2003Lot 6081
Mots-clés, , , ,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
SérieCatalogues de vente
ExpositionVentes Hôtel Drouot 1917 - 1966
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100571610
Lieu(x) d'exposition (galerie(s) ou salle(s) des ventes) (1)

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Collection Fénéon

-
Alphonse Bellier, André Portier, Charles Ratton

-
Catalogue de la vente d'objets d'Afrique, d'Océanie et d'Amérique de la collection Fénéon les 11 et 13 juin 1947 à l'Hôtel Drouot de Paris.
Deux images, une notice descriptive.

Catalogues de vente

Alberto Giacometti

Livre

Auteur

Auteur non identifié
Introduction de Jean-Paul Sartre
Texte de Alberto Giacometti

Date d'édition1948
Éditionédition originale
Languesfrançais
ÉditeurPierre Matisse Gallery, New York
Date d'édition en langue originale1948
Référence8287000
Vente Breton 2003Lot 596
Mots-clés, ,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100002081

Alberto Giacometti

Livre

Auteur

Artiste Alberto Giacometti

Descriptif

Catalogue de l'exposition Alberto Giacometti organisée par la galerie Art of this Century, à New York, du 10 février au 10 mars 1945.

Cette collection de préfaces et de cartons d'invitation à des vernissages constitue une manière de promenade dans le jardin secret de Breton, celui-là même qu'il ouvrira aux visiteurs dans l'édition définitive du Surréalisme et la peinture. Nombre des peintres présents ici ont effet eu droit à quelques pages, et on notera en particulier la présence dans cette petite collection des cartons comportant les textes de Breton sur Lam (46), Defize, Max Ernst, Toyen (« Les sept épées hors du fourreau » : sept textes signés de différents surréalistes dont Breton), Yahne Le Toumelin... Les textes écrits pour l'exposition consacrée à Germain Nouveau et la vente Lise Deharme sont également présents. [site Atelier André Breton, 2005]

Alberto Giacometti, New York, Art of this century, double feuillets in-8°, reproductions. [catalogue de la vente, 2003]

Notice Worldcat

Notes bibliographiques

New York, Art of this century, double feuillets in-8°, reproductions.

Date d'édition10/02/1945
Éditionédition originale
Languesanglais
Nombre de pages4
ÉditeurSans éditeur
Référence1517000
Vente Breton 2003Lot 238
Mots-clés, ,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
ExpositionAlberto Giacometti
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600101000313

Album photo de travail pour _la Révolution Surréaliste_

Arp, Braque et Picasso

Photographie

Auteur

Personnes citées Georges Braque, Jean ou Hans Arp, Pablo Picasso
Photographe Daniel-Henry Kahnweiler, L. J. Lemaire, Auteurs divers

Descriptif

Quarante-sept photographies prises vers 1929 ayant été utilisées pour la Révolution Surréaliste.

Quarante-sept tirages.
Album contenant vingt-deux photographies d'œuvres de Arp et vingt-cinq de Braque et Picasso. Diverses annotations manuscrites dont certaines d'André Breton au dos de plusieurs images et divers tampons dont la Galerie Simon et la Galerie Kahnweiler avec un numéro d'archive pour la Galerie Kahnweiler (images du dos manquantes). [catalogue de la vente, 2003]

 

Date de créationvers 1929
Languesfrançais
Crédit© ADAGP, Paris, 2005.
Référence14336000
Vente Breton 2003Lot 5499
Mots-clés, , , , ,
Catégories[Photos] 1924-1930
Série[Revue] La Révolution surréaliste
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100897850

Amulette ?

Alaska, Canada ou Groenland

Objet divers

Descriptif

Objet inuit situé contre le mur de l'atelier.

Amulette gravée de deux têtes d'ours et d'une tête de phoque ou d'ours. En son milieu, on remarque une perle de verre de couleur bleue.

L'ivoire provient des dents de morse. Les Inuit le préparent et le travaillent d'abord avec des instruments de pierre, puis, à l'arrivée des Européens, avec des outils en fer ou en acier. [site André Breton, Marie Mauzé, 2014]

 

Expositions

- Présentation des collections permanentes : Paris, Musée national d'art moderne, depuis 2003.
- Big Bang [Présentation des collections permanentes] : Paris (France), Musée national d'art moderne, 02 mai 2005-28 février 2006.
- Présentation des collections permanentes (collections modernes) : Paris (France), Musée national d'art moderne, 01 février 2010-01 février 2012.

 

Bibliographie

- Inuk, Inuit : art et tradition chez les Esquimaux d'hier et d'aujourd'hui [exposition] Arras, musée des Beaux-Arts, 12 décembre 1987 - 29 février 1988.
- Franz Boas, Eskimo Story (Written for my Children) : my Arctic Expedition, Connecticut, 2007.

Date de créationsd
Languesfrançais
NotesIvoire, verre, cuir.
20 x 3,7 cm
Provenancesl
Lieu d'origine
Musée

Musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris : AM 2003-3(45)

Modalité d'entrée dans les collections publiquesMusée national d'Art moderne, Centre Pompidou, dation André Breton, 2003
Créditcliché G. Meguerditchian/Centre Pompidou, MNAM-CCI
RéférenceDation_45
Mots-clés, , , ,
CatégoriesAmérique, Côte Nord-Ouest, MNAM, centre Pompidou
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100172680
Lieu d'origine de cet objet (région ou atelier) (1)

Amulette, Ptah

Égypte

Objet divers

Descriptif

Statuette placée contre le mur de l'atelier.

Statuette en céramique, XXe siècle (curios).

Date de création1900-1966
Languesfrançais
NotesFaïence
9 x 2,8 x 2,1 cm
H. avec socle: 10,7 cm
Provenancesl
Lieu d'origine
Musée

Musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris : AM 2003-3(205)

Modalité d'entrée dans les collections publiquesMusée national d'Art moderne, Centre Pompidou, dation André Breton, 2003
Crédit© G. Meguerditchian/Centre Pompidou, MNAM-CCI
RéférenceDation_205
Mots-clés, ,
CatégoriesAfrique, MNAM, centre Pompidou
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100985310

André Breton dans le parc du château Lacoste

Photographie

Auteur

Personnes citées André Breton, Louis Malachier
Photographe Elisa Claro Breton

Descriptif

Portrait photographique d'André Breton dans le parc du château Lacoste en 1948 réalisé par Elisa Breton.

Annotation manuscrite d'André Breton au dos.

Bibliographie

- Sarane Alexandrian, Breton, Paris, Éditions du Seuil, 1971, rep.sp.
- Michel Murat (cahier dirigé par), Marie-Claire Dumas (avec le concours de) Jean-Michel Goutier (Iconographie réunie par), André Breton, Paris Éditions de l'Herne, 1998, rep.n° 24

Date de création1948
Date d'édition1948
Languesfrançais
Notes18,3 x 13 cm (7 3/16 x 5 1/8 in.) - Tirage argentique sur papier
Crédit© Elisa Breton
Vente Breton 2003Lot 5452
Mots-clés, , ,
Catégories[Photos] 1947-1957
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100012090

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

Dans le parc du chateau de La Coste

-
Elisa Claro Breton

Portrait photographique d'André Breton pris par Elisa dans le parc du château de La Coste en 1948.

Une image, une notice descriptive.

2 Commentaires
 

N'est-il pas possible de mentionner qu'à l'arrière-plan de cette photo, on voit une statue du sculpteur naïf Louis Malachier, actif entre 1860 et 1900 à Lacoste, où il possédait un moulin et sculptait pour son plaisir la pierre qu'il trouvait dans les carrières situées en dessous de chez lui? Auteur de près de 200 statues, il fit l'objet d'un chapitre du livre de Gilles Ehrmann, "Les Inspirés et leurs Demeures" en 1962. Ses oeuvres paraissent avoir malheureusement été grandement dispersées, faute d'une reconnaissance suffisante de la part de l'establishment artistique. Breton en posant devant cette statue signifiait implicitement sa déférence envers ce sculpteur autodidacte d'origine populaire, impliquant sa possible reconnaissnce à venir, du fait du retentissement ultérieur de l'épopée surréaliste. Il est donc dommage de ne pas citer le nom de Louis Malachier, dont on commence actuellement, par surcroît, du côté de Lacoste, à ressusciter la mémoire (exposition en 2009).

Bruno Montpied

25/08/2012

Cher Bruno Montpied,
grâce à votre commentaire, le nom de Louis Malachier et quelque 2 tags y référant ont été ajoutés. Vous pouvez ajouter un hyperlien vers les textes qui évoquent le travail de Malachier par l'intermédiaire du wiki, si vous codez un peu.
En vous remerciant,
ck

Webmaster

27/08/2012

André Breton et l'objet de Mimi Parent rue Fontaine

Photographie

Auteur

Personnes citées André Breton, Mimi Parent
Photographe Pierre Argillet

Descriptif

Photographie prise par Pierre Argillet dans l'atelier de la rue Fontaine vers 1960.

Tampon au dos : « Photo Argillet, 2, Rue du 4 septembre. »

Date de créationvers 1960
Date d'édition1960
Languesfrançais
Notes29,7 x 40 cm (11 11/16 x 15 3/4 in.) - Tirage argentique sur papier
Crédit© ADAGP, Paris, 2012.
Vente Breton 2003Lot 5226
Mots-clés, , , ,
Catégories[Photos] 1958-1966
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100623420

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

sans titre

-
Mimi Parent

Boîte servant de présentoir à une poupée Zuni exécutée par Mimi Parent à la demande d'André Breton, sans date.
Deux images, une notice descriptive, une bibliographie, une exposition.

André Breton et Max Ernst

Photographie

Auteur

Personnes citées André Breton, Max Ernst
Photographe Miller (attribué à) Lee

Descriptif

Photographie d'André Breton et Max Ernst vers 1950 attribuée à Lee Miller.

Date de créationvers 1950
Date d'édition1950
Languesfrançais
Notes9,5 x 8,6 cm (3 3/4 x 3 3/8 in.)
Vente Breton 2003Lot 5193
Mots-clés, ,
Catégories[Photos] 1947-1957
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100794150

André Breton et ses objets

Photographie

Auteur

Personne citée André Breton
Photographe Paul Almasy

Descriptif

Douze photographies d'André Breton avec ses objets dans l'atelier de la rue Fontaine en 1962.

Tampon au dos : « Almasy. »

Ci-dessous, des liens vous orientent vers les fiches descriptives des objets reconnus par l'objectif photographique (et l'œil du webmaster).

Date de création1962
Date d'édition1962
Languesfrançais
NotesTirage argentique sur papier
Crédit© ADAGP, Paris, 2012.
Vente Breton 2003Lot 5225
Mots-clés, , , , , , ,
Catégories[Photos] 1958-1966
Série[Photos d'objets] photos d'objets dans l'atelier
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100005050

Notice reliée à :

6 Œuvres
 
False

Agate noire et blanche

-
Pierre placée le long du mur de l'atelier d'André Breton.

False

Heaume Salimboya Zuni

-
Inconnu

Heaume cylindrique en cuir tanné et finement ligaturé, ce masque d'initiation Kôk-kô symbolise un Garde Guerrier chez les Indiens Zuni.

False

Masque Navajo

-
non identifié

-
Masque cagoule Navajo qui représente une divinité masculine. La couleur bleue représente le ciel, les motifs verticaux sur le couvre-nuque, la pluie.
Une image, une notice descriptive, des expositions, une bibliographie.

1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou

False

La reine Victoria

-
Pascal-Désir Maisonneuve

-

Assemblage de coquillages de 1927-1928 par Pascal-Désir Maisonneuve, artiste associé à l'art brut.
Une image, une longue notice descriptive, une bibliographie, des expositions, un musée.

1991, La Beauté convulsive, centre Pompidou

False

Sculpture ou Effigie malanggan

-
Figure pour les rituels funéraires malanggan 19e siècle Nord de l'île de Nouvelle-Irlande, Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Une image, une notice descriptive, un musée, une bibliographie, un lien.

[Photos d'objets] photos d'objets dans l'atelier

False

Tête collée sur galet avec chapeau cylindrique

-
Objet placé le long du mur de l'atelier d'André Breton.

Anthologie des formes inventées

Un demi-siècle de sculpture

Livre

Auteur

Auteur Robert Lebel

Descriptif

 Édition originale tirée sur papier couché, illustrée de reproductions en noir.

Notes bibliographiquesParis, Éd. de la Galerie du Cercle, 1962. In-4°. Couv. toilée de l'édition, jaquette imprimée.
Vente Breton 2003, lot 762.
Date d'édition1962
Éditionédition originale
Languesfrançais
Référence8487000
Mots-clés,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100377941

Antoine Pevsner

Livre

Auteur

Personne citée Antoine Prevsner

Descriptif

 Catalogue de la première exposition des œuvres de Pevsner.
Reproduction d'un télégramme de Marcel Duchamp et nombreuses reproductions d'œuvres de Pevsner sur papier couché.

Notes bibliographiquesParis, René Drouin, 1947. In-4°, couverture rempliée, broché.
Vente Breton 2003, lot 442.
Date d'édition1947
Éditionédition originale
Languesfrançais
ÉditeurRené Drouin, Paris
Date d'édition en langue originale1947
Référence7024000
Mots-clés
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100083881

Art

I. Bilan des arts modernes en France - II. Structure d'un nouvel esprit

Livre

Auteur

Auteur Amédée Ozenfant

Descriptif

Essai publié en 1928 aux éditions Budry, rue du Cherche-midi, à Paris.

Édition originale rare sans mention d'édition de cet ouvrage important, tiré sur papier couché, comportant de nombreuses reproductions et photographies.

Envoi autographe signé d'Ozenfant à André Breton. [catalogue de la vente, 2003]

 

Notice Sudoc

Notes bibliographiquesParis, Jean Budry, 1928. Grand in-8°, couverture illustrée, broché.
Date d'édition1928
Éditionédition originale
Languesfrançais
Dimensions25,00 cm
Illustrationsfrontispice, fac-similé, photographies et illustrations en noir
Nombre de pages316
ÉditeurLibrairie Jean Budry & Cie, Paris
Référence8326000
Vente Breton 2003Lot 957
Mots-clés, , , , , ,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100355781

Un art à l'état brut

Peintures et sculptures des Aborigènes d'Australie

Livre

Auteur

Auteur Karel Kupka
Préface de Alfred Bühler
Texte de André Breton

Descriptif

Ouvrage du peintre et anthropologue Karel Kupka avec un texte d'André Breton intitulé « Main première », édité à Lausanne en 1962.

In-4°. Couverture toilée de l'édition, jaquette illustrée. Édition originale illustrée de reproductions en noir et en couleurs.

Texte d'André Breton, « Main première », et préface d'Alfred Bühler.

Main première
« L'œil non prévenu, je veux dire non instruit de ce qu'il va voir, mais aussi non faussé par la "façon de voir" qui, en Occident, lui est impartie depuis des siècles, se laissera-t-il errer sur ces écorces peintes tombées devant lui des lointains de la Terre d'Arnhem, qu'il trouvera son bien, tout d'abord, dans leur exemplaire harmonie. Bien avant de pénétrer les intentions qui y président, il s'enchantera de l'accord privilégié qui englobe leurs éléments constitutifs. Leur texture, qui va du plus souple au plus serré, épouse si parfaitement la gamme de couleurs réduite et pourtant si riche dont elles disposent que le plaisir immédiat qu'elles procurent tend à se confondre avec celui que dispensent les coquillages de là-bas - cônes, volutes et autres - fascinants entre tous. Elles semblent leur emprunter leur ramage dans toute son étendue : n'y manque même pas la lueur sous-jacente de la nacre. Ainsi s'affirme d'emblée l'unité rythmique des œuvres ici considérées. Elles s'en trouvent, tout au long de la côte, un répondant organique.

« Aimer, d'abord. Il sera toujours temps, ensuite, de s'interroger sur ce qu'on aime jusqu'à n'en vouloir plus rien ignorer. Avant comme après cette enquête, c'est la résonance intime qui compte : sans elle au départ on est presque irrémédiablement démuni et rien de ce qu'on aura pu apprendre n'y pourra suppléer si, chemin faisant, elle est perdue. C'est là l'évidence que viennent renforcer tous les jours tant "d'explications de texte" s'entêtant à vouloir réduire les "obscurités" d'un poème alors que ce qui importe avant tout est que, sur le plan affectif, le contact s'établisse spontanément et que le courant passe, soulevant celui qui le reçoit au point de ne lui faire nul obstacle de ces obscurités mêmes. De même qu'une œuvre plastique, quelle qu'elle soit, ne saurait avoir pour nous d'intérêt vital qu'autant qu'elle nous séduit ou nous subjugue bien avant que nous n'ayons élucidé le processus de son élaboration. Il en va tout spécialement ainsi de l'œuvre de ce que nous appelons - non sans gauchissement quand il vit de nos jours - un "primitif", soit, par définition, un être gouverné par des affects beaucoup plus élémentaires que les nôtres. Rien de moins propice à son appréhension en profondeur que de devoir en passer par le regard trop souvent glacé de l'ethnographe qui croirait, sinon déchoir, du moins faillir à ses disciplines s'il se portait vers elle avec quelque ardeur ou même s'il se montrait, tant pour les autres que pour lui-même, moins rebelle à l'émotion. On n'y insistera jamais trop : il n'y a que le seuil émotionnel qui puisse donner accès à la voie royale ; les chemins de la connaissance, autrement, n'y mènent jamais.

« On sait avec quel rengorgement tels spécialistes des "sciences de l'homme" se prévalent de leur séjour sur le terrain, eût-il été des moins périlleux et des plus brefs et que dans leur bouche cette locution ne prend pas moins de solennité que dans celle des duellistes. Que cette particularité trahisse, à la base, tout le contraire d'une communication profonde avec tel groupe ethnique sur lequel ils jettent, sans véritable option, leur dévolu, n'est, dans ces conditions, que trop probable.
Notre chance est qu'il en aille tout autrement avec Karel Kupka qui, lui, est mû par l'attraction passionnelle et n'éprouve nul besoin de s'en cacher. L'Australie est, d'ailleurs, poétiquement aimantée. Il y a longtemps que la curiosité enfantine se repaît de la spécificité de sa faune mammiférienne - marsupiaux et monotrèmes - faite entre toutes pour accréditer l'idée ou l'illusion d'un monde perdu. Savoir qu'elle abrite, dans sa partie septentrionale, des ensembles humains assez homogènes dont l'horloge "retarde" de plusieurs millénaires sur nous est fait électivement pour inciter à y aller voir de près. Mais autre chose que de voir est de tenir ensuite à ce qu'on a vu par toutes ses fibres : c'est alors le "Je pars pour les Marquises. Enfin !" de Paul Gauguin comme c'est ce qui, à plusieurs reprises, a ramené et ramènera Karel Kupka chez les Aborigènes d'Australie.
L'y ramener ? D'où vient donc qu'il ne s'y soit pas fixé pour toujours ? Est-ce à dire qu'atteint un tel "monde perdu", ne l'épargne pas la nostalgie de ce monde le nôtre dont - eu égard aux effluves qui le traversent depuis le 6 août 1945 - nous mine l'idée qu'il est en perdition, remué par l'horreur de l'échéance d'un instant à l'autre ? Non pas. Karel Kupka garde, dans ce crépuscule, le sentiment qu'il se doit de soustraire à leur anéantissement sur place, du fait des intempéries, les produits de sa quête. Il estime, à juste titre, que, de ce côté de la terre, un tel document vivant peut être encore - si tard qu'il soit - du plus grand prix, dans la mesure où, nous dénudant les racines de l'art plastique, il ébauche en nous une certaine réconciliation de l'homme avec la nature et avec lui-même.

« Et, tout d'abord, quelle leçon ! La fin que poursuit l'artiste australien n'est en rien l'œuvre achevée telle que nous pouvons la cerner dans ses limites spatiales (il l'abandonne sans se soucier aucunement de sa préservation) mais bien, en tout et pour tout, la démarche qui y aboutit. "Ce n'est que le fait de peindre, nous dit Kupka, l'acte même de la création qui compte pour eux". Que certaines de ces peintures soient "uniquement produites pour le plaisir de l'effort créateur1" ne saurait faire oublier qu'elles témoignent du même principe générateur que les autres, initiatiques, qui, sous le sceau du secret, propagent les mythes propres à la tribu. Il est flagrant que celles-ci et celles-là procèdent du même esprit, comme elles sortent des mêmes mains. Claude Lévi-Strauss, se référant à Lloyd Warner, qui a étudié les Australiens septentrionaux, considère que chez eux, "le système mythique et les représentations qu'il met en œuvre servent à établir des rapports d'homologie entre les conditions naturelles et les conditions sociales, ou, plus exactement, à définir une loi d'équivalence entre des contrastes significatifs qui se situent sur plusieurs plans : géographique, météorologique, zoologique, botanique, technique, économique, social, rituel, religieux et philosophique. 2" D'où l'immense intérêt de remonter à ce qui peut être le pivot d'un tel éventail, de saisir comment, selon encore Lévi-Strauss, "le système des représentations totémiques permet d'unifier des champs sémantiques hétérogènes". C'est à quoi nous convie Karel Kupka, en nous faisant assister à l'essor de ces œuvres qu'il suit des yeux pour nous, à partir de l'instant nodal où elles prennent naissance. Un intense projecteur demandait à être braqué sur la trame initiale presque indifférenciée dont l'artiste seul décidera qu'elle va servir à exprimer, par exemple, le miel sauvage, la masse des algues ou le feu. Nous sommes là aux sources de la représentation conceptuelle, dont notre époque commence à voir qu'elle frappe de dérision la représentation perceptive. L'Aborigène, qui s'y tient, fait montre sur le plan plastique d'une quasi-infaillibilité.

« L'"Alcheringa", le temps des rêves, qui est aussi celui de toutes les métamorphoses… ces lames d'eucalyptus saupoudrées de pollen qui en proviennent sont celles qui nous y ramènent le mieux. Aussi discrètes que les esprits "Mimis" de la mythologie australienne qui, à la moindre alerte, soufflent sur une fente de rocher pour l'agrandir jusqu'à ce qu'elle leur livre passage, elles tablent sur l'éphémère et opèrent par enchantement.
Que l'homme, aujourd'hui en peine de se survivre, mesure là ses pouvoirs perdus ; que celui qui, dans l'aliénation générale, résiste à sa propre aliénation, "recule sur lui-même comme le boomerang d'Australie, dans la deuxième période de son trajet 3". » André Breton (In Karel Kupka (préface de André Breton), Peintures et sculptures des Aborigènes d'Australie - Un art à l'état brut, La Guilde du Livre, Lausanne, 1962, p. 9-12).

Notes
1. Charles Mountford, Australie, Editions Unesco de l'art mondial, 1954
2. Claude Lévi-Strauss, La Pensée sauvage, Plon éditeur, 1962
3. Lautréamont, Les Chants de Maldoror, Chant sixième

Date de création1962
Notes bibliographiquesLausanne, La guilde du livre, 1962.
Date d'édition1962
Éditionédition originale
Languesfrançais
Dimensions18,00 x 24,00 x 1,00 cm
Nombre de pages195
ÉditeurLa Guilde du livre, Lausanne
Vente Breton 2003Lot 6064
Mots-clés, , , ,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100502100

Un art à l'état brut

Peintures et sculptures des Aborigènes d'Australie

Livre

Auteur

Auteur Karel Kupka
Préface de Alfred Bühler
Texte de André Breton

Descriptif

Ouvrage du peintre et anthropologue Karel Kupka avec un texte d'André Breton intitulé « Main première », édité à Lausanne en 1962.

Édition originale illustrée de reproductions en noir et en couleurs.

Texte d'André Breton et préface d'Alfred Bühler.

Une lettre autographe signée de Benjamin Péret située et datée Rio de Janeiro 19 janvier 1956 relative aux Indiens du Brésil (1 page in-12) est encartée dans l'exemplaire. [catalogue de la vente, 2003]

Main première
L'œil non prévenu, je veux dire non instruit de ce qu'il va voir, mais aussi non faussé par la « façon de voir » qui, en Occident, lui est impartie depuis des siècles, se laissera-t-il errer sur ces écorces peintes tombées devant lui des lointains de la Terre d'Arnhem, qu'il trouvera son bien, tout d'abord, dans leur exemplaire harmonie. Bien avant de pénétrer les intentions qui y président, il s'enchantera de l'accord privilégié qui englobe leurs éléments constitutifs. Leur texture, qui va du plus souple au plus serré, épouse si parfaitement la gamme de couleurs réduite et pourtant si riche dont elles disposent que le plaisir immédiat qu'elles procurent tend à se confondre avec celui que dispensent les coquillages de là-bas - cônes, volutes et autres - fascinants entre tous. Elles semblent leur emprunter leur ramage dans toute son étendue : n'y manque même pas la lueur sous-jacente de la nacre. Ainsi s'affirme d'emblée l'unité rythmique des œuvres ici considérées. Elles s'en trouvent, tout au long de la côte, un répondant organique.

Aimer, d'abord. Il sera toujours temps, ensuite, de s'interroger sur ce qu'on aime jusqu'à n'en vouloir plus rien ignorer. Avant comme après cette enquête, c'est la résonance intime qui compte : sans elle au départ on est presque irrémédiablement démuni et rien de ce qu'on aura pu apprendre n'y pourra suppléer si, chemin faisant, elle est perdue. C'est là l'évidence que viennent renforcer tous les jours tant « d'explications de texte » s'entêtant à vouloir réduire les « obscurités » d'un poème alors que ce qui importe avant tout est que, sur le plan affectif, le contact s'établisse spontanément et que le courant passe, soulevant celui qui le reçoit au point de ne lui faire nul obstacle de ces obscurités mêmes. De même qu'une œuvre plastique, quelle qu'elle soit, ne saurait avoir pour nous d'intérêt vital qu'autant qu'elle nous séduit ou nous subjugue bien avant que nous n'ayons élucidé le processus de son élaboration. Il en va tout spécialement ainsi de l'œuvre de ce que nous appelons - non sans gauchissement quand il vit de nos jours - un « primitif », soit, par définition, un être gouverné par des affects beaucoup plus élémentaires que les nôtres. Rien de moins propice à son appréhension en profondeur que de devoir en passer par le regard trop souvent glacé de l'ethnographe qui croirait, sinon déchoir, du moins faillir à ses disciplines s'il se portait vers elle avec quelque ardeur ou même s'il se montrait, tant pour les autres que pour lui-même, moins rebelle à l'émotion. On n'y insistera jamais trop : il n'y a que le seuil émotionnel qui puisse donner accès à la voie royale ; les chemins de la connaissance, autrement, n'y mènent jamais.

On sait avec quel rengorgement tels spécialistes des « sciences de l'homme » se prévalent de leur séjour sur le terrain, eût-il été des moins périlleux et des plus brefs et que dans leur bouche cette locution ne prend pas moins de solennité que dans celle des duellistes. Que cette particularité trahisse, à la base, tout le contraire d'une communication profonde avec tel groupe ethnique sur lequel ils jettent, sans véritable option, leur dévolu, n'est, dans ces conditions, que trop probable.
Notre chance est qu'il en aille tout autrement avec Karel Kupka qui, lui, est mû par l'attraction passionnelle et n'éprouve nul besoin de s'en cacher. L'Australie est, d'ailleurs, poétiquement aimantée. Il y a longtemps que la curiosité enfantine se repaît de la spécificité de sa faune mammiférienne - marsupiaux et monotrèmes - faite entre toutes pour accréditer l'idée ou l'illusion d'un monde perdu. Savoir qu'elle abrite, dans sa partie septentrionale, des ensembles humains assez homogènes dont l'horloge « retarde » de plusieurs millénaires sur nous est fait électivement pour inciter à y aller voir de près. Mais autre chose que de voir est de tenir ensuite à ce qu'on a vu par toutes ses fibres : c'est alors le « Je pars pour les Marquises. Enfin ! » de Paul Gauguin comme c'est ce qui, à plusieurs reprises, a ramené et ramènera Karel Kupka chez les Aborigènes d'Australie.
L'y ramener ? D'où vient donc qu'il ne s'y soit pas fixé pour toujours ? Est-ce à dire qu'atteint un tel « monde perdu », ne l'épargne pas la nostalgie de ce monde le nôtre dont - eu égard aux effluves qui le traversent depuis le 6 août 1945 - nous mine l'idée qu'il est en perdition, remué par l'horreur de l'échéance d'un instant à l'autre ? Non pas. Karel Kupka garde, dans ce crépuscule, le sentiment qu'il se doit de soustraire à leur anéantissement sur place, du fait des intempéries, les produits de sa quête. Il estime, à juste titre, que, de ce côté de la terre, un tel document vivant peut être encore - si tard qu'il soit - du plus grand prix, dans la mesure où, nous dénudant les racines de l'art plastique, il ébauche en nous une certaine réconciliation de l'homme avec la nature et avec lui-même.

Et, tout d'abord, quelle leçon ! La fin que poursuit l'artiste australien n'est en rien l'œuvre achevée telle que nous pouvons la cerner dans ses limites spatiales (il l'abandonne sans se soucier aucunement de sa préservation) mais bien, en tout et pour tout, la démarche qui y aboutit. « Ce n'est que le fait de peindre, nous dit Kupka, l'acte même de la création qui compte pour eux ». Que certaines de ces peintures soient « uniquement produites pour le plaisir de l'effort créateur1 » ne saurait faire oublier qu'elles témoignent du même principe générateur que les autres, initiatiques, qui, sous le sceau du secret, propagent les mythes propres à la tribu. Il est flagrant que celles-ci et celles-là procèdent du même esprit, comme elles sortent des mêmes mains. Claude Lévi-Strauss, se référant à Lloyd Warner, qui a étudié les Australiens septentrionaux, considère que chez eux, « le système mythique et les représentations qu'il met en œuvre servent à établir des rapports d'homologie entre les conditions naturelles et les conditions sociales, ou, plus exactement, à définir une loi d'équivalence entre des contrastes significatifs qui se situent sur plusieurs plans : géographique, météorologique, zoologique, botanique, technique, économique, social, rituel, religieux et philosophique. 2 » D'où l'immense intérêt de remonter à ce qui peut être le pivot d'un tel éventail, de saisir comment, selon encore Lévi-Strauss, « le système des représentations totémiques permet d'unifier des champs sémantiques hétérogènes ». C'est à quoi nous convie Karel Kupka, en nous faisant assister à l'essor de ces œuvres qu'il suit des yeux pour nous, à partir de l'instant nodal où elles prennent naissance. Un intense projecteur demandait à être braqué sur la trame initiale presque indifférenciée dont l'artiste seul décidera qu'elle va servir à exprimer, par exemple, le miel sauvage, la masse des algues ou le feu. Nous sommes là aux sources de la représentation conceptuelle, dont notre époque commence à voir qu'elle frappe de dérision la représentation perceptive. L'Aborigène, qui s'y tient, fait montre sur le plan plastique d'une quasi-infaillibilité.

L'« Alcheringa », le temps des rêves, qui est aussi celui de toutes les métamorphoses… ces lames d'eucalyptus saupoudrées de pollen qui en proviennent sont celles qui nous y ramènent le mieux. Aussi discrètes que les esprits « Mimis » de la mythologie australienne qui, à la moindre alerte, soufflent sur une fente de rocher pour l'agrandir jusqu'à ce qu'elle leur livre passage, elles tablent sur l'éphémère et opèrent par enchantement.
Que l'homme, aujourd'hui en peine de se survivre, mesure là ses pouvoirs perdus ; que celui qui, dans l'aliénation générale, résiste à sa propre aliénation, « recule sur lui-même comme le boomerang d'Australie, dans la deuxième période de son trajet 3 ».

Notes
1. Charles Mountford, Australie, Editions Unesco de l'art mondial, 1954
2. Claude Lévi-Strauss, La Pensée sauvage, Plon éditeur, 1962
3. Lautréamont, Les Chants de Maldoror, Chant sixième
André Breton

In Karel Kupka (préface de André Breton), Peintures et sculptures des Aborigènes d'Australie - Un art à l'état brut, La Guilde du Livre, Lausanne, 1962, pages 9-12. [site Atelier André Breton, 2005]

 

Notice Sudoc

Notes bibliographiquesLausanne, Éditions Clairefontaine, 1962. In-4°, couverture toilée de l'édition, jaquette illustrée.
Date d'édition1962
Éditionédition originale
Languesfrançais
Bibliothèque

Bibliothèque municipale de Nantes : Ms 3498

Dimensions24,00 cm
Nombre de pages195
ÉditeurClairefontaine, Paris & Lausanne
Référence9063000
Vente Breton 2003Lot 223
Mots-clés, , , ,
CatégoriesBibliothèque municipale de Nantes, Catalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100393691

Notice reliée à :

1 Œuvre
 
False

[Voici le texte pour la revue...]

-
Benjamin Péret

Lettre de Benjamin Péret à André Breton, datée de Rio, le 19 janvier 1956 et encartée dans Un art à l'état brut, de Karel Kupka.

Une image, une notice descriptive.

L'art de l'Afrique Noire et «l'époque nègre» de quelques artistes contemporains

Livre

Auteur

Auteurs Maurice Allemand, Musée d'Art et d'Industrie

Descriptif

Catalogue réalisé par Maurice Allemand et édité en 1956 à l'occasion d'une exposition au Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne.

La couverture n'a pas été reproduite. Nous mettrons le visuel en ligne dès que les lecteurs nous l'enverront.

Notes bibliographiquesSaint-Étienne, Musée d'Art et d'Industrie, 1956.
Date d'édition1956
Éditionédition originale
Languesfrançais
Mots-clés, , ,
CatégoriesCatalogues, livres sur l'art, livres d'artistes
Lien permanenthttp://www.andrebreton.fr/work/56600100181770