Texte de l'entretien d'André Breton avec André Parinaud, Pierre Reverdy et Francis Ponge, paru dans la revue Arts, 7 mars 1952.
Manuscrit autographe à l'encre bleue noire, comportant de nombreuses ratures et corrections.
- 3 pages in-4° foliotées, datées et signées, manuscrit à l'encre noire et constituant l'interview d'André Breton par André Parinaud parue dans la revue Arts le 7 mars 1952 et titrées : « Enquête A. Parinaud (Arts) » Ratures et corrections. « André Parinaud. - Dans leurs disciplines et leurs aspirations, l'art et la science sont séparés depuis des siècles, après s'être longtemps identifiés... Ces rapports vous semblent-ils fortuits ou croyez-vous que l'évolution historique amène naturellement savants et artistes à retrouver un terrain de coopération ?
» André Breton. - Je ne vois pas pourquoi, de si tôt, la science et l'art cesseraient de se regarder en chiens de faïence. Du train où la civilisation est allée, dans une direction qu'après Rousseau et Fourier je tiens pour non nécessaire et même totalement aberrante, je ne vois pas comment pourraient converger les deux routes labyrinthiques de la science et de l'art. »
- 1 page 1/2 in-4° manuscrite à l'encre par Breton relative à Pierre Reverdy.
« Je ne vois pas que la poésie soit aujourd'hui tellement en honneur et je connais trop bien Pierre Reverdy pour ne pas penser qu'il parle ainsi par euphémisme et qu'il rit - de pitié - dans son for intérieur... Il n'y a toujours pas, il ne saurait du reste y avoir de possibilité d'insertion de la poésie parmi les divers modes d'activités littéraires. Elle est d'une essence foncièrement différente : " alchimie du verbe " il me semble qu'on n'a pas dit mieux... Et c'est tout à fait abusivement que certains prêtent à Rimbaud des intentions sociales précises à l'occasion de poèmes comme " Paris se repeuple ". »
-1/2 page in-4° manuscrite à l'encre de Breton, texte de premier jet d'un fragment de l'interview d'André Parinaud. « N'en déplaise à ceux qui, comme vous savez, enterrent le surréalisme deux ou trois fois l'an depuis un quart de siècle, laissez-moi répéter que le principe de son énergie est intact. »
Reproduit dans Œuvres complètes, Bibl. de la Pléiade, tome III, Entretiens 1913-1952, « Deux interviews d'André Parinaud, II (Arts, 7 mars 1952) » p. 634-639, et p. 1076-1080.