Dans la série des articles donnés à Combat au printemps 1950, celui-ci apparaît comme un sommet et comme une fin. La position de Breton à l'égard des mouvements, des écoles et des partis s'est peu à peu radicalisée, d'une réticence sensible jusqu'à cet appel proprement révolutionnaire à « mettre au ban les partis politiques ». Parallèlement à l'évolution personnelle de l'écrivain, il faut prendre en compte ici le contexte particulier de la IVe République, triomphe des coalitions et de la « politique politicienne ».
Manuscrit autographe signé, 20 avril 1950.
Deux pages manuscrites, titrées, datées et signées à l'encre verte par Breton, relatives à l'intérêt ou non de l'existence des partis politiques :
« Aux plus sombres jours de 1940, lorsque la conscience et le moral de ce pays atteignaient le niveau le plus bas, l'analyse même sommaire des événements mettait en évidence la carence des partis politiques ...
» L'absurdité, le gribouillisme qui résultent de l'enrôlement dans les partis, sont incomparablement plus manifestes aujourd'hui que jamais ...
» Le témoignage de loin le plus décisif, le plus définitif sur ce sujet tient dans une communication de Simone Weil sous le titre :
"Note sur la suppression générale des partis politiques" ... »
Nombreuses ratures et corrections.
La Pléiade, Tome III, Alentours II, pages 1026 à 1028. Paru dans Combat.