Carte de 1941 pour le jeu de Marseille. Crayon noir et de couleur sur papier calque.
Projet de carte : Hélène Smith.
« Hélène Smith, médium célbre durant les premières années du XXe siècle. Théodore Flournoy, médecin et psychologue suisse, la rencontra en 1894. Si le Dr Flournoy reconnut dans son discours des faits se rattachant à son passé, il comprit aussi que l'univers intérieur d'Hélène Smith était parfaitement cohérent malgré son supposé délire. Il sut écouter tous les avatars des cycles fabuleux qu'elle disait vivre ou revivre, à travers l'histoire de vies antérieures ou bien de personnages réels ou imaginaires comme Marie-Antoinette, une princesse hindoue, les Martiens avec lesquels elle prétendait entrer en contact.
» Le linguiste Victor Henry reconnut dans le langage inventé par Hélène Smith une structure grammaticale et sémantique ainsi qu'un certain nombre de stéréotypes.
» André Breton s'intéressa fortement à l'essai publié en 1900 par [Th. Flournoy], Des Indes à la planète Mars, étude sur un cas de somnambulisme avec glossolalie. Hélène Smith devint à ses yeux un personnage prodigieux qui l'inspira, tout particulièrement dans Nadja, où l'héroïne dit "Hélène, c'est moi."
» Dans le Jeu de Marseille, on la situe entre Hegel et Paracelse sous la figure de la sirène de serrure, personnifiant la Connaissance. » (in Le Jeu de Marseille, Autour d'André Breton et des Surréalistes à Marseille en 1940-1941, dir. Danièle Giraudy, Éd. Alors Hors du Temps-Musées de Marseille, Marseille, 2003.)
Expositions.
- Musée d'Art moderne, New York, 1943.
- Marseille, Centre de la Vieille Charité, La planète affolée, surréalisme, dispersion et influences, 1938-1986, 1986, reproduction page 65 du catalogue.
- Saragosse, Surrealistas : Exilio y Amistad, Varian Fry y los candidados al exilio, Marsella 1940-1941, 1999.
- Paris, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, L'Art en guerre, France 1938-1947, De Picasso à Dubuffet, octobre 2012 - février 2013.