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Préparation de l'autel
Raymond Roussel
People cited
Elisa Claro Breton, André Breton, Budworth, Alexander Calder, David Hare, Benjamin Péret, Pierre Schweitzer, Yves Tanguy, Raymond Roussel
Il était logique que Raymond Roussel, qui se voit consacrer un autel par les surréalistes pour l'Exposition internationale du surréalisme de 1947, soit placé sous le signe du capricorne - signe volontaire, voire entêté, comme on sait. Associé aussi à la pierre brute, il se voit ici rendre un culte par Matta et Duchamp, qui imaginent un dispositif évoquant l'histoire, jusqu'à l'ère atomique qui vient de commencer ; mais l'histoire est aussi mouvement perpétuel, « roue de sel », « voyages inutiles » comme ceux qu'il fit lui-même. Deux manuscrits, l'un de Duchamp, l'autre (une lettre) de Matta, sont glissés dans ce dossier. « Les portes du ciel, lit-on sur l'autel de Roussel, sont ouvertes et l'homme renaît de son sommeil léthargique ». Pour l'auteur des Impressions d'Afrique, disparu en 1933, il eût mieux valu ne pas ressusciter : car Benjamin Péret se promet de le nourrir d'une « banane qui tremble ».
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