Product image

Crâne Asmat, Irian Jayat
Nouvelle-Guinée



Crâne humain cérémoniel paré de plumes, de graines et d'un ornement de nez en coquillage placé le long du mur de l'atelier.

La présence du crâne au sein de la culture Asmat est liée essentiellement à la virilité de l'homme. Pour prouver leur force et leur bravoure les adolescents devaient partir pour une chasse au crâne, la première de leur vie, sorte de quête initiatique afin d'être admis dans le camp comme un homme à part entière. Tout au long de leur vie les hommes de la tribu vont se plier à ce rituel, l'homme le plus influent sera de ce fait celui qui possède le plus grand nombre de crânes. Sa place sera prépondérante au sein de la tribu. Ces « têtes trophées » ou « ndaokus » ; serviront d'oreiller ; et les mâchoires inférieures offertes aux femmes deviendront des pendentifs qu'elles exhiberont fièrement à leu cou.

Cette pratique a été interdite par les Pays-Bas, puissance coloniale, au début du XXe siècle, cependant dans les régions reculées, des jeunes hommes continuaient à couper les têtes de leurs ennemis et donnaient leurs corps en pâture aux autres membres de la tribu.

Les tribus Asmat conservaient également les crânes de leurs ancêtres « ndalnbirkus ». À l'image de celui que possédait André Breton ils étaient parés de bijoux notamment de cet ornement de nez qui est en réalité un coquillage. Ils étaient ensuite exhibés lors des grandes cérémonies.

Ces crânes incarnent le lien inhérent qui existe entre la vie et la mort.


Dates sd
Notes Crâne, plumes, coquillage, graines, fibres végétales, cuir et mastic (?).
20 x 12,5 x 23,5 cm
avec socle : h. 30,5 cm
Provenance sl
Origin Nouvelle-Guinée
Tags Ceremonial Art, Magic, Oceania, Sculpture, Wall
Credit © J.-C. Planchet/Centre Pompidou, MNAM-CCI
Inventory Code Inv: AM 2003-3(170)
Format Miscellaneous Object
Reference no. Dation 170




Dation_170