Signé de l'artiste, rencontrée à Port-au-Prince (Haïti) pendant le séjour que Breton y fit entre décembre 1945 et février 1946, cet ensemble de documents « bien pensants » semble avoir été réuni dans un esprit de détournement : entre une prière à Notre-Dame du perpétuel secours et la photographie du « grand maître » le président Lescot vient se glisser un poème révolutionnaire... Anacaona elle-même donne quelques articles journalistiques, dans le genre mondain : on y croise le duc de Windsor et Marlène Dietrich, comme pour achever de déconcerter un lecteur qui ne sait à quoi se fier. Reste, tout à la fin de la série, le portrait de la dame elle-même, qui n'en dit pas plus.
Une plaquette Xaragua de Anacaona d'Haïti.
La plaquette sous une demi-toile est dédicacée par Anacaona à André Breton et datée du 20 décembre 1948.